mardi, 08 juillet 2008

Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie

Voici l'un des posts les plus courts de l'histoire de ce blog. Mon engagement au Mouvement démocrate a pris en un an et demi déjà de multiples formes. La dernière en date est ma participation à un engagement collectif "Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie", dont vous trouverez le texte à l'adresse suivante: http://pourunmodemlibreetindependant.hautetfort.com/ 

Ils viennent parce qu’ils ont entendu que nous n’allions pas retomber dans les travers du passé.
Ils viennent parce que nous refusons toute forme de soumission.
Ils viennent parce que nous voulons construire.
Ils viennent parce qu’ils ont une certaine idée de l’engagement, une idée de citoyens actifs qui ont décidé de s’occuper eux-mêmes de leur propre avenir. 
Annonce par François Bayrou lors de la Fondation du MoDem, Paris-24 mai 2007

 Je vous laisse découvrir la suite...

dimanche, 22 juin 2008

C'est bientôt le 14 juillet?

J'ai toujours tendance à m'accrocher à ce que je crois être à ma portée, tandis que j'hésite souvent à me lancer à l'assaut de sommets lointains.

    Dans cet ordre d'idées je lançais le 17 mai 2008 un appel sur ce blog en faveur du « non cumul de mandats électifs » en interne . Deux raisons à cela:

1. Nous étions en Savoie en pleine réflexion sur notre règlement intérieur départemental et ce fut l'occasion de faire intégrer l'idée de non cumul, dans certains cas précis. Par exemple, un amendement voté lors de l'Assemblée générale du 30 mai dernier établit qu'on ne peut être à la fois conseiller national et membre de la présidence.
2. Le vote du non cumul en interne, c'était un peu notre « gousse d'ail », un moyen de dissuader les zombies assoiffés de pouvoir (on ne sait jamais) en cette période de pré-campagne électorale interne.


Si je me suis engagée en faveur du « non cumul » en interne, c'est bien parce que je vois dans la fin du cumul de mandats électifs en externe, pour les élus de notre République, une chance extraordinaire de faire enfin de la politique autrement. Je ne dis pas que les femmes ou hommes politiques qui cumulent ne remplissent pas correctement leurs mandats. Je dis que nécessairement leur disponibilité serait autre, leur proximité avec les citoyens aussi. Et que l'esprit serait autre car il serait moins aisé de vivre de la politique et de raisonner en termes de carrière personnelle.

Au delà ce serait donner au peuple la possibilité d'avoir un plus grand nombre de représentants différents, on accèderait donc à une plus grande représentativité. On permettrait aussi à un nombre plus important de citoyens d'être des élus...

Cela tout particulièrement si on adjoint au non cumul une limitation dans le renouvellement des mandats électifs (une à deux fois).


Voilà pourquoi j'ai signé la pétition proposée par Werner Büchner
 
et pourquoi je vous engage à faire de même si vous voulez participer à une initiative visant à mobiliser le MoDem contre le cumul des mandats électifs.


    Mais je ne peux m'empêcher d'entendre les arguments qui reviennent le plus souvent dans la bouche des défenseurs du cumul.

Cela permet aux élus d'avoir davantage de moyens d'action. Est-ce recevable? Est-ce qu'une commune dont le maire est aussi conseiller général est vraiment « favorisée » par rapport à une autre? Et si c'était le cas, serait-ce bien juste et équitable et le signe d'un bon fonctionnement de nos institutions?

On entend aussi certains élus (de tous bords) dire avec franchise que s'appliquer le non cumul c'est bien joli mais c'est donner un gros avantage à qui ne se l'applique pas. C'est un argument que j'entends bien et même très bien. Et je dois bien avouer que je n'ai pas été scandalisée par la candidature de François Bayrou à la mairie de Pau.

Il faut tout de même qu'il soit clair que dans ce cas ce n'est pas l'objectif: le non cumul qui est contesté en tant que principe mais le fait que le non cumul ne s'applique pas à tous et que ce soit une «source d'injustices». Devons-nous demander à nos élus MoDem de jouer au foot (ou au rugby) avec une seule chaussure?


    Autant je pense que le Mouvement démocrate doit être la force de changement dont la politique a besoin dans notre pays et autant je n'ai aucun doute sur l'objectif, autant j'ai pu m'interroger sur les moyens à utiliser pour arriver à cet objectif qu'est le non cumul.

