mercredi, 11 juin 2008
Chapitre 115: Le MoDem cherche sa voie
Par sa candidature aux législatives de juin 2007 face à Bernadette Laclais et à Michel Bouvard il aura permis la naissance concrète du MoDem en Savoie.
La future présidence, une présidence collégiale, composée de cinq membres et élue le 27 septembre prochain, sera donc entièrement nouvelle. Et on peut lire dans l'article du DL ce qui suit: « Pour lui succéder à la tête du MoDem de Savoie, plusieurs noms circulent. On parle de Frédéric Brassel, Marina Ferrari, Yann Bezat, Michel Haudry, Delphine Bense, Jean-François Girard (Tarentaise) ou encore Florence Arnoux Le Bras (Maurienne). » Si j'avais mauvais esprit, je dirais que c'est utile de lire la presse parce qu'on y apprend des choses, même sur soi.
Je note que le « on » propose sept noms pour cinq places, ce qui signifie que si le « on » est bien informé -et il l'est- il y aura plusieurs listes, en tout cas pour la présidence et moi je dis: « Vive le débat! ». Parce qu'il y aura débat sur ce que doit être le MoDem Savoie et non pas seulement querelles de personnes. Parce que dans le cas contraire même la gentille Bisounours que je suis finira par se transformer en Orangina rouge et en fouteuse de merde sur la toile.
L'article précise « un président et quatre personnes autour. Quant à savoir s'il arrivera de l'aile droite ou de l'aile gauche du MoDem, difficile de savoir ». C'est loin d'être la question principale. Pour moi le débat portera essentiellement sur deux points: sur la place que doit occuper le président/la présidente et même la présidence dans l'organisation départementale et sur la bipolarisation droite/gauche de la politique que certains acceptent comme une fatalité et contre laquelle d'autres ont choisi de se battre.
Je me suis engagée à participer aux côtés de Noël Communod, conseiller national, à une liste pour le conseil départemental. Parce que je considère les élections au conseil départemental (qui sera en quelque sorte notre «parlement») comme aussi importantes et même plus que les élections à la présidence. Nous avons commencé à réunir une équipe sur deux idées fondamentales:
1) la démocratie interne, en particulier le non cumul des «mandats» internes et le partage du « pouvoir » par le plus grand nombre car nous sommes persuadés que la démocratie bien comprise n'est pas forcément le foutoir et ne nuit pas nécessairement à l'efficacité (oh!). Et si l'on n'essaie pas de mettre nos convictions démocrates et nos pratiques en adéquation, pourquoi faire de la politique?
2) la ligne autonome, c'est-à-dire concrètement la sortie de l'UPS (Union pour la Savoie), ancienne alliance globale de l'UDF avec le RPR puis avec l'UMP en Savoie.
Si nous faisons une liste pour la présidence, les « cinq » seront choisis démocratiquement parmi nous. Tout ce que je peux dire c'est que j'ai été candidate bayrouiste aux municipales dans la «vraie vie», que j'ai des idées bien claires et bien affirmées (depuis des mois!) à propos du MoDem et que je n'irai pas me cacher sous la table.
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mercredi, 21 mai 2008
Chapitre 112: Qui peut le plus peut le moins
En effet, les deux plus jeunes de mes fils de deux et demi et neuf mois ne sont pas en accueil permanent parce que nous avons peu de besoin en termes d'heures.
Le jeudi mon mari et moi avons cours au lycée en même temps le matin et l'après-midi (il n'y a que la semaine dernière où je n'avais pas cours, parce que cette semaine-là je faisais passer des oraux blancs et je les avais déplacé au mardi et au vendredi...). Enfin, bref, sans crèche (ou sans solution de débrouille) l'un de nous deux ne peut pas aller travailler.
Or l'appel de la crèche c'était pour nous prévenir que, deux dames de la crèche étant en grève, seuls les accueils permanents seraient accueillis demain à la crèche. Ce matin la responsable avait évoqué le problème des deux personnes manquantes mais ne savait pas ce qu'il en serait de l'accueil, elle n'avait pas de réponse de la marie. Mais à 16 heures la mairie venait d'appeler. En gros on se débrouillait avec nos enfants.
