jeudi, 25 juin 2009

Chapitre 15: Je ne fais pas de la broderie, la preuve! (II)

Voici ma réponse à paraître dans La Maurienne du jeudi 25 juin :

 

Lettre de Florence Arnoux Le Bras à Paul...

Cher Paul ou qui que vous soyez,

je vous devine proche de M. Pierre-Marie Charvoz à travers vos façons de faire qui sont très semblables aux siennes. D'autant plus que pour quelqu'un qui dit habiter Annecy vous me semblez extrêmement bien renseigné sur ma situation familiale. Permettez-moi donc de vous répondre.

Quant à ma situation familiale, le fait que je sois enceinte et que j'attende avec mon mari un sixième enfant ne concerne que ma famille et mes proches et n'a pas à faire l'objet de divulgation publique sans notre autorisation.

Contrairement à M. Pierre-Marie Charvoz, pendant la dernière campagne des municipales qui nous a opposés, je n'ai pas étalé mes enfants en photo dans la presse. Tout bon conseiller en image me le conseillerait sans doute mais libre à moi de refuser tout étalage de ma vie privée.

Quant à ma situation professionnelle, je n'ai rien à cacher, contrairement à M. Pierre-Marie Charvoz qui n'est pas capable de dire s'il travaille encore ou non pour la société qui l'employait jusque là, comme Directeur des Ressources Humaines? Secrétaire général? Vous pourrez lui dire de ma part que les Saint Jeannais attendent avec impatience ses nouvelles déclarations en la matière.

Je suis quant à moi bien obligée de travailler pour vivre comme beaucoup de citoyens et ne compte pas m'enrichir en faisant de la politique une carrière.

Vous semblez ignorer que je ne travaillais pas à temps complet cette année scolaire, en particulier que j'avais demandé et obtenu le fait de ne pas travailler le mercredi matin. Mais pour le reste vous avez raison il s'agit d'un vrai travail que j'effectue et non d'un emploi de complaisance et je ne mélange pas appuis politiques, business et travail comme d'autres.

Quant à mon engagement politique personnel, cela me vaudra sans aucun doute beaucoup d'attaques dans les années à venir mais, oui, vous avez raison, je l'ai affiché dans la presse, je suis un soutien de M. François Bayrou. Tout le monde sait qui je soutiendrai pour les présidentielles de 2012 et j'ai dit longuement pourquoi sur mon blog: http://www.florencearnouxlebras.fr

Puisque vous semblez si soucieux de faire ma publicité -et peut-être de faire de moi la principale opposante à M. Pierre-Marie Charvoz, vous serez ravi de savoir qu'en plus du temps que je consacre à ma famille, à mon travail d'enseignante, à mon engagement politique et à mon activité de blogueuse, j'ai un violon d'Ingres que je rendrai public quand bon me semblera.

Quant à mon engagement en tant que présidente de l'association citoyenne Vivons Saint Jean, j'en profite pour remercier tous ceux qui nous ont rejoints et qui nous ont soutenus pendant l'année écoulée. Nous ne sommes pas aux « manettes » à Saint Jean de Maurienne et ne pouvons que mettre en garde, constater les dégâts et réclamer une gestion compétente et réaliste. Je pense qu'il est inutile de rappeler ici le gouffre financier que sont les  Saint Jean Bus  pour la ville, pour la seule raison que le dossier n'a pas été travaillé correctement.

J'assiste avec d'autres membres de l'association aux conseils municipaux et communautaires pour connaître les dossiers et pouvoir informer les citoyens des décisions que les élus prennent en leur nom. M. Pierre-Marie Charvoz, avant de devenir maire, n'avait jamais pris la peine d'assister à un conseil à Saint Jean de Maurienne.

Nous avons, comme vous l'indiquez, fait rétablir le droit pour les citoyens de prendre la parole en fin de conseil municipal. Cependant, ce droit est sans cesse remis en cause par le refus de M. le maire de répondre aux questions posées. Ainsi, j'ai pris la parole pour demander que soit précisé en conseil à combien se monterait la facture des Saint Jean Bus pour un an. M. le maire a répondu qu'on n'avait qu'à faire le calcul (1100 euros HT/jour). Pour quelqu'un qui se vante toujours d'assumer, il y a quand même des choses qu'il a du mal à dire !

