lundi, 22 juin 2009

Chapitre 13: MoDem ou Cap 21? Ben, les deux!

Il y a deux ou trois « révélations » que je dois aux lecteurs de ce blog.

Commençons par la première.

Ce week-end c'était le congrès CAP 21 et c'est l'occasion de dire clairement ce que j'ai déjà laissé entendre dans des commentaires, ce qui apparaît sur mon profil Facebook: je suis adhérente CAP 21 depuis 2008.


Je n'étais pas à Angers ce week-end pour une raison qui fera l'objet d'une seconde « révélation ». Mais je suis heureuse que CAP 21 ait réaffirmé son attachement au MoDem.


J'ai appris à mieux connaître CAP 21 grâce à une personne qui était sur notre liste pour les municipales. Il m'a fallu plusieurs mois pour franchir le pas et adhérer. Ce qui m'a attiré dans CAP 21, c'est la coexistence de l'aspect citoyen et écologiste.

Je suis partisane d'une écologie humaniste, c'est-à-dire qui considère avant tout la question de la survie de l'espèce humaine.


J'ai adhéré à CAP 21 alors que j'avais déjà renouvelé mon adhésion 2008 au MoDem. C'était une façon d'affirmer qu'à mes yeux, CAP 21 devait être une composante importante du MoDem.


Plus que jamais je souhaite que le MoDem s'inspire de CAP 21 sous plusieurs aspects :

  1. la réactivité et le dynamisme

    Combien de communiqués CAP 21 et en face le silence du MoDem?

  2. les prises de position claires sur des sujets fondamentaux: OGM, nucléaire...

  3. la proximité avec le milieu associatif

 

mardi, 28 avril 2009

Déjà le numéro 6!

Voici une partie de ce qui m'occupe au MoDem Savoie, la newsletter mensuelle. Mais c'est comme pour Canal +, pour en lire davantage, il faut prendre un abonnement au Mouvement Démocrate Savoie !


Newsletter n°6 - Avril 2009:

L'EDITO

Le jeudi 9 avril, la version définitive du texte antipiratage ou loi HADOPI a été rejeté à la surprise générale par 21 voix contre 15.

Il n'y avait que 16 députés présents lors du premier vote du texte dans la nuit du 2 au 3 avril, après un long examen qui avait vidé l'hémicycle.

Il devrait y avoir une nouvelle lecture du texte à l'Assemblée nationale le 28 ou 29 avril. Et la question que tout le monde se pose -ou en tout cas est en droit de se poser c'est combien seront-ils pour représenter le peuple français ?


On peut s'indigner de cet état de fait et y voir la preuve que notre démocratie fonctionne bien mal. On peut aussi paradoxalement en concevoir de l'espoir car rien ne pourrait montrer de manière plus éclatante à quel point des changements sont nécessaires.


Faudra-t-il embaucher des personnes chargées de ramener nos députés dans l'hémicycle, comme cela est prévu désormais pour les absentéistes scolaires? Ou s'occupera-t-on des causes du mal ? On a tout évoqué:

- le contenu de la loi, son caractère inapplicable.

- le malaise de la majorité (ce serait aussi le malaise de l'opposition).

- le fait que le scrutin ne soit pas nominal.

- le cumul des mandats.


Sur cette seule question, il y aurait beaucoup à dire. Car, si le cumul est compréhensible sur le plan humain – et, dans de très rares cas, stratégique (comme la candidature de François Bayrou à Pau), il n'en demeure pas moins qu'il est nuisible à la représentativité des élus et préjudiciable pour notre démocratie.

Lors de sa visite en Savoie au mois de mars, Fabienne Faure a annoncé que, si elle était élue au Parlement européen en juin 2009, elle renoncerait à son mandat de conseillère régionale.

Je crois qu'il n'y a rien qui prouve mieux l'engagement démocrate d'un(e) élu(e).


Florence Arnoux Le Bras

VP Mouvement Démocrate Savoie

dimanche, 28 septembre 2008

Journal d'une vice-présidence en Savoie

C'est enfin terminé. Les élections oranges auront entraîné beaucoup de déceptions et d'amertume et je l'espère quelques satisfactions ici et là.

Pour moi qui n'ai adhéré à l'UDF qu'en mars 2007 ces premières élections auront été difficiles à vivre. J'ai vu et entendu des choses que je n'ai jamais vues ni entendues comme tête de liste aux dernières élections municipales. Pourtant, je n'étais pour ces élections internes que capitaine en second et je n'ai pas eu à subir les attaques personnelles dont a été victime Noël Communod.