C'est pour demain 9 heures. Qu'est qu'on fait? « Allô, maman? ». Si vous avez suivi les précédents épisodes, mes parents habitent Chignin (à une cinquantaine de kilomètres), pas loin des Marches pour les connaisseurs :-) et sont (heureusement) à la retraite.
Et les autres enfants et parents concernés?
D'un côté, on invite les parents à exprimer des besoins d'accueil pour leurs enfants scolarisés en prévision d'une grève. Pour jeudi dernier c'était des papiers distribués par des personnels qui en théorie avaient autre chose à faire. Comme le 15 mai ce n'était pas un franc succès, pour ce jeudi 22 mai un courrier incitatif adressé à tous les parents, au cas où ils n'auraient pas compris la première fois! Surtout ne regardons pas à la dépense, c'est pour rendre service.
De l'autre, pour les parents d'enfants accueillis à la crèche, c'est vraiment le « service minimum ». Forcément il n'y a rien dans le kit UMP à ce sujet.
17:31 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, mairie, service minimum, grève, crèche la ribambelle, halte garderie
lundi, 05 mai 2008
Chapitre 110: Alcan-Rio Tinto, encore et toujours
Il a évoqué par ailleurs la question posée par M. Jean-Pierre Vial, la proposition d'achat et son rejet par le groupe et rappelé certaines rencontres avec les syndicats (CGT) sans parler toutefois de la réuunion qu'il avait eue le matin même avec représentants de la CGT et...du projet de reprise. Défaut de mémoire?
Voici en vrac quelques propos tenus par notre premier magistrat: «La direction locale a perdu toute crédibilité », « on se fiche des élus... et des salariés ». En faisant miroiter un projet d'extension, le groupe nous avait tous fait « cocus ». Et le mot de la fin: il fallait un investissement pour doubler la capacité de production de l'usine, parce que « cocus une fois ça va, cocus deux fois y a mieux ».
Petite concession au milieu de tout cela: il ne fallait pas « focaliser sur un repreneur ». Mais on est assez loin du souhait de dialogue exprimé par M. Yves Durbet, président de la communauté de communes.
Quelles peuvent être les conséquences de jeter de l'huile sur le feu? ça peut provoquer une situation de démobilisation, voire de découragement? faire s'effondrer les prix de l'immobilier? faire baisser le prix de l'usine pour d'éventuels repreneurs? Ou rebuter les repreneurs, même les plus volontaires, s'ils pensent que la situation n'est pas suffisamment « sous contrôle »?
Rien de très constructif en tout cas.
Je ne suis pas loin de partager le point de vue de M. Philippe Rollet, membre de l'opposition, qui pense que c'est tout autre chose qu'on attend d'un maire.
Aujourd'hui, tout dépend du gouvernement. Tant qu'il n'aura pas accordé au groupe Alcan-Rio Tinto l'autorisation de vendre sa division packaging et transformation du métal, il disposera d'un moyen de persuasion pour obtenir soit une mise en vente de l'usine de Saint Jean, soit des garanties suffisantes sur l'avenir du site après 2012 (2015).
La transparence, ce serait peut-être de dire que les élus locaux n'y peuvent pas grand chose (voir le chapitre 21) à part essayer de se faire mousser...
21:33 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, usine alcan rio tinto, politique
vendredi, 02 mai 2008
Alcan-Rio Tinto III
M. le sénateur Jean-Pierre Vial a de nouveau adressé une question mardi à Mme la ministre Christine Lagarde lors de questions au gouvernement.
C'est Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat chargée du commerce extérieur qui lui a répondu ce qui suit:
« Alcan, qui emploie plus de 15 000 personnes en France sur 49 sites, a fait l'objet d'une offre publique d'achat amicale du groupe anglo-australien Rio Tinto. Le 4 octobre dernier, Rio Tinto a pris envers le Gouvernement des engagements précis quant à la pérennité de l'activité de recherche et développement en matière d'électrolyse assurée par les centres de Rhône-Alpes et à la sécurité d'approvisionnement des industries aéronautiques et de défense à partir de sites français.