Dans un sens -et c'est la fin de ma carrière de Bisounours- je ne crois pas qu'on fera évoluer les choses en persuadant les élus -serait-ce les « nôtres »- de s'appliquer la règle du non cumul. J'en connais -vous en connaissez- qui ont fait parfois leur première campagne de conseiller général sur ce thème et qui ont été élus et qui dès leur deuxième campagne ont décidé que conseiller général ça ne suffisait pas, qu'il fallait aussi être maire, ou inversement...Compter sur la raison, le bon sens et la bonne volonté de chacun cela a ses limites.

Alors?

La seule manière d'obtenir le non cumul effectivement c'est de le faire interdire par une loi.

Qui peut faire passer une loi pareille?

Un président véritablement réformateur et appuyé par une assemblée nationale largement renouvelée, qui seraient élus en 2012 sur des propositions de cette force là. Car le peuple sent que son pouvoir est confisqué mais cherche encore le ou les moyen(s) qui lui permettront de faire à nouveau sien ce qui était à lui. Notre travail à nous, démocrates, c'est peut-être tout simplement d'indiquer quelles sont « les prises de la Bastille » des années à venir.

Pour l'heure il ne me semble pas qu'il y ait en nombre des élus MoDem cumulards ou sur le point de l'être (ça c'est pour les plus pragmatiques lol). Et, même si je me trompais sur ce point, le plus important pour notre avenir commun est que les citoyens connaissent l'engagement du MoDem contre le cumul de mandats électifs et nous fassent confiance pour mettre fin à cette plaie de notre démocratie.

mercredi, 11 juin 2008

Chapitre 115: Le MoDem cherche sa voie

Patrick Mignola ne se représentera pas à la présidence du Mouvement démocrate Savoie pour des raisons personnelles. Depuis un peu plus de huit ans il était président de l'UDF puis du MoDem. Il avait annoncé sa décision à l'assemblée générale du 30 mai 2008. C'était dans le Dauphiné Libéré lundi en page Région.
Par sa candidature aux législatives de juin 2007 face à Bernadette Laclais et à Michel Bouvard il aura permis la naissance concrète du MoDem en Savoie.

La future présidence, une présidence collégiale, composée de cinq membres et élue le 27 septembre prochain, sera donc entièrement nouvelle. Et on peut lire dans l'article du DL ce qui suit: « Pour lui succéder à la tête du MoDem de Savoie, plusieurs noms circulent. On parle de Frédéric Brassel, Marina Ferrari, Yann Bezat, Michel Haudry, Delphine Bense, Jean-François Girard (Tarentaise) ou encore Florence Arnoux Le Bras (Maurienne). » Si j'avais mauvais esprit, je dirais que c'est utile de lire la presse parce qu'on y apprend des choses, même sur soi.
Je note que le « on » propose sept noms pour cinq places, ce qui signifie que si le « on » est bien informé -et il l'est- il y aura plusieurs listes, en tout cas pour la présidence et moi je dis: « Vive le débat! ». Parce qu'il y aura débat sur ce que doit être le MoDem Savoie et non pas seulement querelles de personnes. Parce que dans le cas contraire même la gentille Bisounours que je suis finira par se transformer en Orangina rouge et en fouteuse de merde sur la toile.
L'article précise « un président et quatre personnes autour. Quant à savoir s'il arrivera de l'aile droite ou de l'aile gauche du MoDem, difficile de savoir ». C'est loin d'être la question principale. Pour moi le débat portera essentiellement sur deux points: sur la place que doit occuper le président/la présidente et même la présidence dans l'organisation départementale et sur la bipolarisation droite/gauche de la politique que certains acceptent comme une fatalité et contre laquelle d'autres ont choisi de se battre.

