mardi, 08 juillet 2008
Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie
Voici l'un des posts les plus courts de l'histoire de ce blog. Mon engagement au Mouvement démocrate a pris en un an et demi déjà de multiples formes. La dernière en date est ma participation à un engagement collectif "Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie", dont vous trouverez le texte à l'adresse suivante: http://pourunmodemlibreetindependant.hautetfort.com/
Ils viennent parce que nous refusons toute forme de soumission.
Ils viennent parce que nous voulons construire.
Ils viennent parce qu’ils ont une certaine idée de l’engagement, une idée de citoyens actifs qui ont décidé de s’occuper eux-mêmes de leur propre avenir.
Annonce par François Bayrou lors de la Fondation du MoDem, Paris-24 mai 2007
Je vous laisse découvrir la suite...
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dimanche, 22 juin 2008
C'est bientôt le 14 juillet?
Dans cet ordre d'idées je lançais le 17 mai 2008 un appel sur ce blog en faveur du « non cumul de mandats électifs » en interne . Deux raisons à cela:
1. Nous étions en Savoie en pleine réflexion sur notre règlement intérieur départemental et ce fut l'occasion de faire intégrer l'idée de non cumul, dans certains cas précis. Par exemple, un amendement voté lors de l'Assemblée générale du 30 mai dernier établit qu'on ne peut être à la fois conseiller national et membre de la présidence.
2. Le vote du non cumul en interne, c'était un peu notre « gousse d'ail », un moyen de dissuader les zombies assoiffés de pouvoir (on ne sait jamais) en cette période de pré-campagne électorale interne.
Si je me suis engagée en faveur du « non cumul » en interne, c'est bien parce que je vois dans la fin du cumul de mandats électifs en externe, pour les élus de notre République, une chance extraordinaire de faire enfin de la politique autrement. Je ne dis pas que les femmes ou hommes politiques qui cumulent ne remplissent pas correctement leurs mandats. Je dis que nécessairement leur disponibilité serait autre, leur proximité avec les citoyens aussi. Et que l'esprit serait autre car il serait moins aisé de vivre de la politique et de raisonner en termes de carrière personnelle.
Au delà ce serait donner au peuple la possibilité d'avoir un plus grand nombre de représentants différents, on accèderait donc à une plus grande représentativité. On permettrait aussi à un nombre plus important de citoyens d'être des élus...
Cela tout particulièrement si on adjoint au non cumul une limitation dans le renouvellement des mandats électifs (une à deux fois).
Mais je ne peux m'empêcher d'entendre les arguments qui reviennent le plus souvent dans la bouche des défenseurs du cumul.
Cela permet aux élus d'avoir davantage de moyens d'action. Est-ce recevable? Est-ce qu'une commune dont le maire est aussi conseiller général est vraiment « favorisée » par rapport à une autre? Et si c'était le cas, serait-ce bien juste et équitable et le signe d'un bon fonctionnement de nos institutions?
On entend aussi certains élus (de tous bords) dire avec franchise que s'appliquer le non cumul c'est bien joli mais c'est donner un gros avantage à qui ne se l'applique pas. C'est un argument que j'entends bien et même très bien. Et je dois bien avouer que je n'ai pas été scandalisée par la candidature de François Bayrou à la mairie de Pau.
Il faut tout de même qu'il soit clair que dans ce cas ce n'est pas l'objectif: le non cumul qui est contesté en tant que principe mais le fait que le non cumul ne s'applique pas à tous et que ce soit une «source d'injustices». Devons-nous demander à nos élus MoDem de jouer au foot (ou au rugby) avec une seule chaussure?
Autant je pense que le Mouvement démocrate doit être la force de changement dont la politique a besoin dans notre pays et autant je n'ai aucun doute sur l'objectif, autant j'ai pu m'interroger sur les moyens à utiliser pour arriver à cet objectif qu'est le non cumul.
Dans un sens -et c'est la fin de ma carrière de Bisounours- je ne crois pas qu'on fera évoluer les choses en persuadant les élus -serait-ce les « nôtres »- de s'appliquer la règle du non cumul. J'en connais -vous en connaissez- qui ont fait parfois leur première campagne de conseiller général sur ce thème et qui ont été élus et qui dès leur deuxième campagne ont décidé que conseiller général ça ne suffisait pas, qu'il fallait aussi être maire, ou inversement...Compter sur la raison, le bon sens et la bonne volonté de chacun cela a ses limites.
