mercredi, 08 octobre 2008
Chapitre 3: L'audit financier, le passé
Le 5 septembre 2008 le Dauphiné Libéré titrait en page Maurienne à propos de notre cité de Saint Jean de Maurienne: « La ville en faillite? ». L'article faisait suite à la présentation de l'audit financier en conseil municipal deux jours plus tôt.
Cela fait déjà un mois et je n'ai pas encore écrit à ce sujet. C'est peut-être tout simplement que j'accuse le coup comme beaucoup de Saint Jeannais. J'avais beau soupçonner un certain nombre de choses. Les chiffres sont durs à avaler.
Ceux qui lisent ce blog depuis quelque temps déjà se souviendront peut-être que dans les débuts de mon engagement politique local, durant l'été 2007, alors que je découvrai la réalité des investissements entrepris (médiathèque, centre technique municipal, salle [de répétition] d'orchestre) par l'ancienne municipalité, j'avais employé ce mot de « faillite » et qu'il m'avait été reproché.
A noter que je ne l'avais employé qu'en cas de départ de l'usine Alcan-Rio Tinto qui fait vivre la commune depuis des années et aujourd'hui la communauté de communes.
L'usine est encore là. Pour combien de temps?
Mais la ville est confrontée à des difficultés financières sans précédent pour deux raisons:
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elle doit emprunter et passer d'un endettement de 8 millions d'euros à quelques 16 millions en 2008 pour payer ses gros investissements.
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depuis le passage à la Taxe Professionnelle Unique1 ses charges augmentent plus vite que ses produits.
D'une ville riche et « fleurissante » à qui il fallait deux ans et demi pour régler ses emprunts nous allons donc basculer en quelques mois à une ville qui n'est pas sûre de pouvoir un jour se désendetter.
Peut-être est-il effectivement légèrement exagéré de parler de faillite. La ville a déjà atteint par le passé des niveaux d'endettement importants sans que cela tourne à la catastrophe et sans qu'il soit question d'augmenter les impôts de 25%.
Mais la situation est suffisamment sérieuse pour que tous les citoyens saint jeannais se montrent vigilants pendant les prochains mois car tout dépend aujourd'hui de la gestion de la municipalité actuelle et de sa capacité à tenir les engagements pris par l'ancienne équipe, quand bien même seraient-ils discutables.
Il faut dire que c'est toujours plus ou moins le cas. On hérite toujours de ce qu'ont pu faire ceux qui nous ont précédé. La sagesse est peut-être de savoir en hériter et d'en tirer le meilleur.
(A suivre)
1 La Taxe Professionnelle est aujourd'hui touchée par la communauté de communes qui n'en reverse qu'une partie à Saint Jean (le montant de la TP 2003 moins les différents transferts de compétences et donc de charges déjà effectués).
15:08 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste (II) | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 16 octobre 2007
Chapitre 56: Plan B?
Je me rends bien compte que j'ai pu choquer certaines personnes en parlant de faillite de la ville (Lettre 4 et commentaires). Pour moi aussi le mot a été dur à entendre. Je crois que d'avoir entendu parler de faillite des personnes qui en savent largement plus que moi, cela a rendu tout à coup l'hypothèse plus concrète. Bien sûr, je savais qu'en cas de départ d'Alcan/Rio Tinto ce serait difficile pour toute la vallée. Je le savais comme on le sait tous depuis longtemps. Mais on ne peut s'empêcher d'espérer que ce départ ne se fasse pas, que l'usine soit sauvegardée grâce à une extension ou que le Lyon-Turin soit arrivé entre temps ou que machin truc... Entre temps, il y a eu Métaltemple à Saint Michel! le chiffre des 50% de recettes en moins pour la communauté de communes et Saint Jean si l'on perd la TPU (taxe professionnelle unique) d'Alcan. Non, je ne savais pas beaucoup des choses que je sais aujourd'hui, que j'ai apprises aussi grâce à ce blog. Alors, que cela fasse désordre de jouer les Cassandre pendant une pré-campagne, je m'en moque. Ce n'est pas ma faute si le problème de la dette, un des thèmes de Bayrou pendant sa campagne, est aussi un problème local. Appelons ça un hasard malheureux. Moi, je ne veux pas être en faillite, c'est tout! A cause d'un centre technique, d'une médiathèque et d'une salle de répétition encore moins! La question que je me pose maintenant, c'est: « Avons-nous un plan B? ».
10:00 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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