Je ne crois pas, cher Paul, que nos propositions vous intéressent réellement, à moins que vous ne songiez comme M. le maire à venir vous installer à Saint Jean, mais c'est tant pis pour vous si elles intéressent les Saint Jeannais.

Nous continuerons à exprimer notre point de vue dans notre bulletin d'information Vivons Saint Jean, dont le prochain numéro (juin/juillet 2009) sera disponible dans les jours qui viennent. Vous y lirez sans doute avec curiosité ce qui nous choque plus que jamais dans la « politique » que mène M. Pierre-Marie Charvoz.

Pour terminer, sachez bien que je souhaite que ce genre de « correspondance » continue entre nous et que je vous remercie grandement pour votre lettre. Saluez bien pour moi, M. Pierre-Marie Charvoz, quand vous le verrez à Annecy, à Chambéry ou aux Marches.

Florence Arnoux Le Bras – Saint Jean

 

mercredi, 24 juin 2009

Chapitre 15: Je ne fais pas de la broderie, la preuve! (I)

Voici ce qu'on pouvait lire dans le courrier des lecteurs de La Maurienne du jeudi 18 juin 2009 [texte retranscrit fidèlement fautes d'orthographe comprises]:

Lettre à Florence...

Ayant déménagé dans la région d'Annecy après avoir habité de nombreuses années à Saint-Jean-de-Maurienne, je garde des contacts avec cette ville que j'aime beaucoup, par le biais d'amis habitant là-bas. Ces derniers m'ont parlé de votre blog (le blog de Florence Arnoux Le Bras, ndlr) et je lis vos bulletins, ainsi que les comptes rendus du conseil municipal sur le site de la ville. Jai également des informations par mes amis qui assistent de temps en temps aux conseils municipaux, et me confirment que vous y êtes assidue, que vous prenez beaucoup de notes, et que vous avez même fait valoir le droit de parole au public, néanmoins il est dommage que vous ne soyez intervenue qu'une seule fois en une année et malheureusement, sur une question dont la réponse venait d'être donnée durant le conseil.
Vos bulletins abordent certains thèmes généralement par la critique, je n'ai guère vu de proposition de votre part, si ce n'est celle d'un accueil en centre aéré pour les enfants le mercredi matin. Je serais tenté de vous demander si ce jour-là, vous n'auriez pas de cours, ce qui entrâinerait quelques difficultés d'organisation (cette proposition est sans doute prévue pour l'ensemble des familles de Saint-Jean-de-Maurienne, alors pourquoi ne pas persister dans cette idée?).
Vouloir aider ses concitoyens est louable de votre part d'autant que votre temps doit être limité avec cinq enfants à élever (peut-être un sixième m'a t'on dit, la préparation des cours pour vos élèves sans oublier votre implication dans la vie politique avec M. Bayrou que vous n'avez pas omis de rencontrer à Chambéry (ce devait être pendant vos congés sans aucun doute car, professionnelle et investie dans la défense des intérêts des citoyens comme vous l'êtes, vous n'auriez pas « séché » vos cours sans prévenir). Ce qui me gène dans ce que je lis, ce sont les critiques perpétuelles sur le magistrat de la commune, des propos systématiquement à l'opposé de ce qui est dit (quel que soit les sujets abordés) et je ne vois rien de constructif là-dedans, aucune proposition positive, il me semble que les Saint-Jeannais attendent autre chose que des polémiques et des ambitions de pouvoir.

Paul Lucet - Annecy

Soyons honnête, sur le fond je n'ai pas tellement apprécié les insinuations de ce Monsieur d'Annecy qui semble se prendre à la fois  pour mon gynéco, mon supérieur hiérarchique dans l'Education nationale, mon voisin de banc au Conseil municipal (M. Charvoz père?), un détective que mon mari aurait engagé pour me suivre lors de mes « rendez-vous » avec François Bayrou et qui n'ose pas dire clairement que je ferai mieux de retourner à mes casseroles et à mes mouflets.
Mais, en réalité, c'est plus ridicule que méchant et je dois d'amples remerciements à ce Monsieur qui a fait encore monter l'audience de ce blog. Et ce n'est pas fini d'ailleurs, puisque vous trouverez ma réponse (à paraître dans La Maurienne) dans la suite de l'article.
Une question subsiste: M. Charvoz va-t-il appeler à son secours tous les Sarkozystes de Rhône-Alpes? Ou aura-t-il compris à la première expérience?
Toujours est-il qu'à Saint Jean, on observe un sérieux réchauffement politique...


samedi, 01 novembre 2008

Chapitre 4: L'audit financier, l'avenir...