Alors?
La seule manière d'obtenir le non cumul effectivement c'est de le faire interdire par une loi.
Qui peut faire passer une loi pareille?
Un président véritablement réformateur et appuyé par une assemblée nationale largement renouvelée, qui seraient élus en 2012 sur des propositions de cette force là. Car le peuple sent que son pouvoir est confisqué mais cherche encore le ou les moyen(s) qui lui permettront de faire à nouveau sien ce qui était à lui. Notre travail à nous, démocrates, c'est peut-être tout simplement d'indiquer quelles sont « les prises de la Bastille » des années à venir.
Pour l'heure il ne me semble pas qu'il y ait en nombre des élus MoDem cumulards ou sur le point de l'être (ça c'est pour les plus pragmatiques lol). Et, même si je me trompais sur ce point, le plus important pour notre avenir commun est que les citoyens connaissent l'engagement du MoDem contre le cumul de mandats électifs et nous fassent confiance pour mettre fin à cette plaie de notre démocratie.
21:15 Publié dans Mots Dem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, modem, savoie, maurienne, politique, cumul des mandats, françois bayrou
lundi, 12 mai 2008
"Réussir le MoDem"
Comme tous, j'ai mes idées en matière d'organisation de notre Mouvement, elles n'ont pas varié depuis ce que j'écrivais en juillet dernier. Mais ce n'est à mes yeux pas suffisant pour avoir un avis définitif et tranché sur tout. Et j'ai apprécié cette possibilité d'en débattre relativement sereinement.
Il est évident que ces questions d'organisation sont extrêmement sensibles. Je ne veux pas parler des appétits que localement elles ne manquent pas de révéler. Je pense aux attentes que le Règlement intérieur n'a pas manqué de susciter, que la version proposée par le siège n'a pas satisfaites, que Bayrou semble avoir ignorées le 8 mai, ne se comportant pas encore une fois comme le chef démocrate dont certains rêvaient...
Alors, ce ne sont que des impressions mais:
1)il faudra un jour ou l'autre qu'on se demande ce qu'est un « chef démocrate ». Je ne crois pas qu'on pourra éternellement faire l'économie de cette question. En juillet, j'écrivais: « Je ne crois pas aux « chefs », je pense que certains à certains moments vont être plus capables que d'autres de représenter nos idées et d'être nos élus mais que ce ne sera pas forcément toujours les mêmes et c'est une bonne chose ». Mais être démocrate ce n'est pas être anarchiste. Je parlerai de responsables, plutôt que de chefs, de dirigeants, de présidents ou de vice-présidents. Mais peu importe leur nom tant qu'ils restent conscients que le « pouvoir » qu'ils exercent n'est pas le leur, qu'ils n'en sont que les dépositaires.
Je pensais en 2007 que François Bayrou ferait un bon président pour notre pays, (entre autres parce qu'il a au plus haut point cette conscience) je n'ai pas changé d'avis. Je persiste donc à croire qu'il est un président « acceptable » :-) pour notre Mouvement.
2)le plus important pour chacun est de « réussir le MoDem ». Je partage l'idée que le MoDem est un laboratoire de refonte politique, le moteur possible de réformes. Pourquoi le veut-on à ce point exemplaire? Peut-être parce qu'il y a derrière une envie que le MoDem fonctionne comme l'on voudrait que l'Etat fonctionne, que le MoDem soit la démocratie que la France n'est pas.
Mais il existe une chose qu'on ne doit pas perdre de vue. Le Règlement intérieur ne changera rien à la vie de nos concitoyens et le MoDem, s'il n'est plus un Mouvement, non plus. « Le MoDem ne doit pas fonctionner comme une pyramide, il y a déjà trop de pyramides qui éloignent les élus du peuple, il doit être comme une maison ouverte sur la rue. Car il y a des moments où nous sommes heureux d'être entre nous, mais cela ne doit pas nous couper du monde et de nos concitoyens. »
3)le MoDem doit se construire sur quelques principes: la représentativité des responsables (parité, territoires), le partage du « pouvoir » (un seul mandat interne, renouvable une seule fois...) et la participation du plus grand nombre (au niveau départemental le véritable pouvoir de décision ne doit pas appartenir à une présidence mais au conseil...).