Christine Lagarde, qui suit ce dossier de près, a eu l'occasion d'évoquer le sort du site de Saint-Jean-de-Maurienne avec Paul Skinner, président de Rio Tinto. Le Gouvernement souhaite qu'une activité industrielle solide et compétitive y soit maintenue. Ce site est une plate-forme de démonstration pour les innovations développées en Rhône-Alpes, et la recherche comme l'innovation constituent des enjeux cruciaux pour le maintien d'une base industrielle forte en France -la réforme du crédit d'impôt recherche en témoigne. L'avenir du site repose également sur les conditions d'accès à l'énergie à moyen et long terme. Le projet Exeltium, en attente de l'accord de la Commission européenne, permettra aux industries électro-intensives de sécuriser leur approvisionnement en électricité.
A la demande de Rio Tinto, la direction du site doit proposer mi-2008 un plan d'action visant à en faire un des plus compétitifs au niveau mondial d'ici 2012. Il s'agit d'un préalable à toute décision. Le ministère de l'économie sera attentif à l'évolution de ce dossier. »
Cette réponse ne mentionne qu'une seule date « le 4 octobre dernier (2007) » qui remonte à 7 mois en arrière. Elle reprend la communication du groupe sur le rôle central de l'usine de Saint Jean dans le pôle Rhône-Alpes pour la recherche. Elle évoque le projet Exeltium sans paraître savoir qu'il y a quelques soucis de ce côté-là.
Quant au plan d'action évoqué s'agit-il de celui qui a été dévoilé au personnel de l'usine voilà une dizaine de jours?
Voici la réponse de M. Jean-Pierre Vial: « Je remercie les membres du Gouvernement et les fonctionnaires qui suivent ce dossier depuis plusieurs mois. Toutefois, je ne crois en rien aux engagements pris par Rio Tinto envers le Gouvernement. Rio Tinto ment en prétendant vouloir moderniser le site car le groupe a abandonné le projet de doublement de sa capacité de production, condition de sa survie. Les industriels et les techniciens savent que ce site ne peut survivre dans ces conditions.
La vente de l'activité transformation et emballage ne doit pas être autorisée car l'avenir du site de Saint-Jean-de-Maurienne, comme celle d'autres centres de production d'aluminium en France, en dépend. Si Rio Tinto ne peut garantir la survie du site, qu'il le mette en vente pour trouver un repreneur. Je remercie Mme le ministre de l'attention qu'elle porte à ce dossier car l'avenir du site dépend de la vigilance du Gouvernement. »
« L'avenir du site dépend de la vigilance du Gouvernement. » donc que faudra-t-il en conclure si les choses tournent mal pour le site? C'est osé, non? pour un sénateur UMP.
De là à penser que la première phrase de sa réponse n'est pas complètement sincère..
21:47 Publié dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, usine alcan rio tinto, politique, sénat
samedi, 26 avril 2008
Alcan-Rio Tinto II
100 millions par an pour encore 3 ans (et jusqu'à 7 ans) si la transaction se fait rapidement.
Et après la fin du contrat un bénéfice de 20 à 30 millions pendant encore quelques années, même s'il n'y a aucun investissement, aucune transformation et même si l'on en arrive à la fermeture...
Il y a de quoi attirer bien des appétits, surtout si la vente de l'usine se fait rapidement. Il s'agit donc, si reprise il y a, de se montrer particulièrement vigilants sur les garanties apportées. Car, à part servir quelques intérêts privés, à quoi cela servirait-il de vendre l'usine à des repreneurs qui ne proposeraient pas de projet industriel d'avenir?
La position de M. le maire de Saint Jean de Maurienne qui consistait à dire au dernier conseil: ce sera difficile de trouver des repreneurs mais il faut tout faire pour en trouver (sans dire qu'il faudra avant tout être attentif au projet proposé par des repreneurs) me semble de ce fait particulièrement inappropriée. Parce que:
1)il y avait eu une offre de reprise effective quelques jours avant (et que cela commençait à se savoir)
2)peu de personnes savent au juste en quoi consiste ce projet de reprise
Il ne s'agit pas de philanthropie (qu'il y ait ou non des anciens de Péchiney derrière ce projet de reprise), il y a des millions en jeu.
D'où mes questions (pour l'instant sans réponse) à M. le député Michel Bouvard, en particulier, qui sont les repreneurs potentiels?
