mercredi, 10 octobre 2007
Chapitre 54 (suite et fin)
Puisqu'on parle de générations, il me semble qu'à Saint Jean nous avons un problème. Saint Jeannaises, Saint Jeannais, il faut rajeunir le conseil municipal! Je ne parle même pas d'avoir aujourd'hui des élus d'une vingtaine d'années. Ils auraient eu moins de vingt-cinq ans aux dernières élections. Oups! Quelle horreur! Mais combien y en a-t-il aujourd'hui parmi le conseil municipal qui n'ont que la trentaine ou une petite quarantaine? Pas beaucoup. Certes, c'est aux plus jeunes de manifester leur intérêt pour le gouvernement de la cité, de participer aux projets, au débat et d'être sur des listes. Mais on peut les accueillir plus ou moins bien, non?
Et pourquoi n'y a-t-il pas à Saint Jean de conseil municipal enfants alors que ça se fait partout ailleurs? Et que ce n'est pas un gadget...Y a-t-il plus important pour notre République que de former de futurs citoyens à l'exercice de la démocratie? C'est ce qui s'appelle concrètement se tourner vers l'avenir.
Maintenant on ne va pas jouer à ceux qui ont la plus jeune tête de liste. Ce serait stupide. D'ailleurs, j'ai déjà écrit quelque part que je préférais un maire plus âgé avec une équipe plus jeune, plutôt que l'inverse. Cela me semblerait être un gage plus sérieux de renouvellement.
21:58 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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jeudi, 02 août 2007
Chapitre 27: Rien contre personne
Je voudrais d'abord dire que je n'ai rien contre personne et que j'étais rarement perçue jusque là comme une emmerdeuse. Quand je n'avais pas une opinion très positive, au moins je la gardais pour moi. Je suis tout sauf une « grande gueule » comme on dit. Mais avec mon engagement au MoDem a grandi en moi la volonté de dire les choses et de provoquer des changements (dans la manière de concevoir la politique mais pas seulement).
Le blog m'offre une tribune inespérée pour relayer des idées qui ne sont pas que les miennes. C'est pourquoi je suis bien contente de voir que des Mauriennais commencent à s'y intéresser et à réagir. M. Emmanuel Lavandier, directeur de l'AMAC (association mauriennaise d'animation culturelle) a laissé un commentaire suite à mon Chapitre 24: Concert à Saint Jean. A propos de la programmation culturelle à Saint Jean, je ne veux pas désigner de coupables, je suis consciente de la difficulté de concilier les réalités avec les aspirations de chacun. J'ai croisé M. Lavandier cet après-midi, il m'expliquera (je l'espère) en septembre pourquoi on ne peut pas faire certaines choses. Je ne sais pas exactement quels sont les obstacles mais je les imagine de toutes sortes.
T'es-tu déjà senti, lecteur, brutalement transporté dans l'univers de Kafka? Confronté à une absurdité sans bornes? Je me rappelle une occasion, en particulier, lors d'un conseil d'école de la maternelle Aristide Briand. Il y avait un problème d'odeur (et de dangerosité?) lié à l'existence d'anciennes toilettes désaffectées. Où sont ces toilettes? Mal placées à l'entrée de l'étage et donc inutilisables. En a-t-on besoin? L'équipe enseignante confirme que non. Il n'y a plus autant d'élèves. [Tu me diras: quel est le lien entre cette sombre histoire de toilettes et les obstacles que j'évoquais? Il existe, j'y viens]. Les nouveaux (parents et enseignants) s'interrogent: ne serait-il pas préférable de détruire ces toilettes pour régler le problème? Si, bien sûr. Alors? L'école fait tant de mètres carrés or il faut d'après le règlement des écoles tant de toilettes pour tant de mètres carrés. Mme Santore, alors directrice de la maternelle, avait tout essayé. Rien à faire. L'année suivante, même problème, mêmes questions, mêmes réponses. Et aujourd'hui?
Il y a des « obstacles » contre lesquels il semble qu'on ne puisse rien (un peu comme les intempéries, le fait qu'il pleuve le jour de la Fête du pain...) et qui ne méritent pas qu'on gaspille notre énergie mais d'autres contre lesquels tout dépend de notre volonté commune. Il faut multiplier les manifestations en saison et ouvrir la programmation en direction d'autres publics plus jeunes, pas forcément « scolaires ». Dans le commentaire que j'ai écrit en réponse à M. Lavandier, j'ai évoqué ceci: « faire venir un groupe un peu connu une ou deux fois par an pendant la saison, mettre une salle à disposition de groupes locaux qui ont envie de jouer... Ces gestes seraient très appréciés et ne reviendraient probablement pas très chers étant donné le public que cela amènerait ». Alors: quels sont les obstacles?
22:05 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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