Nous, citoyens Saint Jeannais, attendons de nos élus que tout soit fait pour rééquilibrer les comptes de la ville.

1) Un effort nécessaire en matière de dépenses:

Nous avons bien noté que notre maire M. Pierre-Marie Charvoz (UMP) semble avoir renoncé à avoir une chef de cabinet, attachée à sa personne.
En effet, il a annoncé au dernier conseil municipal mercredi 22 octobre que Mme la chef de cabinet devenait Mme la directrice générale des services.
Nous ne reviendrons pas sur la manière dont l'ancien directeur général des services a été « remis à disposition » du centre de traitement alors qu'au mois de mars M. Charvoz avait affirmé que ce dernier conserverait le poste qu'il occupait depuis plusieurs décennies.
Le poste de directeur général des services étant vacant, nous nous réjouissons que M. Charvoz ait choisi la solution, acceptable pour tous, d'y installer Mme l'ancienne chef de cabinet, ce qui permettra à la ville d'économiser un salaire important. Nous évaluons l'économie à 50000 euros par an au moins par rapport à ce qui avait été décidé en mars.
Nous espérons que Mme la directrice des services, nouvellement nommée, saura s'adapter à sa nouvelle fonction. Ce sera sans doute le cas si elle a bien le grade nécessaire d'ingénieur territorial.
Nous espérons aussi qu'il ne s'agit pas de nommer un(e) autre chef de cabinet dans les mois qui viennent, qu'il n'y aura pas de tour de passe-passe. Nous nous montrerons vigilants.
Trêve de polémique, le fait d'avoir renoncé à avoir une directrice de cabinet est un pas en avant important de la part de M. Charvoz et nous l'interprètons comme le signe d'une vraie volonté de ne pas se reposer sur des subordonnés et de s'occuper personnellement de ses administrés.
D'ailleurs, j'applaudis la capacité de M. le maire à changer d'avis et à revenir sur une mauvaise décision.
Nous demandons que la même règle vaille pour tous. Si les administrés doivent faire des efforts supplémentaires (augmentation des impôts), il faut aussi que M. le maire et son équipe montrent l'exemple en renonçant à des coûts superflus.
Nous exigeons la transparence en matière de gestion de la ville, que le montant des salaires puisse être connu, que les principaux comptes soient rendus accessibles au public.

dimanche, 06 juillet 2008

Chapitre 116: Mon conseil à moi

81 copies de bac, 68 oraux à faire passer sur le département voisin, voilà ce qui la semaine écoulée me retint loin de ce blog et loin de vous, lecteurs.

J'en ai même « séché » le conseil municipal de mardi soir. Et c'est étrange mais en écrivant cela je ressens comme un vague sentiment de spleen. Je ne suis pas élue au conseil et je ne l'étais pas non plus avant mars. Pourtant depuis des mois je n'ai manqué aucun conseil.

Pour tout dire les conseils, c'était mieux avant, je le dis naïvement, tant pis. On avait le sentiment de voir fonctionner une machine bien huilée et d'avoir un machiniste qui connaissait son boulot.

Mais peu importe, toutes les occasions de m'informer et de me former sont bonnes à saisir! Et je résisterai même à l'ennui général. J'ai passé un tiers du conseil fleuve du mois de mai assise par terre parce que plus de chaises, une chaleur étouffante et nulle part pour poser les manteaux et que je n'en pouvais plus d'être debout à prendre des notes comme une vraie journaliste lol Il faudrait donc « m'ennuyer » beaucoup pour me décourager.