Par ailleurs, des repreneurs (les mêmes?) avaient déjà essuyé un refus de la part du groupe Alcan il y a deux ans. Qu'en sera-t-il cette fois? Il n'y a pas de signe que le groupe Alcan-Rio Tinto souhaite actuellement vendre l'usine. Ira-t-on jusqu'à l'y inciter fortement?
Loin des vaines agitations et des propos de "va-t-en guerre" de certains chefs locaux, il semble qu'un bras de fer soit sur le point de s'engager entre le gouvernement et le groupe Alcan-Rio Tinto. On peut noter cette question au Sénat de M. Jean-Pierre Vial le 10/04/2008 à Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi:
Projets industriels du groupe Alcan-Rio Tinto en vallée de la Maurienne
13 ème législature
Question orale sans débat n° 0208S de M. Jean-Pierre Vial (Savoie - UMP)
publiée dans le JO Sénat du 10/04/2008 - page 692
M. Jean-Pierre Vial attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi pour que le Gouvernement obtienne du groupe canadien Alcan-Rio Tinto des informations précises sur les projets industriels du groupe en France dans le domaine de la production de l'aluminium et notamment sur le site de Saint-Jean-de-Maurienne. Alors que le groupe représentait plus de 25 000 emplois il y a quatre ans, les OPA successives et les cessions d'activité qui en sont résultées, réduiraient l'activité du groupe, à la seule activité de l'aluminium ce qui représenterait moins de 5 000 salariés, si la cession de l'emballage et de la transformation était autorisée. Or, cette réduction accélérée du périmètre d'activité d'Alcan-Rio Tinto en France, n'offre pas pour autant des garanties sur la pérennité de la production de l'aluminium, notamment en Savoie, bien au contraire. L'opacité et la contradiction des informations du groupe Alcan-Rio Tinto et l'absence d'un réel projet industriel, doivent conduire le Gouvernement à obtenir des informations précises et sérieuses, compte tenu des obligations et des garanties que le groupe Alcan-Rio Tinto doit donner en matière de garanties industrielles, environnementales et bien évidemment sur le plan économique et social, mais aussi en matière de garanties industrielles et de qualité environnementale des sites industriels abandonnés.
Le passage suivant est tout particulièrement intéressant. « Alors que le groupe représentait plus de 25 000 emplois il y a quatre ans, les OPA successives et les cessions d'activité qui en sont résultées, réduiraient l'activité du groupe, à la seule activité de l'aluminium ce qui représenterait moins de 5 000 salariés, si la cession de l'emballage et de la transformation était autorisée. » Il semble qu'il y ait là un moyen d'action possible sur le groupe. Le groupe Alcan-Rio Tinto a en effet annoncé sa volonté de vendre sa division packaging et transformation du métal et cette vente est apparemment suspendue à une autorisation de l'Etat.
On en saura davantage dans les jours qui viennent avec la réponse de Mme la ministre.
14:16 Publié dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, usine alcan rio tinto, politique, sénat
mercredi, 23 avril 2008
Lettre ouverte à Monsieur le député Michel Bouvard
Monsieur le député,
vous n'êtes pas sans savoir l'importance attachée à l'usine Alcan-Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne par ses salariés, ses sous-traitants, toute une ville et au-delà toute une vallée. Or, aujourd'hui, il existe de fortes interrogations au sujet de son avenir, sinon immédiat, du moins proche.
M. le maire de Saint-Jean-de-Maurienne a évoqué en conseil municipal le 3 avril 2008 la nécessité de trouver une « alternative » et l'existence de repreneurs potentiels. Mais il semble nécessaire, s'agissant d'une question aussi essentielle, que la population mauriennaise dispose de davantage d'informations.
Aussi vous demandè-je de bien vouloir préciser certains points: que faut-il penser de ce projet de reprise alors que le groupe Alcan-Rio Tinto ne souhaitait pas vendre l'usine il y a deux ans et qu'il a largement communiqué sur le rôle central de l'usine de Saint Jean dans le pôle Rhône-Alpes pour la recherche?
Qui sont les repreneurs potentiels?
Quelles garanties aurait-on que ces repreneurs proposent une alternative durable pour l'usine?
Une copie de ce courrier sera publiée demain sur mon blog personnel (http://lemodemenmaurienne.hautetfort.com/) et je m'engage à publier votre réponse.
Avec l'expression de mes sentiments distingués.