Je me suis engagée à participer aux côtés de Noël Communod, conseiller national, à une liste pour le conseil départemental. Parce que je considère les élections au conseil départemental (qui sera en quelque sorte notre «parlement») comme aussi importantes et même plus que les élections à la présidence. Nous avons commencé à réunir une équipe sur deux idées fondamentales:
1) la démocratie interne, en particulier le non cumul des «mandats» internes et le partage du « pouvoir » par le plus grand nombre car nous sommes persuadés que la démocratie bien comprise n'est pas forcément le foutoir et ne nuit pas nécessairement à l'efficacité (oh!). Et si l'on n'essaie pas de mettre nos convictions démocrates et nos pratiques en adéquation, pourquoi faire de la politique?
2) la ligne autonome, c'est-à-dire concrètement la sortie de l'UPS (Union pour la Savoie), ancienne alliance globale de l'UDF avec le RPR puis avec l'UMP en Savoie.
Notre liste pour le conseil départemental n'est pas arrêtée et notre projet est en cours d'élaboration. Nous avons contacté les adhérents au MoDem Savoie que nous connaissions. Mais j'invite tous ceux qui liraient cet article et se reconnaîtraient dans notre démarche à prendre contact au mail suivant: arnouxlebras@tele2.fr
Si nous faisons une liste pour la présidence, les « cinq » seront choisis démocratiquement parmi nous. Tout ce que je peux dire c'est que j'ai été candidate bayrouiste aux municipales dans la «vraie vie», que j'ai des idées bien claires et bien affirmées (depuis des mois!) à propos du MoDem et que je n'irai pas me cacher sous la table.


samedi, 17 mai 2008

Non au cumul de mandats électifs en interne

Si pour changer la politique nous souhaitons une loi qui interdise le cumul de mandats électifs et qui limite à une fois le renouvellement d'un même mandat

c'est parce que nous pensons:

  1. qu'on peut vivre sans être élu

  2. que la politique n'est pas un métier, ni un outil pour servir des ambitions personnelles

  3. que le pouvoir doit être partagé aussi largement que possible et non concentré dans les mains d'un petit nombre

C'est pour cela que nous nous sommes engagés au Mouvement démocrate.

Aujourd'hui, alors que nos élections internes approchent, alors que nous finissons de rédiger nos règlements intérieurs départementaux, ne serait-il pas possible de faire que ces derniers interdisent le cumul de mandats électifs en interne et limitent à une fois le renouvellement d'un même mandat?

Parce que ce serait un gage important de démocratie interne.

En tout cas c'est un combat que nous mènerons en Savoie.

Peut-être aurait-on pu parler de ceci avant, avant que l'on ait un règlement interne national. Sans doute mais beaucoup d'entre nous ignoraient au fond ce qu'était un RI et ce que serait le RIN.

Ajoutons à cela une certaine fâcheuse habitude à espérer que d'autres feront le boulot...Maintenant il est plus que temps de s'y mettre.

Si vous partagez l'idée que l'interdiction de cumul des mandats électifs en interne serait une première pierre, en tout cas marquerait la différence de notre Mouvement, vous pouvez nous rejoindre sur Facebook

Si vous êtes adhérent(e) du Mouvement démocrate Savoie et que vous souhaitez vous associer à cette démarche, merci de me contacter à l'adresse suivante: arnouxlebras@gmail.com

Pour éviter toute ambiguïté possible: un (et un seul) mandat électif républicain et un (et un seul) mandat électif interne sont bien évidemment parfaitement compatibles.

  

lundi, 12 mai 2008

"Réussir le MoDem"

Au MoDem Savoie nous avions une réunion le 29 avril pour discuter du Réglement intérieur, pour ce qui est du national ce fut vite expédié puisqu'une proposition devait être formulée le 3 mai puis discutée le 8 mai avant d'être examinée par le Conseil national le 14. Pouvait-il en être autrement?
Nous nous sommes donc surtout penchés sur l'organisation départementale, sans savoir précisément s'il y aurait une marge de liberté en la matière, ni ce qu'elle serait le cas échéant. Ce qui est ressorti des débats: le souci d'instaurer une « police » pour les Modems déviants, la volonté en fonction des participants de donner plus ou moins d'importance aux territoires, plus ou moins de poids au Conseil départemental (assemblée), plus ou moins de collégialité à la présidence, de choisir des « dirigeants » plus ou moins selon des compétences. Toutes questions d'une importance capitale mais qui, pour moi qui n'ai jamais appartenu à un parti, sont quelque peu exotiques.