A propos de journaliste, j'étais la seule repésentante du public au dernier conseil communautaire du vendredi 20 juin 2008 et M. Roger Favier, maire du Châtel, où se déroulait le conseil, ne m'a apparemment pas reconnue (tant pis pour mon ego) et, puisque j'étais assise à côté de la presse, a pensé, semble-t-il, que j'en faisais partie ;-)

Si j'en juge par ce dernier conseil, les conseils communautaires sont d'un grand intérêt pour les citoyens que nous sommes et il est fort dommage que nul n'y assiste jamais. D'autant qu'on nous y donne une chaise et que luxe suprême, je disposai d'une table.

J'ai renoncé à vous transcrire exactement sur ce blog les débats municipaux, ce n'est pas pour vous retranscrire les débats intercommunaux. J'imagine que le compte-rendu est en ligne sur le site de la mairie de Saint Jean, ou qu'il y sera un jour. On y a parlé du projet d'extension de la halte-garderie La Ribambelle, du réseau de fibres optiques...voilà des sujets tout trouvés pour d'autres posts.

Je n'ai pas regretté ma promenade au Châtel. D'abord, pour avoir observé que quand celui qui mène les débats, en l'occurrence M. Yves Durbet, président de la communauté de communes, sait ce qu'il fait c'est infiniment plus agréable pour tout le monde.

Puis, parce qu'au bout de quelques minutes, le ton saint jeannais était donné par M. le maire. A M. Durbet qui lui demandait les noms des membres, désignés par Saint Jean, de la commission d'appel d'offres et d'adjudication, il répondit: « Je ne savais pas qu'il fallait des noms. Je vous donne ça mardi. » Comme M. Durbet doutait qu'on pût prendre la délibération sans les noms, M. le maire après trente secondes, mettons quarante, lui donna deux noms sans apparente consultation des intéressés...

jeudi, 13 mars 2008

Chapitre 105: Méfiez-vous des élastiques!

Patrick Mignola a téléphoné hier soir pour prendre des nouvelles. Je pensais que j'allais me faire tirer les oreilles pour obstination et fierté mal placée. Depuis quand est-ce qu'on refuse comme ça un poste d'adjoint?

Mais, non, il a dit que j'avais fait ce que je devais faire. Apparemment c'est normal que je me sente toute bizarre après ces élections. En fait, ce qui a été largement le plus dur ce n'est pas le résultat de dimanche soir, c'est vrai, on aurait voulu faire 10%. Non, ce qui a été le plus dur, c'est l'expérience de lundi. Et si l'on pouvait revenir en arrière, au moment où Hervé Bottino m'a appelée, je lui raccrocherais au nez.

Pourquoi? Parce que, quand on a l'envie de s'impliquer et qu'on se sent capable d'assumer des responsabilités, on ne refuse pas comme cela la possibilité d'agir, même aussi mince et ténue soit-elle au sein d'un bloc d'inertie, sans profondément le regretter. Parce que, quand on a tout fait pour éviter que cette élection tourne au désastre, y compris accepter de conduire une liste, on a vraiment mal au coeur.

Mais, bon, il y a des choses qui consolent. Apparemment PM Charvoz a débarqué au conseil général pas très satisfait des derniers événements saint jeannais et s'est plaint auprès de M. Vial. Pour nous, ici, c'est le Chambérien, mais pour eux, là-bas à Chambéry, c'est le Mauriennais. Et il semble qu'il ait le souci de bien entretenir l'image que l'on s'y fait du Mauriennais lol

Il était effectivement très « remonté » contre le MoDem (allez, disons-le, contre moi). Il aurait dit entre autres: « On ne va pas soutenir X à X après ce qu'ils m'ont fait à Saint Jean... »...Patrick lui aurait répondu qu'à force de tirer sur l'élastique, un jour on se le prenait forcément dans la gueule. Entre nous soit dit: j'ai comme l'impression qu'ils n'utilisent pas toujours un langage très châtié même dans l'enceinte du conseil général.

Sur ce, bonne journée.

vendredi, 22 février 2008

Echos de campagne 6

Cela fait plusieurs jours que je n'ai rien écrit sur ce blog. Alors voici de nouveaux échos de campagne. Les programmes sont sortis, comme les bourgeons printaniers et certaines idées font parler plus que d'autres.

