jeudi, 05 juin 2008

Chapitre 113: Une bougie

Cela fait un an que j'écris sur ce blog, un an que je tiens ce journal de mon engagement en politique, puisque le préambule à ce journal date du 3 juin 2007. Nous en sommes aujourd'hui au cent treizième chapitre. Un anniversaire, c'est une date heureuse, c'est aussi un moment de bilan.

Il y a eu des moments plus faciles que d'autres dans l'écriture de ce blog, dans les aléas de ma vie de militante et de candidate.

Je ne renie rien de mon engagement et je suis plus fière d'être engagée aujourd'hui (à l'heure où certains parlent de truc ou de « machin » pour ne plus prononcer le nom du Mouvement démocrate) et plus bayrouiste que jamais.

Convaincre qu'on peut sortir des idéologies, qu'on peut faire changer la politique et la rendre aux citoyens, c'est un vrai combat politique. Il y a peut-être plus efficace pour se faire élire mais je ne crois pas qu'il y ait plus utile.

Bref, le récit continue. Il y en a au moins un à qui ça va faire plaisir de me voir rentrée de vacances de blog et en pleine forme.

mardi, 01 janvier 2008

Chapitre 88: Cette fois, c'est décidé!

Parce que l'année 2007 restera pour moi inoubliable, j'ai décidé, pour que l'année 2008 soit à la hauteur:

  1. de rester cool quand  le lave-linge a décidé de ne pas essorer

  2. de ne pas écrire sur le blog quand je suis de mauvaise humeur

  3. de porter mon T-Shirt « I Love Bayrou » seulement à la maison dans l'intimité

  4. de ne pas m'énerver si on me dit que je suis de droite

  5. de ne pas m'énerver si on me dit que je suis de gauche

  6. de ne plus réclamer de têtes parce que c'est vraiment une sale habitude

Je ne suis pas arrivée à huit résolutions, huit pour 2008, mais si jamais je tiens les six résolutions que je viens d'énoncer, j'aurai droit, lecteur, à toute ton admiration.

Et, parce que je souhaite sincèrement que l'année 2008 soit pour toi inoubliable en termes de sentiments, d'expériences et de rencontres, je te présente MES MEILLEURS VOEUX.

 


samedi, 30 juin 2007

Chapitre 10: La section Maurienne

 

Je dois vous parler de la réunion qui s'est tenue hier soir, mais je voulais d'abord dire deux mots du fait d'être une prof et d'avoir choisi de m'engager sur le plan politique. En fait, j'étais plutôt surprise d'apprendre qu'un tiers des députés de la nouvelle assemblée venait du monde de l'enseignement. Certains de mes collègues du lycée Paul Héroult sont des élus, relativement peu d'ailleurs. Quand j'ai commencé à enseigner, je me rappelle avoir pensé que la tâche de former des esprits, de développer leur sens critique (parce que je crois que c'est aussi la fonction de la littérature et que jamais je ne me lasserai d'étudier Voltaire, Diderot, Rousseau avec des élèves de première) m'empêchait désormais de rendre mes idées publiques. Je pensais qu'il ne le fallait pas, non seulement évidemment dans mes classes, mais même à l'extérieur du lycée. Sans doute y avait-il là de ma part une volonté de me protéger, du genre « pour vivre heureux vivons cachés », plus qu'un réel problème moral. Jamais je n'ai fait la moindre allusion à mon engagement politique auprès des élèves que j'ai eus en cours cette année, je doute d'ailleurs qu'ils soient au courant contrairement à certains anciens élèves et aux élèves de mon mari qui nous ont rencontrés alors que nous distribuions des tracts sur le marché ou dans les boîtes, qui nous ont vus en photo dans le journal... Ce début de « célébrité » ne me plaît pas beaucoup, c'est certain, pourtant je ne peux plus me cacher: si je ne suis pas devenue d'un coup indispensable à mon pays, ma région, à la Savoie ou à Saint Jean-de-Maurienne et si j'ai encore beaucoup à apprendre avant d'être élue, au moins je dois faire ce que je peux et que personne ne fera à ma place.

Hier soir, nous avons fêté la naissance officielle d'une section MoDem en Maurienne, nous ne sommes pas très nombreux et essentiellement des Saint Jeannais, il reste beaucoup à faire pour réveiller le centre en Maurienne et implanter durablement notre Mouvement démocrate mais nous formons un groupe soudé, prêt à s'investir. Nous avons en commun le souci de bien faire, d'être à l'écoute et au service de nos concitoyens pour faire exister un projet municipal. Nous avons déjà une salle de réunion et une permanence qui sont aussi la salle de jeux de mes enfants et notre chambre d'amis1. J'ai rendu mon blog « public » auprès de mes amis du MoDem et je le mets à la disposition de notre section, ce blog, c'était une initiative dont je n'avais encore rien dit, sous peu il devrait prendre un caractère beaucoup plus officiel et collectif. Qu'adviendra-t-il de ce journal? J'aimerais sincèrement le poursuivre car, si chaque expérience est personnelle, il y a sans doute dans ce que j'écris des choses qui peuvent être utiles à d'autres.