Comme tous, j'ai mes idées en matière d'organisation de notre Mouvement, elles n'ont pas varié depuis ce que j'écrivais en juillet dernier. Mais ce n'est à mes yeux pas suffisant pour avoir un avis définitif et tranché sur tout. Et j'ai apprécié cette possibilité d'en débattre relativement sereinement.
Il est évident que ces questions d'organisation sont extrêmement sensibles. Je ne veux pas parler des appétits que localement elles ne manquent pas de révéler. Je pense aux attentes que le Règlement intérieur n'a pas manqué de susciter, que la version proposée par le siège n'a pas satisfaites, que Bayrou semble avoir ignorées le 8 mai, ne se comportant pas encore une fois comme le chef démocrate dont certains rêvaient...

Alors, ce ne sont que des impressions mais:
1)il faudra un jour ou l'autre qu'on se demande ce qu'est un « chef démocrate ». Je ne crois pas qu'on pourra éternellement faire l'économie de cette question. En juillet, j'écrivais: « Je ne crois pas aux « chefs », je pense que certains à certains moments vont être plus capables que d'autres de représenter nos idées et d'être nos élus mais que ce ne sera pas forcément toujours les mêmes et c'est une bonne chose ». Mais être démocrate ce n'est pas être anarchiste. Je parlerai de responsables, plutôt que de chefs, de dirigeants, de présidents ou de vice-présidents. Mais peu importe leur nom tant qu'ils restent conscients que le « pouvoir » qu'ils exercent n'est pas le leur, qu'ils n'en sont que les dépositaires.
Je pensais en 2007 que François Bayrou ferait un bon président pour notre pays, (entre autres parce qu'il a au plus haut point cette conscience) je n'ai pas changé d'avis. Je persiste donc à croire qu'il est un président « acceptable » :-) pour notre Mouvement.

2)le plus important pour chacun est de « réussir le MoDem ». Je partage l'idée que le MoDem est un laboratoire de refonte politique, le moteur possible de réformes. Pourquoi le veut-on à ce point exemplaire? Peut-être parce qu'il y a derrière une envie que le MoDem fonctionne comme l'on voudrait que l'Etat fonctionne, que le MoDem soit la démocratie que la France n'est pas.
Mais il existe une chose qu'on ne doit pas perdre de vue. Le Règlement intérieur ne changera rien à la vie de nos concitoyens et le MoDem, s'il n'est plus un Mouvement, non plus. « Le MoDem ne doit pas fonctionner comme une pyramide, il y a déjà trop de pyramides qui éloignent les élus du peuple, il doit être comme une maison ouverte sur la rue. Car il y a des moments où nous sommes heureux d'être entre nous, mais cela ne doit pas nous couper du monde et de nos concitoyens. »

3)le MoDem doit se construire sur quelques principes: la représentativité des responsables (parité, territoires), le partage du « pouvoir » (un seul mandat interne, renouvable une seule fois...) et la participation du plus grand nombre (au niveau départemental le véritable pouvoir de décision ne doit pas appartenir à une présidence mais au conseil...).
C'est difficile de le « réussir » parce que tout ceci est très éloigné de ce qui prévaut dans l'organisation des partis actuels, c'est difficile parce que c'est à inventer. C'est un peu comme une recette: il n'y a pas que les ingrédients, il y a aussi la mesure de chaque ingrédient, la température et la durée de cuisson et il y a cette part d'inconnu (cette part d'angoisse) de savoir si le gâteau lèvera ou non. Surtout parce que nous avons tous la certitude que ce n'est pas le moment de le rater, que c'est le moment de le faire partager.

vendredi, 18 avril 2008

Chapitre 109: "Le maire sera UMP" (il l'est)