C'est difficile de le « réussir » parce que tout ceci est très éloigné de ce qui prévaut dans l'organisation des partis actuels, c'est difficile parce que c'est à inventer. C'est un peu comme une recette: il n'y a pas que les ingrédients, il y a aussi la mesure de chaque ingrédient, la température et la durée de cuisson et il y a cette part d'inconnu (cette part d'angoisse) de savoir si le gâteau lèvera ou non. Surtout parce que nous avons tous la certitude que ce n'est pas le moment de le rater, que c'est le moment de le faire partager.
12:28 Publié dans Mots Dem | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, mouvement démocrate, modem, françois bayrou, organisation, règlement intérieur
mercredi, 16 janvier 2008
Petit conseil... national
Hier j'ai bien failli me mettre en colère (comme Ségolène!) à cause des attaques contre la liste Rhône-Alpes de Gilles Artigues. J'ai jugé utile de dire par honnêteté envers les adhérents électeurs qu'il y aurait inévitablement des désistements (on ne peut pas par exemple appartenir à la fois au Conseil national et au Comité exécutif du Mouvement) et je l'ai fait dans mon précédent post. Cela étant, j'ai confiance en Gilles Artigues et Patrick Mignola parce que je connais leur fidélité à François Bayrou et leur engagement pour faire exister notre Mouvement. Et il me semble légèrement exagéré de parler au sujet de leur présence sur la liste de « dérives antidémocratiques ». Cela me fait penser à ce que dit Corinne Lepage à propos de Jean-Marie Cavada: « Ce n'est pas très correct d'essayer de semer la confusion dans l'esprit des gens en disant « le démocrate c'est moi ». Et c'est très gênant de commencer à se faire des procès d'intentions d'une liste à l'autre.
C'est prendre le risque de déconsidérer le futur Conseil national dont nous avons vraiment besoin pour faire de notre Mouvement un véritable Mouvement et non un vulgaire parti comme les autres. Ce premier Conseil national a devant lui un gros travail qui l'attend, en particulier en termes d'organisation. Je vous renvoie à l'article d'Olivier Montbazet. Je pense, comme d'autres, qu'il sera sans doute bon de prévoir de renouveler ce Conseil dans un temps plus court (une année?) que les trois années prévues initialement, afin que les élections se fassent dans un climat plus favorable et que chacun soit davantage conscient des enjeux.
Plus que jamais nous devrions tous tourner nos énergies vers la construction de "notre maison" afin de la rendre accueillante à tous. Bien sûr, nous sommes impatients mais une maison ne se construit pas en un jour.
13:15 Publié dans Mots Dem | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : politique, Mouvement démocrate, MoDem, François Bayrou, Rhône Alpes, conseil national
samedi, 12 janvier 2008
Chapitre 91: "Je suis une force qui va!"
Ce blog est un blog éminemment politique. On n'y parle quasiment que de politique. Mais il s'est produit hier un fait très inhabituel: j'ai cité à deux reprises le nom de M. Nicolas Sarkozy. Depuis six mois que je poste des articles ou des chapitres de mon journal de bayrouiste, je n'ai cité ce nom que trois ou quatre fois. En fait, je me rends compte tout à coup que c'est extraordinairement peu. Si je me tais à son sujet, ce n'est pas par approbation passive ou par indifférence, mon silence actuel est une réaction à un monde de bruit et d'agitation, à une politique « du tournis » (pour reprendre les mots de François Bayrou) qui m'écoeure.
Mais, si cet été je n'en disais rien ou presque, c'était pour une autre raison. Je n'avais pas voté pour lui mais j'avais décidé de laisser le temps à l'homme qui venait d'être élu de montrer que les Français avaient fait un bon choix. Je me disais qu'il aurait à coeur de prouver qu'il était digne de la confiance qu'on lui avait accordée. Parmi les personnes qui me faisaient penser qu'il fallait attendre et voir, il y avait en particulier Mme Rama Yade, pour laquelle j'éprouve une vraie sympathie. Elle était hier soir l'invitée de Guillaume Durand. Quand il lui a demandé pourquoi elle avait choisi de soutenir M. Sarkozy, elle a évoqué sa volonté de faire plutôt que de parler et a utilisé une expression très intéressante pour le qualifier: c'est « une force qui va ».
« Je suis une force qui va !