Notre liste "Pour un MoDem libre et indépendant" a échoué à quelques voix près. Mais malgré notre déception légitime, nous restons déterminés à changer la politique en Savoie.

Je dis ici toute mon admiration aux anciens UDF qui ont eu le courage de nous rejoindre ou de soutenir notre équipe de "jeunes" UDF ou de "nouveaux" MoDem qui n'était pas favorite pour ces élections. Les rencontres que j'ai faites pendant cette campagne nourriront pour longtemps ma détermination de bayrouiste.

Et je reconnais volontiers ici la grande sagesse de celles et ceux qui dans nos statuts nous ont dotés d'une présidence collégiale.

Avec mes quatre "nouveaux" camarades Marina Ferrari, Michel Haudry, Frédéric Brassel et Noël Communod, nous aurons désormais à coeur de faire avancer le Mouvement démocrate en Savoie.

Le fait que Marina soit adjointe à Aix-Les-Bains de Dominique Dord, président de l'UMP Savoie et que Michel soit adjoint à Chambéry de Bernadette Laclais (PS) nous assure un équilibre intéressant.

Nous partageons suffisamment pour former une équipe unie et dynamique. La preuve en est notre volonté commune de rupture avec l'Union pour la Savoie (alliance de l'UDF avec l'UMP en Savoie), rupture qui a été affichée publiquement dans l'article du Dauphiné Libéré paru vendredi 26 septembre 2008 en page Région: voilà, ça, c'est fait. On a démarré avant même les résultats de ces élections.

Il ne nous reste plus qu'à nous mettre au travail avec le Conseil départemental et non à chercher le frein comme je le craignais mais à appuyer sur l'accélérateur et à en finir avec des mois d'inertie. Pour faire EXISTER en Savoie une nouvelle voie, une vraie alternative à la gauche et à la droite. Parce que notre responsabilité est immense et qu'elle excède largement les ambitions personnelles de chacune et chacun.

mercredi, 17 septembre 2008

Chapitre 2: Souriez! c'est pour la photo.

L'information du jour, ne vous y trompez pas, lecteurs, c'est que j'ai changé de photo sur ce blog et sur Facebook. « Enfin! » diront certains qui à propos de la précédente avaient pondu des amabilités du genre: « Mais tu as l'air d'avoir douze ans là-dessus » ou « On dirait que tu n'as pas mangé depuis trois mois »...

Si vous voulez me revoir au naturel, toujours aussi souriante face à l'objectif. Regardez donc ici.

Au MoDem en Savoie, comme ailleurs au MoDem, ce sont les élections internes. Cela ne m'inspire plus tellement, quoique. Je me sens depuis quelques jours une furieuse envie d'écrire « Les Moutons III ». Mais je manque aussi furieusement de temps pour le faire. Et puis je n'arrive toujours pas à déterminer si ça sent le mouton grillé ou si au contraire on aura bientôt en Savoie le troupeau le mieux organisé et le plus florissant qui soit.

Aujourd'hui, dans le Dauphiné Libéré, un encart évoque nos élections oranges en page région: « MODEM SAVOIE - L'indépendance au coeur des élections internes du 27 septembre ». Cela ressemble à du Shakespeare. Presque aussi beau qu' « Etre ou ne pas être? »
Le hic c'est que personne ne devait parler à la presse. A mon avis (si l'on considère l'erreur attribuant un mandat d'élu à qui n'en a pas) personne ne l'a fait. Des journalistes chambériens ont vraisemblablement lu nos blogs de campagne. J'en entends déjà grogner contre internet. Eh bien, grognez. Au fond, est-ce si gênant? Des élections, ce n'est quand même pas une maladie honteuse. N'est-ce pas plutôt bon signe qu'on parle de nous et qu'on cherche à prendre de nos nouvelles?

jeudi, 28 août 2008

Préambule

Ici commence le deuxième tome de mes aventures en politique. Dans le préambule du premier tome je t'indiquais, lecteur, que tu n'aurais pas grand profit à me lire. Je ne sais pas ce que tu as pu apprendre sur la politique ou sur mon engagement au Mouvement démocrate de la centaine de chapitres qui précède. Mais je te propose de ne tirer du passé que les leçons qu'il a pu nous donner et je me propose à moi de faire mieux dans l'avenir.