Ce soir a lieu le premier conseil communautaire de la mandature. Un conseil communautaire, c'est l'équivalent d'un conseil municipal mais pour la communauté de communes Coeur de Maurienne. Ces conseils sont ouverts au public, contrairement au bilan annuel...De toute façon, même quand ce n'est pas ouvert au public, on ne vous met pas forcément dehors manu militari. J'ai tenté l'expérience (sans le vouloir évidemment, ce doit être mon côté Bridget Jones) un jour avant d'être officiellement candidate aux dernières municipales. Pour une fois j'avais été trop bien informée :-)
Je n'ai pas encore parlé sur ce blog du dernier conseil municipal, je le ferai même si ce n'est pas franchement un bon souvenir. Une opposition municipale humiliée. Une politique politicienne, au nom de laquelle on refuse à 44% des électeurs saint jeannais d'être représentés à la communauté de communes. On nous avait promis un maire UMP, il l'est.
On a enlevé du fronton de l'hôtel de ville la banderole « Non à la fermeture du tribunal » pour la remplacer par un plus consensuel appel pour la libération d'Ingrid Betancourt, ça ne mange pas de pain. Je me demande si c'est ça « le vrai changement ».
Demain on parle du téléphérique. Et ensuite promis, on s'attaque aux dossiers brûlants, en premier lieu Alcan, côté politique.
Mais si vous voulez savoir si c'est vrai ce que je vous raconte depuis des mois – et vous faire votre propre idée – on se retrouve au prochain conseil lundi 28 avril 2008 à 20H en mairie.

jeudi, 10 avril 2008

Pour un vrai MoDem

Comme on ne peut pas toujours parler moutons, patous et loups, voici une partie de la réponse d'un ami, membre du Mouvement démocrate Savoie, adressée à M. Thierry Cornillet, auteur d'un «Manifeste pour un vrai centre ».
Après avoir dénoncé une certaine malhonnêteté intellectuelle de l'auteur et avoir souligné la nécessité d'être un « centre » indépendant, 

Olivier Berardi

conclut sur le rôle que doit jouer le MoDem dans la réforme politique de notre pays.

Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres qui tiennent essentiellement à l’incapacité depuis plusieurs décennies de la “droite“ comme de la “gauche“ de construire une société plus juste et plus harmonieuse en respectant les équilibres de vie des français et des habitants de notre pays, nous avons proclamé que:
 
l’UDF est morte, que Vive le MoDem

Je soutiens la nécessité de cette nouvelle dynamique, de ce nouveau Mouvement Démocrate qui ne doit dépendre d’aucun autre parti.
Je soutiens que nous devons être fiers, que cela advienne grâce à la pugnacité et la persévérance de François Bayrou et de l’ensemble des hommes et des femmes qui portent l’alternative démocrate.

 
J’apprends que vous ne souhaitez pas en être et que dans la grande tradition centriste vous vous activez encore une fois pour diviser votre famille politique. Je peux le comprendre d’autant mieux que des élections vous concernant approchent et que vous vous préoccupez naturellement du renouvellement de vos mandats.
Que vous souhaitiez avec vos amis comptabiliser parcimonieusement votre petit capital de voix (attention que ce ne soit pas des emprunts russes) comme le faisaient déjà jadis les personnages à la Daumier ceci vous regarde, mais en démocratie cela ne s’appelle pas un parti politique.
 
Pour notre part nous ne nous reconnaissons pas dans cette France de rentiers, archaïque et conservatrice.
 
Nous ne nous reconnaissons pas dans le projet de société et la politique du Président de la République.
 
Nous sommes là pour préparer la France et l’Europe du XXIe siècle et pour éviter à nos sociétés les guerres civiles de demain.
 
Il faut poser comme différence entre un élu et un homme politique, que le premier peut ne pas avoir d’autre vue que son mandat; le second a une vision pour son territoire, son pays, ses habitants, un avenir commun.
Le renouveau politique en France passera par réapprendre et éprouver cette équation.
Le Mouvement démocrate est le catalyseur et le laboratoire de cette dynamique, et le seul parti crédible aujourd’hui pour la porter.
 
Nous serons à la hauteur de cette responsabilité pour constituer le pôle principal d’attraction des forces politiques, pour un nouveau contrat de gouvernement local, national et européen.
 
Cette force est en marche, avec ou sans vous, et réalisera cet espoir.
 
Fait le 2 avril 2008
 
Olivier BERARDI
Membre de la direction provisoire du Modem Savoie.

lundi, 07 avril 2008

Les Moutons II

Comme dans tout troupeau un peu organisé, il y avait à l'UDF des patous pour aider le berger à ranger les moutons et/ou à assurer leur tranquillité. De bons patous forcément un peu bousculés par ces moutons supplémentaires qu'on ne peut plus rentrer dans la bergerie et qui ne sont pas forcément bien éduqués en plus, qui bêlent haut et fort.