Agent aveugle et sourd de mystères funèbres !
Une âme de malheur faite avec des ténèbres !
Où vais-je ? Je ne sais. Mais je me sens poussé
D'un souffle impétueux, d'un destin insensé.
Je descends, je descends et jamais ne m'arrête.
Si, parfois, haletant, j'ose tourner la tête,
Une voix me dit : "Marche !" et l'abîme est profond,
Et de flamme ou de sang je le vois rouge au fond ! »
Non, ça, ce n'est pas elle qui le dit, ni lui, ni moi, c'est dans sa célèbre tirade le personnage de Victor Hugo, le bandit Hernani, lorsqu'il s'aperçoit qu'il est victime de la Fatalité et qu'il veut écarter de lui son aimée Dona Sol.
C'est fou comme notre inconscient peut nous jouer des tours.
14:10 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, Victor Hugo, François Bayrou, Rama Yade, Nicolas Sarkozy
lundi, 07 janvier 2008
Lettre cinquième
M. Bayrou,
je vous écrivais le 15 octobre pour vous dire que le rassemblement était en bonne voie, mais je m'avançais sans doute un peu. Nous voulions rassembler derrière un projet pour notre ville des personnes de différentes sensibilités en ne considérant que la compétence et la motivation de chacun. Nous avons tenté de réunir dans une même équipe des personnes des actuelles majorité (PS) et opposition (DVD) sortantes. Nous avions espéré que dans l'intérêt de tous, sachant que notre commune risque bien de traverser de grosses difficultés, nous pourrions travailler ensemble et sortir des querelles idéologiques. Nous avons échoué dans notre entreprise de faire exister ce rassemblement derrière l'un ou l'autre des deux candidats de gauche. Nous avions même espéré les faire s'entendre tous les deux! De tout cela, il ne reste rien, qu'une mascarade d' « union » chez les SJ 10000. L'histoire ne dit pas pour le moment si M. Daniel Meindre (ex-UDF) s'est rallié aux idées de Mme Jeanine Gippa, adjointe à la culture (je fais un lien vers un article qu'il a publié sur ce blog et dans la Maurienne).
Il nous a été impossible de nous entendre avec une gauche que je qualifie ici de « conservatrice ». Et à Saint Jean de Maurienne, elle est « conservatrice » dans de nombreux sens du terme! Puisque M; Roland Merloz est maire depuis trente ans. Cette gauche « conservatrice » fera tout pour garder le pouvoir.
« Il fallait se rappeler de ce qu'était Saint Jean il y a trente ans! ». Même si j'avais été Saint Jeannaise de naissance, j'aurais du mal à me souvenir! C'était pire? Il y avait encore moins de commerces au centre ville? Moins d'animations à Noël? Au demeurant, j'aime qu'on me parle du passé de notre ville. Il paraît qu'avant il y avait des bijouteries, que Saint Jean était une belle ville, prospère. « Des c. de ces c. de droite! ». Euh, oui. « Non, il faut voir tout ce qu'on a pu faire en trente ans et heureusement. » D'accord, mais justement il y a des « choses » que vous avez faites (surtout ces derniers temps) sur lesquelles on n'est pas d'accord. « Pas d'accord? C'est qu'on s'est mal compris. Mais, allez, on est d'accord. » Euh, non.
Du coup, nous avons ouvert une discussion avec le candidat de droite. Il a fallu « provoquer » cette discussion, parce qu'en plus de cinq mois d'existence du blog, avec la certitude de notre côté que nous étions lus et connus, nous n'avions guère eu, depuis juillet et notre rencontre avec M. Jean-François Rousset, de signe de vie en provenance de la droite saint jeannaise, si l'on excepte M. Pascal Azzariti. D'ailleurs, cela faisait des mois que l'on nous disait qu'il n'y aurait pas de discussion possible avec la droite, que Saint Jean autrement avait décidé de soutenir une candidature très à droite et d'évincer tous ses membres plus modérés. Depuis qu'il est candidat, M. Pierre-Marie Charvoz s'est prononcé en faveur de l'ouverture, s'agit-il d'une volonté réelle? En tout cas, nous en aurons le coeur net.