J'essaierai de ne plus écrire d'articles qui affolent le monde de la mode et de garder pour moi mes déclarations de Bisounours.

Si désormais on me dit: le MoDem part avec le candidat UMP à Chambéry, je m'assurerai avant de me réjouir qu'il s'agit bien du choix démocratique du plus grand nombre d'adhérents chambériens.

Et si on me dit qu'un candidat se présente aux cantonales contre Michel Bouvard (UMP) sans l'étiquette MoDem pour cause d'UPS (ancienne alliance de l'UDF avec l'UMP), qu'à Chambéry on ne le considère pas vraiment comme un MoDem parce qu'il est parti pour les municipales avec la candidate PS, il n'y a qu'une chose que je me soucierai de savoir: s'il est fidèle à la ligne d'indépendance défendue par Bayrou.

Enfin, si on me dit que l'UPS n'existe plus, je m'engagerai sur une liste pour les élections internes pour faire que cela devienne une vérité.

 

Tout n'est pas toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, pas plus en politique qu'ailleurs, pas plus en Savoie qu'ailleurs. Il ne me reste dans les années qui viennent qu'à faire comme Candide et à cultiver mon jardin politique, y enlever les mauvaises herbes et y faire grandir les belles pousses.

mardi, 08 juillet 2008

Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie

Voici l'un des posts les plus courts de l'histoire de ce blog. Mon engagement au Mouvement démocrate a pris en un an et demi déjà de multiples formes. La dernière en date est ma participation à un engagement collectif "Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie", dont vous trouverez le texte à l'adresse suivante: http://pourunmodemlibreetindependant.hautetfort.com/ 

Ils viennent parce qu’ils ont entendu que nous n’allions pas retomber dans les travers du passé.
Ils viennent parce que nous refusons toute forme de soumission.
Ils viennent parce que nous voulons construire.
Ils viennent parce qu’ils ont une certaine idée de l’engagement, une idée de citoyens actifs qui ont décidé de s’occuper eux-mêmes de leur propre avenir. 
Annonce par François Bayrou lors de la Fondation du MoDem, Paris-24 mai 2007

 Je vous laisse découvrir la suite...

dimanche, 22 juin 2008

C'est bientôt le 14 juillet?

J'ai toujours tendance à m'accrocher à ce que je crois être à ma portée, tandis que j'hésite souvent à me lancer à l'assaut de sommets lointains.

    Dans cet ordre d'idées je lançais le 17 mai 2008 un appel sur ce blog en faveur du « non cumul de mandats électifs » en interne . Deux raisons à cela:

1. Nous étions en Savoie en pleine réflexion sur notre règlement intérieur départemental et ce fut l'occasion de faire intégrer l'idée de non cumul, dans certains cas précis. Par exemple, un amendement voté lors de l'Assemblée générale du 30 mai dernier établit qu'on ne peut être à la fois conseiller national et membre de la présidence.
2. Le vote du non cumul en interne, c'était un peu notre « gousse d'ail », un moyen de dissuader les zombies assoiffés de pouvoir (on ne sait jamais) en cette période de pré-campagne électorale interne.


Si je me suis engagée en faveur du « non cumul » en interne, c'est bien parce que je vois dans la fin du cumul de mandats électifs en externe, pour les élus de notre République, une chance extraordinaire de faire enfin de la politique autrement. Je ne dis pas que les femmes ou hommes politiques qui cumulent ne remplissent pas correctement leurs mandats. Je dis que nécessairement leur disponibilité serait autre, leur proximité avec les citoyens aussi. Et que l'esprit serait autre car il serait moins aisé de vivre de la politique et de raisonner en termes de carrière personnelle.

Au delà ce serait donner au peuple la possibilité d'avoir un plus grand nombre de représentants différents, on accèderait donc à une plus grande représentativité. On permettrait aussi à un nombre plus important de citoyens d'être des élus...

Cela tout particulièrement si on adjoint au non cumul une limitation dans le renouvellement des mandats électifs (une à deux fois).


Voilà pourquoi j'ai signé la pétition proposée par Werner Büchner
 
et pourquoi je vous engage à faire de même si vous voulez participer à une initiative visant à mobiliser le MoDem contre le cumul des mandats électifs.


    Mais je ne peux m'empêcher d'entendre les arguments qui reviennent le plus souvent dans la bouche des défenseurs du cumul.