09:41 Publié dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, alcan rio tinto, usine aluminium, député michel bouvard, florence arnoux le bras
lundi, 21 avril 2008
Alcan-Rio Tinto I
Jusque là on nous garantissait que le consortium Exeltium allait régler les problèmes énergétiques de l'usine Alcan-Rio Tinto de Saint Jean de Maurienne.
Or, aujourd'hui, alors qu'il en va de l'avenir des salariés et même de l'avenir d'une ville, il semble que la survie de l'usine après 2012 (ou 2015), date de la fin de son contrat avec EDF, soit menacée.
Au conseil municipal du 3 avril 2008, M. Charvoz dit ses inquiétudes par rapport au sort de l'usine et, secondé par M. G. Nagi, "jette de l'huile sur le feu". En effet, il énumère un certain nombre de "constatations":
- On annonce une réduction des effectifs prévue pour l'automne (intérimaires non reconduits...)
- Le groupe Alcan prend toujours la décision de fermer une usine quatre ans avant la fermeture effective (2008 pour 2012)
- L'attitude d'Alcan-Rio Tinto est très négative. Le groupe ne s'est pas bien comporté dans le cadre du consortium Exeltium et n'a pas obtenu l'énergie nécessaire pour Saint Jean à un prix garantissant la rentabilité de l'usine. Ils n'ont pensé qu'« à porter plainte contre EDF » (Alcan-Rio Tinto est en procès avec EDF pour obtenir une prolongation de son contrat énergétique jusqu'en 2015).
- Ils ont prévu de construire en Algérie une usine aux capacités bien supérieures.
- Alcan-Rio Tinto va vouloir fermer l'usine, sans chercher à la vendre: « Les craintes que j'avais se vérifient. On nous fait le coup d'Arcelor-Mittal. Je serai d'autant plus dur avec le groupe que j'avais demandé à son président une entrevue, il ne m'a jamais répondu. Il faut de la transparence » (citation de M. Charvoz dans le DLdu 5 avril 2008)
Tout ceci ne peut manquer d'entretenir l'agitation sociale à l'intérieur de l'usine- et ça ne va pas aller en s'arrangeant dans les semaines qui viennent.
Dans le même temps, M. Charvoz assure qu'il a les choses en mains: « L'affaire est suivie par l'Elysée, Matignon, le ton va se durcir... » et qu'il y a une «alternative» : le rachat par des investisseurs privés. Or justement M. Charvoz évoque des repreneurs potentiels qui se seraient manifestés récemment. Mme Jeanine Gippa, membre de l'ancienne majorité municipale, précise qu'il y a déjà eu une offre de faite il y a deux ans. M. Charvoz dit que c'est impossible, c'est tout nouveau. Qui croire?
M. le maire de Saint Jean de Maurienne a l'air sûr de son fait. Mais il est utile sans doute de poser certaines questions:
Que penser de ce projet de reprise alors que le groupe Alcan-Rio Tinto ne souhaitait pas vendre l'usine il y a deux ans et qu'il a largement communiqué sur le rôle central de l'usine de Saint Jean dans le pôle Rhône-Alpes pour la recherche?
Qui sont les repreneurs potentiels?
Quelles garanties aurait-on que ces repreneurs proposent une alternative durable pour l'usine?
Je retranscrirai demain sur ce blog le courrier adressé à M. Michel Bouvard, député de Maurienne et président de la Commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations.
20:43 Publié dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, alcan, rio tinto, usine, aluminium, député michel bouvard
vendredi, 18 avril 2008
Chapitre 109: "Le maire sera UMP" (il l'est)
Je n'ai pas encore parlé sur ce blog du dernier conseil municipal, je le ferai même si ce n'est pas franchement un bon souvenir. Une opposition municipale humiliée. Une politique politicienne, au nom de laquelle on refuse à 44% des électeurs saint jeannais d'être représentés à la communauté de communes. On nous avait promis un maire UMP, il l'est.
On a enlevé du fronton de l'hôtel de ville la banderole « Non à la fermeture du tribunal » pour la remplacer par un plus consensuel appel pour la libération d'Ingrid Betancourt, ça ne mange pas de pain. Je me demande si c'est ça « le vrai changement ».
Demain on parle du téléphérique. Et ensuite promis, on s'attaque aux dossiers brûlants, en premier lieu Alcan, côté politique.