Or beaucoup de patous n'avaient plus/pas l'habitude de dormir à la belle étoile et surtout ils se rappellent d'un temps où ils obtenaient plus de considération de la part des moutons.

 

C'est tout un apprentissage de devenir patou et souvent il faut commencer jeune pour espérer devenir un bon patou et obtenir beaucoup de médailles aux concours de patous. Ces médailles qui font leur joie et leur fierté.

Seulement, là, on leur dit: il faut que nos moutons aient des médailles (histoire que les loups les prennent pour des patous?) et répandre l'idée que tous les ruminants peuvent avoir des médailles.

Il y en a parmi les patous qui se sont demandé si c'était une bonne idée de laisser n'importe qui avoir des médailles, d'abord il faudrait les partager et puis elles n'auraient pas la même valeur si un mouton pouvait les obtenir.

Pour un patou c'est normal de rechercher les médailles, pour les moutons c'est moins habituel. Ils préfèrent être comme les autres moutons. Et, quand on les sépare du troupeau, ils ne savent jamais trop si ce n'est pas pour leur « faire la peau ». Du coup, on a vu des moutons fuir devant la perspective d'être médaillés. Et c'est ce qui fâche les patous qui se disent: « Mais à quoi bon tous ces moutons qui ne savent que bêler? ». Remarquez qu'ils n'ont pas toujours bien accueilli les moutons qui venaient leur demander des places médaillables.

Soyons clairs, il est peu probable que les moutons deviennent des patous. Même si - et nous y consacrerons un autre chapitre – il y a toutes sortes de moutons, dont certains présentent des modifications génétiques intéressantes et s'il sera intéressant d'observer le comportement de certains moutons une fois médaillés.

 

C'est plus facile pour les patous de se faire accepter par les loups (dans un prochain opus, vous apprendrez comment les loups ont mis la main sur la réserve de médailles) et certains n'hésitent pas, quand ils voient approcher l'heure de remise des médailles, à se mettre à hurler.

D'où une tendance à se dire chez les moutons qu'entre les loups et les patous pas beaucoup de différence. Certains moutons pensent que cela a un aspect rassurant, que les patous pourront d'autant mieux les protéger des loups, d'autres trouvent cela plutôt inquiétant une telle proximité et se disent qu'à la limite on n'a pas besoin de patous qui ne rêvent qu'à dormir près de la cheminée aux pieds du berger.

Mais le troupeau n'est-il pas un peu jeune et inexpérimenté pour se passer complètement des patous? Et les patous ont-ils tous envie d'aller hurler avec les loups?

 

Il paraîtrait que certains moutons? patous? essaient de favoriser le dialogue, pour que les moutons n'aient pas peur d'être mordus par les patous et que les patous aient l'assurance qu'à un moment de moindre vigilance les moutons ne vont pas se précipiter tous en même temps, droit devant eux, sans savoir où ils vont.

jeudi, 03 avril 2008

Chapitre 108: Une autre politique

Entre deux histoires de moutons, aujourd'hui, je vous confierai un petit secret. Je ne sais pas si vous vous souvenez du «communiqué de Patrick Mignola » qui, alors que j'avais annoncé dans la presse que je ne voterais pas pour M. Charvoz, ne disait pas qu'il soutenait PM Charvoz (UMP) au second tour des municipales à Saint Jean mais ne disait pas non plus le contraire,. J'en avais parlé avec Patrick au téléphone et jamais je n'ai pensé qu'il l'avait fait de gaieté de coeur.
Mais je l'avoue: j'ai douté. Je crois profondément qu'il faut se montrer solidaires. Et justement je ne suis pas sûre que cela consiste à en laisser certains « se faire bouffer » pour en protéger d'autres. Je me suis dit que, même s'il l'avait fait à contre-coeur et s'il ne l'avait pas fait dans un quelconque intérêt personnel, c'était porter atteinte à l'image de notre Mouvement que d'accepter une telle cuisine politicienne.
Au fond, je ne suis pas mécontente d'avoir douté, cela prouve qu'il me reste un peu d'esprit critique :-D D'ailleurs, je promets de douter chaque fois que notre démarche de démocrates se heurtera à une pratique de la politique que nous refusons.
Au moment de l'affaire du communiqué, Patrick m'avait dit qu'il ne briguerait pas forcément la présidence de l'agglomération chambérienne – pourtant, ce n'est pas un secret, il y songeait depuis longtemps. Je n'étais pas sûre qu'il le ferait vraiment. Voici le mot du Président que nous avons reçu tout à l'heure:

Chers Amis,
Veuillez trouver ci-joint la déclaration que j’ai faite devant le Conseil municipal de La Ravoire lundi soir, me retirant de la course à la présidence de Chambéry métropole.
Malgré toute l’attention qui est la mienne aux politiques intercommunales qui seront à n’en pas douter une pierre angulaire de la modernisation de notre vie politique, je crois profondément qu’une élection serrée, qu’elle tourne en ma faveur ou en celle de Louis Besson, condamnerait à l’inaction, au détriment de nos concitoyens.
Si Louis Besson ne veut pas en tirer les conséquences, libre à lui. Pour ma part, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et je soutiendrai le candidat, quelle que soit sa couleur politique, qui me semblera le plus à même de rassembler une majorité de projet et de consensus pour relever les défis qui nous attendent.
Je sais qu’il peut paraître surprenant que des choix politiques de ce type soient faits par des élus dont la population postule plutôt un appétit infini pour les mandats. Mais c’est aussi dans des actes comme ceux-là que, au sein de notre famille politique, nous pouvons contribuer à donner une image plus digne et plus respectueuse du rôle qui est le nôtre.
Patrick Mignola


A ceux qui ne comprendraient pas pourquoi cela me redonne espoir, je dis, ne cherchez pas! Ce sont des histoires de démocrates :-)
Mais de toutes les questions que j'ai pu me poser, je crois que j'en retiendrai une surtout: à qui profite/profitait le fameux communiqué?

mercredi, 02 avril 2008

Les Moutons I

Cela fait des jours que je me triture le cerveau pour trouver une façon élégante et brillante lol de le dire. Je n'ai pas de mal à m'endormir le soir mais je vois en rêve des hordes de moutons et des troupeaux de loups. C'est comme si tout le monde au MoDem, dans les mails et dans la blogosphère en tout cas, s'était mis à la métaphore des moutons.

En l'honneur du Petit Grognard, je parlerai moutons, loups, patous...

Tout d'abord, c'est pas faux, les MoDem se comportent souvent comme des moutons – et les blogueurs MoDem en particulier. Oups! Ça m'a échappé.

 

Ces derniers temps, parmi les moutons MoDem, on se plaint grandement qu'on ait laissé des loups se mêler au troupeau. On voit partout des loups déguisés avec des intentions qu'on devinera forcément « croustillantes ». Mais comment a-t-on pu les laisser approcher? Ce doit être qu'ils étaient déguisés, vous savez, comme dans le Petit Chaperon Rouge, c'est pour ça qu'on ne s'est pas méfiés. Mais, pouah, en fait ils sont de DROITE! Et ils fricotent avec la DROITE aux élections municipales!

 

C'était une jolie bergerie UDF, pas très grande et pas en très bon état mais avec de solides fondations. Puis le berger a dit: « Je veux être le berger de tous les moutons ». Alors, on ne s'est pas méfiés. Comme on ne pouvait pas faire entrer les nouveaux et que c'était l'été, on s'est tous retrouvés à la belle étoile. Mais, pouah, en fait ce sont des moutons de GAUCHE! Et ils fricotent avec la GAUCHE aux élections municipales!

 

J'ai bien peur que nous ne soyons tous c... comme des moutons.

Personne n'a envie de se faire bouffer, c'est normal. En même temps crier au loup sans cesse, c'est le meilleur moyen pour faire se précipiter tout le troupeau en bas de la falaise.

Il suffit peut-être d'indiquer clairement que le temps de la bergerie, c'est fini et qu'on est tous en plein vent. Parce qu'on ne veut plus de la politique des bergeries justement.

 

Soit, on croit: « Le Seigneur est mon berger » et ça nous suffit.

Soit, on croit mais ça ne nous suffit pas. Alors, qu'est-ce qu'on fait pour se tenir au chaud et se protéger des vrais loups qui eux, au moins, ont l'instinct de meute?