J'ai choisi de m'engager encore davantage, cela va plus loin un peu plus vite que je le souhaitais peut-être, chacun a connu dans sa vie de ces moments où les choses s'accélèrent que ce soit suite à un évévenement heureux (naissance, mariage) ou malheureux (divorce, décès) où l'on est contraint de se remettre en cause, c'est une rupture de ce type que je ressens et cela a un côté aussi effrayant qu'exaltant. Nous n'avons pas encore de liste constituée pour les élections municipales de 2008 à Saint Jean-de-Maurienne, mais si grâce à nos efforts à tous elle voit le jour, mon nom y figurera sans doute en bonne place, j'ai quelques mois pour m'y habituer. Ce ne sera pas une liste constituée uniquement d'adhérents MoDem ou de sympathisants, il y aura de la place sur cette liste pour tous les démocrates. Dans la même logique d'ouverture que François Bayrou à la présidentielle, nous lançons un appel à tous ceux qui se sentent proches de nos idées et prêts à travailler avec nous pour le bien de notre commune.

 

1 Il y a pire que de travailler au milieu des poupées barbies, des legos et des playmobils!

mercredi, 06 juin 2007

Chapitre 1 (suite): S'engager

Voilà, c'est fait, je n'ai pas écrit hier. C'est tôt, me direz-vous, pour un journal qui vient de commencer. C'est vrai, je ne me cherche pas d'excuses. Ma journée avait commencé relativement tôt. On aurait dit qu'il allait faire beau comme ce matin où j'entends pépier au-dessus de ma tête, mais il y a des jours où tout vous tombe dessus: la facture imprévue, la machine à laver qui n'essore pas, ma fille qui n'a pas encore appris à faire du vélo sans roulettes... J'étais bien contente d'aller me coucher assez tard le soir après l'audition de piano de la grande. Non, je n'ai pas écrit, j'ai distribué des tracts et c'est terminé pour cette semaine. Il faudra attendre les résultats du premier tour. L'affichage continue sur les panneaux d'expression libre, mon mari est parti coller ce matin des affiches avec les fameuses lunettes...

Je m'interromps, mes fils se réveillent, je reprendrai plus tard.
C'est en janvier dernier que j'ai décidé de m'engager pour soutenir la campagne de François Bayrou. C'était devenu une évidence, l'on ne peut pas se plaindre de la manière dont le pays est gouverné, de ceux qui nous gouvernent et ne jamais rien faire pour que cela change, parce qu'en réalité cela nous arrange que les autres agissent à notre place. J'appartiens à une génération de trentenaires qui a appris très tôt le "chacun pour soi". C'est peut-être que l'avenir ne s'annonçait pas très rose: ce sera déjà assez difficile de ne pas être malade du sida, de trouver un emploi... C'est pire pour la génération qui a un vingt ans aujourd'hui, on ne lui épargne rien: la dette, le dérèglement climatique, les emplois précaires, les loyers inaccessibles. C'est sans doute aussi de voir agir la génération de nos parents et son apparent égoïsme face à tout cela. Mais un jour: plus personne pour être représentant des parents d'élèves (il faudra que je vous raconte comment j'ai été tirée au sort), bientôt plus de délégués de classe. Pendant des années, des mois, des semaines, j'ai repoussé l'échéance, en me disant que l'occasion se présenterait plus tard. J'ai  eu un enfant, puis un autre, encore un autre...enfin, enceinte du cinquième, je me suis décidée. C'est difficile de s'engager, je le comprends, c'est se mettre sur le dos une terrible responsabilité, c'est accepter l'idée que l'on peut changer quelque chose.

14:10 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal, bayrouiste, tract, bayrou |  Facebook

dimanche, 03 juin 2007

Préambule

Lecteur, ce journal ne contiendra aucune révélation scandaleuse, il n'est que le miroir de mon engagement et de mon évolution en politique, aussi peux-tu passer ton chemin. Je ne l'écris que pour rendre compte d'une expérience personnelle et ne le destine qu'à la consultation de mes parents et amis, or donc, à moins d'être curieux de la nature humaine, tu n'y trouveras rien qui soit pour toi enseignement ou intérêt.

J'ai trente-deux ans, je suis bayrouiste depuis un an seulement et pourtant je crois l'être depuis ma toute petite enfance, élevée par une famille centriste dans des idées de modération et d'ouverture...