Florence Arnoux Le Bras - Mouvement démocrate
13:15 Publié dans Lettres à M. François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, Savoie, Maurienne, Saint Jean, municipales 2008, Mouvement démocrate, François Bayrou
dimanche, 16 décembre 2007
Chapitre 82: Pour qui j'ai voté
Je tiens un journal politique depuis six mois maintenant. Si mon blog est autant lu, je pense que c'est en grande partie grâce à ce journal. J'ai répondu à beaucoup de questions de lecteurs sur le blog ou en dehors du blog: si j'étais de gauche? De droite? Si j'étais vraiment bayrouiste (comme si on pouvait l'être pour de faux)? Si je croyais au Mouvement démocrate? Si j'avais l'intention d'être candidate aux municipales? Jamais personne n'a pensé à demander pour qui j'avais voté aux dernières élections présidentielle et législative. Je connais des blogueuses/des blogueurs qui ont affiché clairement leur vote sur leur blog et parfois remontent à des élections bien antérieures. Je ne l'ai pas fait, non pas que j'eusse souhaité ne rien en dire, c'est simplement que je n'en ressentais pas la nécessité. J'avais l'impression qu'à celui qui le voudrait vraiment il ne serait pas bien difficile de savoir ce que j'avais voté.
Premier tour des présidentielles: Je vote pour François Bayrou.
Deuxième tour des présidentielles: Je vote blanc.
Premier tour des législatives: Je vote pour Patrick Mignola (candidat UDF-MoDem) et sa suppléante Huguette Duverney-Guichard
Deuxième tour des législatives: Je vote blanc.
A chaque fois, au deuxième tour, il ne s'agit pas de voter blanc par déception de voir « mon » candidat éliminé. Jai pesé le pour et le contre de chaque candidature sans vraiment les départager et je dis aussi mon ras-le-bol d'une bipolarisation que je supporte de plus en plus mal.
Certain(e)s ne vont pas être content(e)s d'apprendre que je n'ai pas voté pour eux aux législatives, tant pis. Il faut me convaincre de voter autrement parce que je ne voterai pas pour la gauche parce que c'est la gauche, ni pour la droite parce que c'est la droite.
Mais cela ne signifie aucunement que je voterai blanc aux municipales, il n'y a pas de fatalité. Je peux voter « à droite » sans être de droite, je peux voter « à gauche » sans être de gauche. Et même je peux être sur la liste d'un(e) candidat(e) de gauche sans être de gauche, je peux être sur la liste d'un candidat de droite sans être de droite.
Alors, est-ce qu'être MoDem c'est être sans étiquette? Non mais être MoDem, ce n'est pas défendre une place. C'est vouloir le dialogue au delà des clivages or qui dit dialogue, dit capacité à s'enrichir d'un point de vue différent et refus du sectarisme. Parfois le dialogue ne permet pas de dépasser tous les réflexes sectaires et conduit à un échec, parfois il permet de créer des équilibres et de se rassembler autour d'un projet commun ayant pour seul souci de répondre aux attentes de la population.
Le MoDem nous demande d'engager des contrats de gouvernement locaux avec des listes qui nous semblent les plus proches de nos valeurs. Un soutien a été apporté par le MoDem de Chambéry à la liste de Xavier Dullin, présentée lors de la conférence de presse du 12 décembre 2007 et diffusée par la presse le 13 décembre 2007 (DL). Il est fondé sur un vrai désir de changement, la constitution par Xavier Dullin d'une liste non étiquetée « UMP » et très ouverte à des sans étiquette et une convergence de vue certaine sur le projet. Cet accord n'impose aucune obligation aux autres territoires. Mais je le dis haut et fort, d'après tout ce que j'en sais, si j'avais été Chambérienne, je n'aurais eu aucun mal à souscrire à un tel accord. Je serais tout aussi favorable à un accord avec un(e) candidat(e) de gauche qui se ferait sur les mêmes bases.
11:05 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : politique, Savoie, Maurienne, Saint Jean, municipales 2008, François Bayrou, Patrick Mignola
dimanche, 02 décembre 2007
Chapitre 75: Qui a peur du MoDem?
J'ai eu tort de grogner et de dire qu'on perdait du temps avec les statuts, qu'on ferait mieux de s'occuper des municipales et d'écrire un article à ce sujet. Ne serait-ce que parce que ce samedi à Villepinte il y a eu ces quatre heures de vote des statuts, ces votes à main levée de milliers d'adhérents. Je n'ai pas assisté au congrès, je l'ai suivi de loin, pourtant j'aurais aimé être là pour cette naissance du Mouvement démocrate qui décidément ne fait rien comme les autres.
