samedi, 30 août 2008

L'appel de François Bayrou à une autre politique

Je ne fais pas de la politique pour faire de la politique et avoir tel ou tel poste d'élue n'a jamais été mon ambition suprême. Je l'ai suffisamment démontré pendant les municipales. Je cherche autre chose en politique, quelque chose que j'ai trouvé chez François Bayrou ou Gilles Artigues. Ce que j'essaie de faire avec mes moyens c'est de me battre pour qu'on avance vers une nouvelle conception de la politique.

1) Dans laquelle on peut discuter et se rassembler sur des projets locaux avec des gens de « gauche » ou de « droite » parce qu'on n'a pas l'esprit sectaire et que le dialogue nous semble par nature la meilleure solution, mais dans laquelle on n'a pas l'esprit « paillasson » et on ne conclut pas d'alliance au mépris de ses valeurs. Ce n'est pas plus acceptable avec la gauche qu'avec la droite. Parce que ce serait tomber dans la caricature, je n'irai pas aussi loin que Michel Haudry qui écrivait sur son blog le 10 mars 2008 : « J'ai déjà dit et je le redis, que ceux qui ont accepté de s'allier en 2008 avec un parti qui en 2007 draguait les électeurs du FN, ont peu de légitimité pour représenter le Mouvement Démocrate. Je suis heureux qu'ils aient perdu à Chambéry, et je lance un appel à tous les Démocrates pour qu'ils se mobilisent contre les complices locaux du sarkozisme. »

Mais il est clair qu'une alliance systématique comme l'ancienne UPS (Union pour la Savoie) qui liait l'UDF à l'UMP n'est pas compatible avec l'appel à l'indépendance de François Bayrou et avec les idées qui fondent le MoDem.

Il vaut mieux peu d'élus mais clairement engagés dans notre projet démocrate et sur lesquels nous pouvons compter pour porter une nouvelle politique. Car tout ce qui brouille le message démocrate nous condamne à l'habituelle soupe politique sans goût et sans consistance.

2) Dans laquelle on n'est pas prêt à toutes les compromissions, à tous les retournements de veste. Où l'on ne fait pas ami ami avec ceux qu'on affrontait la veille parce que cela signifierait qu'on les affrontait sans raison véritable car seuls l'intérêt général, l'aspiration à une autre démocratie sont des raisons véritables et ils ne varient pas en fonction des intérêts personnels. Sans doute suis-je trop « pure », trop inadaptée sous cet angle-là à la politique telle qu'elle se fait actuellement. Mais justement je crois qu'il faudra des personnes différentes pour porter une politique différente.

Soutenir ce que je crois juste et ce pour quoi je me suis engagée même si ce n'est pas à la mode, même si ce n'est pas à coup sûr gagnant, c'est la seule chose qui m'intéresse et je continuerai tant que je le croirai utile. Je suis centriste et démocrate mais je ne suis pas issue d'un centre « mou » de tactiques politiciennes, je suis d'un centre qui est fier de ses idées et qui les assume. Mon engagement m'a conduit à prendre la responsabilité de mener une liste citoyenne pour les municipales pour aller jusqu'au bout des idées que je partage avec François Bayrou. Mon combat politique c'est celui-ci. Il signe assez qui je suis et ce pour quoi je me bats.

Si par malheur cela se révélait incompatible avec la ligne des futures instances du MoDem Savoie, j'en tirerais les conséquences.

En attendant je compte bien faire entendre plus haut et fort que jamais mon engagement ou plutôt notre engagement « Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie ».

 

Florence Arnoux Le Bras