Mais si vous voulez savoir si c'est vrai ce que je vous raconte depuis des mois – et vous faire votre propre idée – on se retrouve au prochain conseil lundi 28 avril 2008 à 20H en mairie.
15:35 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, savoie, maurienne, saint jean de maurienne, mouvement démocrate, modem
samedi, 05 avril 2008
Premier objectif
« Après tout, les Saint Jeannais l'ont élu, qu'ils se démerdent avec maintenant ». « On a fait ce qu'on devait faire et c'est le plus important ». « Tout ne dépend pas seulement de nous ». « Au fond, on devrait peut-être laisser tomber ».
Ce ne sera pas le cas.
La première réunion de l'association « Vivons Saint Jean » (contact@vivonssaintjean.fr) se tiendra vendredi 11 avril à 20H30. Notre premier objectif sera de formuler des propositions en faveur d'une plus grande démocratie locale et de les faire accepter à la nouvelle municipalité.
Nous sommes conscients de la difficulté de la tâche.
M. le maire M. Charvoz a montré au conseil de jeudi soir quelle était sa vision de la démocratie, puisqu'il a refusé que les « Saint Jean 10000 » aient des représentants au conseil de la Communauté de Communes Coeur de Maurienne, comme cela avait toujours été le cas pour l'opposition municipale depuis la création de la CCCM.
Il faudra à tous ceux qui s'engageront à nos côtés beaucoup de détermination et une grande capacité de résistance pour opposer à une politique purement politicienne une véritable politique citoyenne.
09:29 Publié dans Association "Vivons Saint Jean" | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, saint jean de maurienne, savoie, démocratie locale, coeur de maurienne
lundi, 31 mars 2008
Chapitre 107: Quand la politique est partout
Samedi on fêtait le carnaval à Saint Jean de Maurienne. Dans l'après-midi mes enfants participaient au défilé. Et en fin d'après-midi j'ai accompagné ma cadette au bal prévu à la salle des fêtes des Chaudannes. Le matin nous étions allés en famille au marché et à la bibliothèque. Le soir nous assistions au concert de l'école de musique, auquel participait ma fille aînée. Bref, depuis que la campagne des municipales est terminée, je me suis recentrée sur ma fonction de mère de famille
Aux Chaudannes, il y avait un groupe qui animait le bal pour les petits. Et, à un moment, plus de son, plus de lumière sur scène. La panne d'électricité. Heureusement ça n'a pas duré longtemps. Mais le chanteur pour meubler un peu a commencé à faire des blagues au micro. Et à un moment il a évoqué la privatisation d'EDF en disant que c'étaient des choses qui se produisaient plus souvent depuis la privatisation d'EDF. Et ce fut pour moi un signe supplémentaire que la politique ne me quitterait pas, même si je ressentais par moments le besoin de prendre du recul.
Pour ceux qui l'ignorent il y eut pendant la campagne un sympathique petit échange entre M. Bouvard et moi-même par voie de presse à propos de l' «ouverture de capital d'EDF». Puisque j'avais « confié » que je m'interrogeais sur son choix de ne pas voté en 2004 contre cette ouverture, en tant que député de la Maurienne, qui ne pouvait ignorer ses conséquences probables sur notre industrie et en particulier l'usine Alcan-Rio Tinto. Au demeurant, j'en avais déjà parlé sur le blog l'été dernier.
M. Bouvard a répondu (sans répondre). Je lui ai répondu. Tout ceci était un peu ennuyeux pour M.Charvoz, qui mi janvier avait justement entrepris d'alerter l'opinion à propos de ce qui se passait à l'usine Alcan-Rio Tinto... dans une lettre ouverte publiée dans La Maurienne en tant que député-suppléant, suppléant de M. Bouvard!
C'est assez drôle parce que M. le maire était dans la salle lui aussi samedi. Il n' y a rien à faire, la politique est partout, tout le temps et le fruit de ma réflexion de cette dernière semaine, c'est que la laisser aux seuls élus c'est comme signer un chèque en blanc. Puisque aussi bien aucun compte n'est rendu sérieusement aux citoyens des choix faits au nom de tous.
14:23 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, mouvement démocrate, savoie, saint jean de maurienne