Pour les « Saint Jean 10000 », c'est le bon plan écolo: commercialiser l' « eau de Saint Jean ». C'est vrai que l'eau que l'on boit au robinet à Saint Jean est particulièrement bonne. C'est une habitude à la maison de la proposer à nos invités non Mauriennais, mais de là à la vendre en bouteilles...pas très « développement durable » tout ça. Enfin, ils se rattrapent avec les vélos électriques. Sympas dans les côtes saint jeannaises :-D
Pour « Saint Jean à venir... », c'est le bon plan Bi-bop: installer des bornes Wi-Fi dans tout Saint Jean. Voilà un gadget, qu'il est utile. Et quand on sait qu'on parle de plus en plus des possibles dangers du Wi-Fi, c'est osé! A propos, il paraît qu'on recherche des témoins qui aient lu l'intégralité de leur programme. Si vous êtes dans ce cas, appelez-nous!
Pour « Ensemble pour Saint Jean », c'est le bon plan à 100 millions: la télécabine pour relier Saint Jean à la Toussuire. Il y a combien de kilomètres entre les deux? Combien de communes concernées? Est-on sûrs que la première cabine arrivera avant qu'on ait un gros problème d'enneigement? A-t-on prévenu Bill Gates? On s'en fout. C'est juste pour le fun lol
Pour « Vivons Saint Jean » (psst, c'est nous!), c'est le bon plan casino. Non pas Casino Géant, ça on a déjà lol Nous n'avons pas de casino en Maurienne. En fait, ce n'est pas dans notre programme j'en ai juste parlé sur nos blogs, parce que ce serait une très bonne idée, s'il n'y avait pas un léger problème. Normalement il faut du thermalisme pour avoir un casino. En fait, on a eu du thermalisme à une époque à l'Echaillon, les sources sont taries ou bouchées (?). D'ailleurs, elles appartiennent à la ville de Saint Jean mais techniquement elles ne sont pas sur notre commune. Vous croyez qu'on pourrait avoir une dérogation?

mardi, 12 février 2008

Chapitre 100: Tête d'affiche (suite)

Etant donné les protestations soulevées par la photo présentée dans le post d'hier, j'ai embauché aujourd'hui un vrai photographe et j'ai décidé de faire quelques efforts. J'avais promis de vous tenir, lecteurs, au courant du choix de la photo pour l'affiche. Donc voilà. J'espère que celle-ci vous plaira. C'est une "vraie" photo, pas de truquage, pas de photoshop. Et ce sont mes "vraies" montagnes et ma "vraie" ville de Saint Jean. 

 

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jeudi, 07 février 2008

Chapitre 99: Echos de marché

Ce samedi 9 février, nous serons sur le marché pour discuter avec les Saint Jeannais(e)s de notre programme d'actions. La semaine dernière, je n'y étais pas, j'ai laissé mes petits camarades distribuer des tracts annonçant notre présence les samedis suivants: le 9, le 16 et le 23 février. Nous avons prévu d'avoir un petit stand (juste pour pouvoir offrir et boire un café tout en discutant) pour que ce soit plus convivial.

Mais je distribuerai des tracts comme les autres cette semaine et les semaines suivantes. Je serai très mal à l'aise de ne pas mettre la main à la pâte.

Vais-je encore trouver le temps d'écrire sur ce blog? Je l'espère bien. J'ai encore tellement de choses à vous raconter. Jamais je n'aurai cru que mon sujet de départ pour ce blog "pourquoi et comment s'engager"deviendrait au fil des mois et des rencontres aussi inépuisable. 

Samedi dernier, une de mes coéquipières a mis par écrit quelques commentaires en vrac, recueillis alors qu'elle distribuait des tracts justement. Je voudrai la remercier d'avoir eu cette idée et je vous les livre ici de sa part. On y entend ce que pensent les citoyens et ce qui les préoccupe bien davantage que dans les réunions de quartier.

 

"La principale préoccupation (des plus âgés) c'est le travail des jeunes...et pour le plupart des personnes, cela relève de la « compétence » de la mairie, du moins dans la ou les pressions qu'elle peut exercer auprès des industriels, des investisseurs ou tout autres fournisseurs d'emploi:

Les jeunes sont désoeuvrés, quittent la ville, sont dépendants de leurs parents pour se loger et manger.


  • Critiques concernant la médiathèque : "f'rait mieux d'dépenser l'fric à aider les jeunes à trouver du travail!"