Mais, pendant que les 50000/60000 adhérents du Mouvement se réjouissent, au PS comme à l'UMP, on fait plutôt la gueule. Personne ne veut d'un troisième larron qui risque bien de confisquer la balle ou qui empêchera qu'on se la passe tranquillement, une fois toi, une fois moi. Et si on se passait la balle à chaque élection lol Bon, à droite, ils ont vite repris l'habitude de garder la balle pour eux et ça ne va pas être facile de la récupérer. Mais à gauche on se dit: ils finiront bien par faire une connerie. Alors, on attend. Enfin, il y a ceux qui attendent et ceux qui se disent que décidément, puisque l'herbe est plus verte de l'autre côté, ils n'ont qu'à traverser. Après tout, on ne peut pas leur en vouloir. Pourquoi? Parce qu'ils traversent ou ne traversent pas, ils oeuvrent en faveur de la conservation d'un système binaire, dans lequel il n'y a pas de place pour un troisième. Dans lequel on ne voit pas, qu'on soit de gauche ou de droite, la nécessité de changer quoi que ce soit à la politique. On s'amuse bien entre nous. On a nos privilèges, nos carrières, nos mandats de 30 ans, nos petits cumuls. Ces démocrates, avec leurs trois « r »: « rassemblement, renouvellement, refondation démocratique », ce sont des rrr-évolutionnaires que j'vous dis.
On pouvait tolérer l'UDF parce que l'UDF n'offrait pas une alternative, mais on a peur du MoDem et cela peut aller jusqu'au rejet que l'on ressent dans un article publié dans le Monde hier. Si on résume l'article, d'après ses anciens « proches »: l'homme a un gros problème d'ego, il a besoin qu'on lui dise qu'on l'aime, il ne supporte pas qu'on le contredise, il a le goût du pouvoir, c'est un séducteur, il manipule autrui...Non, ne vous y trompez pas: il s'agit bien de Bayrou. L'article commence par le constat qui tue: «Populaire entre toutes les personnalités politiques - près de la moitié des Français (48 %) souhaitent lui voir jouer un rôle important, selon le baromètre Sofres-Figaro Magazine qui sera publié le 1er décembre -, il s'attire une rare détestation de la part de ceux qui, à un moment ou un autre, ont croisé son chemin.» C'est vrai ça: pourquoi la population est-elle si favorable à Bayrou? Et si on changeait ça lol
Ceux qui craignent le Mouvement démocrate sont aujourd'hui les mêmes que ceux qui ont toujours craint deux choses: le peuple et le changement!
22:05 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, Mouvement démocrate, MoDem, François Bayrou
mercredi, 14 novembre 2007
Idéalisme et pragmatisme
Dans la blogosphère orange tous les blogs ou presque évoquent les statuts. Tout le monde s'inquiète que ces statuts ne soient pas ceci ou pas cela. Assez bizarrement depuis des jours je me tais à ce sujet. Et, comme personne ne m'a rien demandé, après tout, j'aurais pu continuer à me taire. Cela m'aurait évité les foudres de certains de mes camarades blogueurs que j'aime beaucoup et qui, j'espère, me parleront encore après cet article.
Pour moi c'est une chose que de vouloir ce qu'il y a de mieux pour notre nouveau mouvement. Rien ne sera assez beau pour le Mouvement Démocrate, des statuts aussi revus et corrigés soient-ils ne seront jamais assez dignes des espoirs qu'il porte... Vouloir que les adhérents, pour une bonne part complètement neufs en politique, s'y retrouvent dans le mouvement, que la base puisse se faire entendre, qu'il n'y ait pas de querelles entre chapelles, c'est ce que je souhaite moi aussi.
Je n'avais jamais appartenu à un parti avant d'adhérer à l'UDF en février dernier pour soutenir François Bayrou pendant sa campagne et j'ignore en réalité beaucoup de la manière de fonctionner d'un parti traditionnel. En fait, d'après ce que j'ai pu entrevoir, je crois que j'aurais du mal à m'y soumettre si je devais un jour y être confrontée. Il est clair que pour moi un système dans lequel on a sa place essentiellement à l'ancienneté, c'est à exposer au musée; que je n'admettrai qu'une « hiérarchie » ou autorité fondée sur le fait que certains sont prêts à accepter plus de responsabilités que d'autres et/ou qu'ils sont plus capables de les assumer. En conséquence, j'ai éprouvé et j'éprouve encore certaines craintes à l'idée que notre mouvement, parce qu'il ne se serait pas muni des statuts adaptés, ne puisse devenir autre chose qu'un parti banal, que notre rêve de démocratie se heurte à l'impossibilité de trouver une forme nouvelle qui soit le reflet de nos espoirs.
