vendredi, 26 juin 2009
Exister pour rassembler !
Ce qui nous affaiblit en tant que Mouvement, c'est un problème d'adéquation entre nos discours (et ce qui les fonde, c'est-à-dire nos valeurs humanistes et démocrates) et nos actes.
Je ne pense pas que le positionnement clairement antisarkozyste de François Bayrou ait été une erreur. Il est normal si l'on considère nos valeurs.
En revanche, ce positionnement entre en conflit avec les alliances qui ont été conclues avec des représentants du Sarkozysme au moment des municipales. Et cela a pu nous rendre illisibles et peu crédibles.
Certains élus Mouvement Démocrate ont, après les municipales, trouvé l'herbe plus verte au Nouveau Centre ou à l'UMP et nous ont déjà quittés. Comment s'étonner que cela rende les électeurs perplexes?
Qu'on ne me dise pas que ces alliances correspondaient à l'idée d'un rassemblement en dehors des clivages. Ce ne sont que de « petits arrangements ».
Or l'espoir qu'a fait naître François Bayrou est tout autre, c'est celui d'un rassemblement de citoyens pour permettre sinon une révolution, du moins une rénovation dans la manière de faire et de voir la politique.
Un rassemblement de citoyens qui pouvait se faire autour du Mouvement démocrate et non dans des alliances d' « état major » qui sont ce que nous devons refuser car les citoyens n'y voient -à juste titre- qu'une course aux titres et au pouvoir.
Pour rassembler, le Mouvement démocrate doit d'abord exister. S'il veut exister, il doit éviter deux écueils :
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faire passer le fait d'avoir des élus avant le fait de porter nos valeurs (elles ne sont pas celles du Sarkozysme, il n'y a aucun doute à ce sujet mais elles ne sont pas non plus celles du Socialisme). On peut tomber d'accord parfois sur l'accessoire mais on ne l'est pas sur l'essentiel.
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devenir un parti qui conclut des alliances pour obtenir le pouvoir et qui n'est plus le Mouvement réformateur qu'il devait être
Les régionales sont proches et si les militants ne se font pas entendre, on verra peut-être des alliances avec Europe écologie. Pourtant, si nous sommes effectivement proches de certains représentants de ce courant, nous n'avons pas fait comme d'autres le choix de devenir des satellites du PS et nous ne partageons pas non plus certains extrémismes.
L'on verra sûrement des choses encore plus étranges : des élus partis avec la droite pour les municipales partir avec la gauche pour les régionales.
Ne nous trompons pas de combat : le nôtre n'est pas d'avoir davantage d'élus ou des vice-présidents de région grâce au PS, aux Verts ou à l'UMP.
Je fais partie de celles et ceux qui se battront pour qu'existent dans toutes les régions des listes indépendantes du Mouvement Démocrate au premier tour et au second tour.
Non aux alliances politiciennes de circonstance !
Nos valeurs sont suffisamment fortes et nécessaires dans le paysage politique actuel pour rassembler largement les citoyens autour de candidatures « indépendantes », comme François Bayrou avait commencé à le faire pour les présidentielles.
11:17 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Mots Dem | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mouvement démocrate, françois bayrou, régionales, rassemblement |
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