  • Une doléance particulière concerne les logements de l'OPAC. Immeubles proches du centre ville mais dans lesquels on entre et sort comme dans un moulin, si bien que des « jeunes »??? y entreraient souiller les entrées, couloirs et cages d'ascenseurs..."ça sent plus que mauvais". Les demandes faites auprès de l'OPAC par les habitants n'ont apparemment rien donné.
  • "Elle est bien courageuse la pt'ite dame de monter une liste avec son travail et ses 5 enfants!"


  • " Moi j'sais pas pour ici, mais en tout cas il est fou not président

 

  • " La merde dans laquelle on est c'est l'héritage de 30 ans de socialisme! On ruine le pays avec des aides sociales dont les gens usent et abusent » : exemple donné de ce commerçant qui voulant aider une personne en réinsertion, l'embauche au moment des fêtes... cette personne a fait savoir presque explicitement qu'elle avait juste besoin qu'on lui valide ses heures pour qu'elle puisse continuer à perçevoir ses 900 euros d'aides mais que de toute façon elle était trop fatiguée en ce moment pour travailler! "

     

mardi, 05 février 2008

"Premier adjoint"

Hier, j'ai présenté à la presse mon "second" sur la liste. Il s'agit de M. Pascal Azzariti, actuel élu de l'opposition. On m'a demandé pourquoi j'avais choisi de présenter ce membre de ma liste en particulier. Il y a à cela deux raisons:

  1. je voulais souligner le choix que Pascal Azzariti a fait d'opter pour le changement et le renouvellement (il est le seul élu actuel à avoir rejoint notre équipe)

  2. il sera mon premier adjoint, dans le cas où nous remportions les élections de mars 2008, en charge de la gestion du personnel municipal. En effet, une idée de notre programme d'actions est, en matière de gestion, la "création" d'un adjoint au personnel.

Pour ceux qui se demandaient pourquoi il n'apparaissait pas encore dans "L'équipe" sur notre site de campagne. Voilà, c'est fait. D'autres noms et d'autres têtes dans les jours qui viennent.

 

 
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samedi, 02 février 2008

Chapitre 98: Premier tractage

Ce matin mes coéquipiers ont distribué des tracts « faits maison » qui reprennent quelques éléments de notre programme et qui indiquent que nous serons les 9, 16 et 23 février sur le marché pour discuter de nos idées autour d'un café. C'est un peu étrange de dire ça. Mais c'est comme si je me retrouvais en terrain connu: j'ai quand même deux campagnes derrière moi, celle de la présidentielle et celle des législatives lol

Lecteurs non saint jeannais, je vous raconterai notre campagne, promis. Cette semaine a surtout été consacrée à trouver des personnes pour finir la liste. Je rencontre, lecteurs, des gens qui ne croient plus en la politique, pensent que les chances de la faire évoluer sont bien faibles et qui pourtant ont confiance « parce que vous êtes sincères » et acceptent de figurer à nos côtés. En fait, c'est assez incroyable: j'en connais qui ont galéré durant des mois pour finir leur liste et, alors que j'ai mis six mois à me décider et que je ne suis candidate officiellement que depuis une semaine, nous avons aujourd'hui la quasi certitude de terminer notre liste et de pouvoir la proposer aux électeurs. Voilà qui ne va pas faire plaisir à certains. A croire que je ne fais de la politique que pour les « emmerder ».

Quand mes coéquipiers et mon directeur de campagne (oui, j'ai un « directeur de campagne » lol) sont revenus à la maison après le tractage, il s'était produit une catastrophe domestique. L'aîné de mes trois fils, celui qui a trois ans et qui réinvente le monde perpétuellement à sa manière, avait aspergé la table de la cuisine avec une bouteille d'eau. Là, vous vous dites qu'en tant que mère de famille de cinq enfants j'ai déjà du vivre pire, c'est vrai :-) mais sur la table, à ce moment-là, il y avait mon portable. Le pauvre était mal en point. Quand ils sont rentrés, on s'est tous attelés au sauvetage. Démontage du boîtier, séchage au sèche-cheveux...Heureusement il fut sauvé des eaux et c'est pourquoi j'ai pu vous écrire ce soir.

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