C'est une chose très importante de se montrer attentifs, vigilants. Mais c'en est une autre que de freiner le mouvement ou tout au moins de donner l'impression qu'il piétine. Devant la multitude d'amendements accumulée à propos de ces pauvres statuts je me demande s'il est bien nécessaire de dépenser autant d'énergie sur cette seule question. Si au moins nous étions sûrs que nos statuts soient si parfaits qu'ils assurent la pérennité de notre mouvement, mais il n'existe pas de statuts qui puissent garantir cela, ni même qui assurent que notre mouvement ne sera pas récupéré par d'odieux manipulateurs. La vraie force de notre mouvement ce sont ses adhérents et leur détermination à changer la politique en s'engageant. Si nous l'oublions, ce ne sont pas des statuts qui nous sauveront.
Et je commence à me demander si, empétrés dans nos affaires internes, nous ne sommes pas en train d'oublier ce qui nous a fait nous rassembler: la volonté de faire exister une nouvelle éthique politique. La volonté de rappeler qu'un élu a pour vocation de servir ses concitoyens, que la véritable démocratie ne consiste pas à voter une fois tous les deux ou trois ans, que la politique doit être mieux vécue et mieux partagée pour garantir chacun des effets pervers du pouvoir. Les élections qui arrivent sont une chance pour nous de faire exister au plan local la démocratie que nous souhaitons. Sans élus nous n'aurons pour longtemps plus aucun moyen d'agir ou même seulement de nous faire entendre.
Qu'importe après tout que nos statuts ne soient pas parfaits! Pourvu qu'au sein du Mouvement démocrate on ait la volonté d'aller peu à peu vers une démocratie plus grande, comme ce doit être le cas à l'échelle de notre société toute entière.
18:48 Publié dans Mots Dem | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : politique, Mouvement démocrate, municipales 2008, François Bayrou
mercredi, 31 octobre 2007
Chapitre 61: La liberté
Quand j'ai décidé de m'engager en politique, je l'ai fait par idéalisme, parce que je pense que l'on peut réformer la politique et que cela doit venir de citoyens qui n'ont pas depuis toujours planifié une carrière politique. J'ai le sentiment que j'ai accepté le poids d'une lourde responsabilité: « C'est difficile de s'engager, je le comprends, c'est se mettre sur le dos une terrible responsabilité, c'est accepter l'idée que l'on peut changer quelque chose », voilà ce que j'écrivais au début de mon journal http://lemodemenmaurienne.hautetfort.com/archive/2007/06/...
Je me suis engagée par idéalisme (parce que je partageais les idées de François Bayrou) mais je ne suis pas une idéaliste. Je ne pense pas qu'on puisse changer quoi que ce soit uniquement par des idées, des paroles et des blogs, à un moment, il faut entrer dans le système, devenir un(e) élu(e) et se confronter à la réalité des choses pour espérer les faire changer. C"est comme ça que je le vis en tout cas. Je connais des personnes qui ont beaucoup d'idées à exprimer mais qui refusent de s'engager non pas dans un parti! (je ne leur en voudrais sûrement pas) mais dans un projet, voire sur une liste pour les municipales. Elles ont peur d'y perdre leur liberté. Est-ce qu'on n'est pas plus libre quand on choisit d'agir librement? C'est peut-être que j'ai trop lu Sartre dans ma jeunesse :-) mais je n'ai pas le sentiment d'avoir perdu ma liberté, au contraire.
Toujours est-il que là, concrètement je cherche des adhérents pour notre association qui doit organiser un « festival du manga » à Saint Jean de Maurienne. Et ce n'est pas une association politique! Alors, si vous connaissez des personnes qui ont envie de se bouger pour la culture à Saint Jean, donnez-leur mon mail.
13:15 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Savoie, maurienne, saint jean, Modem, François Bayrou, liberté