Cela permet aux élus d'avoir davantage de moyens d'action. Est-ce recevable? Est-ce qu'une commune dont le maire est aussi conseiller général est vraiment « favorisée » par rapport à une autre? Et si c'était le cas, serait-ce bien juste et équitable et le signe d'un bon fonctionnement de nos institutions?

On entend aussi certains élus (de tous bords) dire avec franchise que s'appliquer le non cumul c'est bien joli mais c'est donner un gros avantage à qui ne se l'applique pas. C'est un argument que j'entends bien et même très bien. Et je dois bien avouer que je n'ai pas été scandalisée par la candidature de François Bayrou à la mairie de Pau.

Il faut tout de même qu'il soit clair que dans ce cas ce n'est pas l'objectif: le non cumul qui est contesté en tant que principe mais le fait que le non cumul ne s'applique pas à tous et que ce soit une «source d'injustices». Devons-nous demander à nos élus MoDem de jouer au foot (ou au rugby) avec une seule chaussure?


    Autant je pense que le Mouvement démocrate doit être la force de changement dont la politique a besoin dans notre pays et autant je n'ai aucun doute sur l'objectif, autant j'ai pu m'interroger sur les moyens à utiliser pour arriver à cet objectif qu'est le non cumul.

Dans un sens -et c'est la fin de ma carrière de Bisounours- je ne crois pas qu'on fera évoluer les choses en persuadant les élus -serait-ce les « nôtres »- de s'appliquer la règle du non cumul. J'en connais -vous en connaissez- qui ont fait parfois leur première campagne de conseiller général sur ce thème et qui ont été élus et qui dès leur deuxième campagne ont décidé que conseiller général ça ne suffisait pas, qu'il fallait aussi être maire, ou inversement...Compter sur la raison, le bon sens et la bonne volonté de chacun cela a ses limites.

Alors?

La seule manière d'obtenir le non cumul effectivement c'est de le faire interdire par une loi.

Qui peut faire passer une loi pareille?

Un président véritablement réformateur et appuyé par une assemblée nationale largement renouvelée, qui seraient élus en 2012 sur des propositions de cette force là. Car le peuple sent que son pouvoir est confisqué mais cherche encore le ou les moyen(s) qui lui permettront de faire à nouveau sien ce qui était à lui. Notre travail à nous, démocrates, c'est peut-être tout simplement d'indiquer quelles sont « les prises de la Bastille » des années à venir.

Pour l'heure il ne me semble pas qu'il y ait en nombre des élus MoDem cumulards ou sur le point de l'être (ça c'est pour les plus pragmatiques lol). Et, même si je me trompais sur ce point, le plus important pour notre avenir commun est que les citoyens connaissent l'engagement du MoDem contre le cumul de mandats électifs et nous fassent confiance pour mettre fin à cette plaie de notre démocratie.

mercredi, 11 juin 2008

Chapitre 115: Le MoDem cherche sa voie

Patrick Mignola ne se représentera pas à la présidence du Mouvement démocrate Savoie pour des raisons personnelles. Depuis un peu plus de huit ans il était président de l'UDF puis du MoDem. Il avait annoncé sa décision à l'assemblée générale du 30 mai 2008. C'était dans le Dauphiné Libéré lundi en page Région.
Par sa candidature aux législatives de juin 2007 face à Bernadette Laclais et à Michel Bouvard il aura permis la naissance concrète du MoDem en Savoie.

La future présidence, une présidence collégiale, composée de cinq membres et élue le 27 septembre prochain, sera donc entièrement nouvelle. Et on peut lire dans l'article du DL ce qui suit: « Pour lui succéder à la tête du MoDem de Savoie, plusieurs noms circulent. On parle de Frédéric Brassel, Marina Ferrari, Yann Bezat, Michel Haudry, Delphine Bense, Jean-François Girard (Tarentaise) ou encore Florence Arnoux Le Bras (Maurienne). » Si j'avais mauvais esprit, je dirais que c'est utile de lire la presse parce qu'on y apprend des choses, même sur soi.
Je note que le « on » propose sept noms pour cinq places, ce qui signifie que si le « on » est bien informé -et il l'est- il y aura plusieurs listes, en tout cas pour la présidence et moi je dis: « Vive le débat! ». Parce qu'il y aura débat sur ce que doit être le MoDem Savoie et non pas seulement querelles de personnes. Parce que dans le cas contraire même la gentille Bisounours que je suis finira par se transformer en Orangina rouge et en fouteuse de merde sur la toile.
L'article précise « un président et quatre personnes autour. Quant à savoir s'il arrivera de l'aile droite ou de l'aile gauche du MoDem, difficile de savoir ». C'est loin d'être la question principale. Pour moi le débat portera essentiellement sur deux points: sur la place que doit occuper le président/la présidente et même la présidence dans l'organisation départementale et sur la bipolarisation droite/gauche de la politique que certains acceptent comme une fatalité et contre laquelle d'autres ont choisi de se battre.

Je me suis engagée à participer aux côtés de Noël Communod, conseiller national, à une liste pour le conseil départemental. Parce que je considère les élections au conseil départemental (qui sera en quelque sorte notre «parlement») comme aussi importantes et même plus que les élections à la présidence. Nous avons commencé à réunir une équipe sur deux idées fondamentales:
1) la démocratie interne, en particulier le non cumul des «mandats» internes et le partage du « pouvoir » par le plus grand nombre car nous sommes persuadés que la démocratie bien comprise n'est pas forcément le foutoir et ne nuit pas nécessairement à l'efficacité (oh!). Et si l'on n'essaie pas de mettre nos convictions démocrates et nos pratiques en adéquation, pourquoi faire de la politique?
2) la ligne autonome, c'est-à-dire concrètement la sortie de l'UPS (Union pour la Savoie), ancienne alliance globale de l'UDF avec le RPR puis avec l'UMP en Savoie.
Notre liste pour le conseil départemental n'est pas arrêtée et notre projet est en cours d'élaboration. Nous avons contacté les adhérents au MoDem Savoie que nous connaissions. Mais j'invite tous ceux qui liraient cet article et se reconnaîtraient dans notre démarche à prendre contact au mail suivant: arnouxlebras@tele2.fr
Si nous faisons une liste pour la présidence, les « cinq » seront choisis démocratiquement parmi nous. Tout ce que je peux dire c'est que j'ai été candidate bayrouiste aux municipales dans la «vraie vie», que j'ai des idées bien claires et bien affirmées (depuis des mois!) à propos du MoDem et que je n'irai pas me cacher sous la table.


samedi, 17 mai 2008

Non au cumul de mandats électifs en interne

Si pour changer la politique nous souhaitons une loi qui interdise le cumul de mandats électifs et qui limite à une fois le renouvellement d'un même mandat

c'est parce que nous pensons:

  1. qu'on peut vivre sans être élu

  2. que la politique n'est pas un métier, ni un outil pour servir des ambitions personnelles

  3. que le pouvoir doit être partagé aussi largement que possible et non concentré dans les mains d'un petit nombre

C'est pour cela que nous nous sommes engagés au Mouvement démocrate.

Aujourd'hui, alors que nos élections internes approchent, alors que nous finissons de rédiger nos règlements intérieurs départementaux, ne serait-il pas possible de faire que ces derniers interdisent le cumul de mandats électifs en interne et limitent à une fois le renouvellement d'un même mandat?

Parce que ce serait un gage important de démocratie interne.

En tout cas c'est un combat que nous mènerons en Savoie.

Peut-être aurait-on pu parler de ceci avant, avant que l'on ait un règlement interne national. Sans doute mais beaucoup d'entre nous ignoraient au fond ce qu'était un RI et ce que serait le RIN.

Ajoutons à cela une certaine fâcheuse habitude à espérer que d'autres feront le boulot...Maintenant il est plus que temps de s'y mettre.

Si vous partagez l'idée que l'interdiction de cumul des mandats électifs en interne serait une première pierre, en tout cas marquerait la différence de notre Mouvement, vous pouvez nous rejoindre sur Facebook

Si vous êtes adhérent(e) du Mouvement démocrate Savoie et que vous souhaitez vous associer à cette démarche, merci de me contacter à l'adresse suivante: arnouxlebras@gmail.com

Pour éviter toute ambiguïté possible: un (et un seul) mandat électif républicain et un (et un seul) mandat électif interne sont bien évidemment parfaitement compatibles.

  

lundi, 12 mai 2008

"Réussir le MoDem"

Au MoDem Savoie nous avions une réunion le 29 avril pour discuter du Réglement intérieur, pour ce qui est du national ce fut vite expédié puisqu'une proposition devait être formulée le 3 mai puis discutée le 8 mai avant d'être examinée par le Conseil national le 14. Pouvait-il en être autrement?
Nous nous sommes donc surtout penchés sur l'organisation départementale, sans savoir précisément s'il y aurait une marge de liberté en la matière, ni ce qu'elle serait le cas échéant. Ce qui est ressorti des débats: le souci d'instaurer une « police » pour les Modems déviants, la volonté en fonction des participants de donner plus ou moins d'importance aux territoires, plus ou moins de poids au Conseil départemental (assemblée), plus ou moins de collégialité à la présidence, de choisir des « dirigeants » plus ou moins selon des compétences. Toutes questions d'une importance capitale mais qui, pour moi qui n'ai jamais appartenu à un parti, sont quelque peu exotiques.

Comme tous, j'ai mes idées en matière d'organisation de notre Mouvement, elles n'ont pas varié depuis ce que j'écrivais en juillet dernier. Mais ce n'est à mes yeux pas suffisant pour avoir un avis définitif et tranché sur tout. Et j'ai apprécié cette possibilité d'en débattre relativement sereinement.
Il est évident que ces questions d'organisation sont extrêmement sensibles. Je ne veux pas parler des appétits que localement elles ne manquent pas de révéler. Je pense aux attentes que le Règlement intérieur n'a pas manqué de susciter, que la version proposée par le siège n'a pas satisfaites, que Bayrou semble avoir ignorées le 8 mai, ne se comportant pas encore une fois comme le chef démocrate dont certains rêvaient...

Alors, ce ne sont que des impressions mais:
1)il faudra un jour ou l'autre qu'on se demande ce qu'est un « chef démocrate ». Je ne crois pas qu'on pourra éternellement faire l'économie de cette question. En juillet, j'écrivais: « Je ne crois pas aux « chefs », je pense que certains à certains moments vont être plus capables que d'autres de représenter nos idées et d'être nos élus mais que ce ne sera pas forcément toujours les mêmes et c'est une bonne chose ». Mais être démocrate ce n'est pas être anarchiste. Je parlerai de responsables, plutôt que de chefs, de dirigeants, de présidents ou de vice-présidents. Mais peu importe leur nom tant qu'ils restent conscients que le « pouvoir » qu'ils exercent n'est pas le leur, qu'ils n'en sont que les dépositaires.
Je pensais en 2007 que François Bayrou ferait un bon président pour notre pays, (entre autres parce qu'il a au plus haut point cette conscience) je n'ai pas changé d'avis. Je persiste donc à croire qu'il est un président « acceptable » :-) pour notre Mouvement.

2)le plus important pour chacun est de « réussir le MoDem ». Je partage l'idée que le MoDem est un laboratoire de refonte politique, le moteur possible de réformes. Pourquoi le veut-on à ce point exemplaire? Peut-être parce qu'il y a derrière une envie que le MoDem fonctionne comme l'on voudrait que l'Etat fonctionne, que le MoDem soit la démocratie que la France n'est pas.
Mais il existe une chose qu'on ne doit pas perdre de vue. Le Règlement intérieur ne changera rien à la vie de nos concitoyens et le MoDem, s'il n'est plus un Mouvement, non plus. « Le MoDem ne doit pas fonctionner comme une pyramide, il y a déjà trop de pyramides qui éloignent les élus du peuple, il doit être comme une maison ouverte sur la rue. Car il y a des moments où nous sommes heureux d'être entre nous, mais cela ne doit pas nous couper du monde et de nos concitoyens. »

3)le MoDem doit se construire sur quelques principes: la représentativité des responsables (parité, territoires), le partage du « pouvoir » (un seul mandat interne, renouvable une seule fois...) et la participation du plus grand nombre (au niveau départemental le véritable pouvoir de décision ne doit pas appartenir à une présidence mais au conseil...).
C'est difficile de le « réussir » parce que tout ceci est très éloigné de ce qui prévaut dans l'organisation des partis actuels, c'est difficile parce que c'est à inventer. C'est un peu comme une recette: il n'y a pas que les ingrédients, il y a aussi la mesure de chaque ingrédient, la température et la durée de cuisson et il y a cette part d'inconnu (cette part d'angoisse) de savoir si le gâteau lèvera ou non. Surtout parce que nous avons tous la certitude que ce n'est pas le moment de le rater, que c'est le moment de le faire partager.

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