mercredi, 02 avril 2008
Les Moutons I
Cela fait des jours que je me triture le cerveau pour trouver une façon élégante et brillante lol de le dire. Je n'ai pas de mal à m'endormir le soir mais je vois en rêve des hordes de moutons et des troupeaux de loups. C'est comme si tout le monde au MoDem, dans les mails et dans la blogosphère en tout cas, s'était mis à la métaphore des moutons.
En l'honneur du Petit Grognard, je parlerai moutons, loups, patous...
Tout d'abord, c'est pas faux, les MoDem se comportent souvent comme des moutons – et les blogueurs MoDem en particulier. Oups! Ça m'a échappé.
Ces derniers temps, parmi les moutons MoDem, on se plaint grandement qu'on ait laissé des loups se mêler au troupeau. On voit partout des loups déguisés avec des intentions qu'on devinera forcément « croustillantes ». Mais comment a-t-on pu les laisser approcher? Ce doit être qu'ils étaient déguisés, vous savez, comme dans le Petit Chaperon Rouge, c'est pour ça qu'on ne s'est pas méfiés. Mais, pouah, en fait ils sont de DROITE! Et ils fricotent avec la DROITE aux élections municipales!
C'était une jolie bergerie UDF, pas très grande et pas en très bon état mais avec de solides fondations. Puis le berger a dit: « Je veux être le berger de tous les moutons ». Alors, on ne s'est pas méfiés. Comme on ne pouvait pas faire entrer les nouveaux et que c'était l'été, on s'est tous retrouvés à la belle étoile. Mais, pouah, en fait ce sont des moutons de GAUCHE! Et ils fricotent avec la GAUCHE aux élections municipales!
J'ai bien peur que nous ne soyons tous c... comme des moutons.
Personne n'a envie de se faire bouffer, c'est normal. En même temps crier au loup sans cesse, c'est le meilleur moyen pour faire se précipiter tout le troupeau en bas de la falaise.
Il suffit peut-être d'indiquer clairement que le temps de la bergerie, c'est fini et qu'on est tous en plein vent. Parce qu'on ne veut plus de la politique des bergeries justement.
Soit, on croit: « Le Seigneur est mon berger » et ça nous suffit.
Soit, on croit mais ça ne nous suffit pas. Alors, qu'est-ce qu'on fait pour se tenir au chaud et se protéger des vrais loups qui eux, au moins, ont l'instinct de meute?
18:43 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Mots Dem | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mouvement démocrate, modem, udf, gauche, droite, moutons |
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mercredi, 26 décembre 2007
Chapitre 84: Quel choix pour le MoDem à Saint Jean?
A Aix-Les-Bains comme à Chambéry, le MoDem soutient la liste du candidat investi par l'UMP et y participe. Est-ce que cela préjuge en quelque chose de ce que le Mouvement démocrate décidera de faire à Saint Jean pour ces municipales? Non. Il y a à cela plusieurs raisons:
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Le Mouvement démocrate n'est pas l'UDF, il n'existe pour les municipales en Savoie aucune stratégie d'alliance avec l'UMP et nous sommes absolument libres de nous entendre sur un projet avec le candidat qui nous semble pouvoir le porter. D'ailleurs, et cela mérite quand même d'être souligné, il n'y a pas à Saint Jean de candidat ayant demandé officiellement l'investiture UMP.
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Si nous étions en discussion avec les candidats de gauche depuis un certain temps, nous ne discutons avec Pierre-Marie Charvoz (UMP) que depuis peu. Sa liste est déjà bien avancée et nous ne sommes pas sûrs d'y être bien accueillis, ni de nous y sentir franchement à l'aise. Or, pour nous, il est essentiel qu'il y ait cohésion et sentiment que nous pourrons travailler ensemble.
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Nous sommes passés experts dans l'art de ne tomber d'accord avec personne lol probablement parce que nous avons quelque difficulté à concilier idéal et principe de réalité.
Quoiqu'il en soit, il y a de bonnes chances pour que, parmi les chefs de file désignées par le MoDem dans les principales villes de Savoie, je sois la dernière à rendre ma copie. Alors, c'est vrai, je me trouve des excuses. Je suis complètement nouvelle en politique, c'est un monde où je ne connaissais quasiment personne et où personne ou presque ne me connaissait. D'ailleurs, notre Mouvement est nouveau lui aussi. De manière plus générale il nous fallait du temps pour instaurer le dialogue et faire comprendre ce que nous souhaitions comme rassemblement pour notre ville.
Même s'il n'était pas dans mes intentions de donner de la publicité aux discussions que nous avons pu avoir avec les uns ou les autres, certaines choses sont parues dans la presse. Mais ce ne sont pas les rumeurs ou ce qui a pu être publié qui ont fait échouer le rassemblement avec la gauche. Simplement il ne s'agissait en aucun cas de partir avec la gauche pour faire la preuve de l'indépendance du Mouvement démocrate par rapport à la droite. Nous n'avons pas raisonné en termes de stratégie ou de positionnement politique. Nous avons considéré avant tout ce que nous pensions préférable pour Saint Jean. Or, il s'est avéré qu'avec Christine Merlin nous n'étions pas d'accord sur l'analyse de la situation. Il est clair que mon/notre engagement en politique est né aussi d'un certain mécontentement par rapport à la manière dont notre commune était gérée et conduite. Ce mécontentement n'est pas nouveau mais il a pris encore davantage d'ampleur ces dernières années et ces derniers mois. Nous ne souhaitons pas une rupture brutale et forcément destructrice, en revanche nous souhaitons du changement et nous avons toujours cherché un(e) candidat(e) capable d'incarner ce changement.
Par conséquent, si nous pensons que Pierre-Marie Charvoz peut incarner ce changement, il nous faudra, pour refuser de le soutenir, d'autres raisons que le fait qu'il soit le candidat de la droite.
14:23 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : politique, Savoie, Maurienne, Saint Jean, municipales 2008, Mouvement démocrate, droite |
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lundi, 18 juin 2007
Chapitre 7 (suite): La droite, la gauche et moi
Beaucoup d'électeurs centristes ont choisi hier de voter pour le candidat ou la candidate du PS dans un souci d'équilibre que je comprends. Mais je ne peux pas me réjouir d'une non-défaite à gauche (comme je l'appelais hier soir) qui retardera presque immanquablement une prise de conscience pourtant nécessaire: l'on ne peut pas s'entendre dans la division, ni vivre dans le passé. Entre querelles des chefs au PS et alliance contre nature des Verts avec les Communistes, on est repartis pour cinq ans de silence presque total ou d'opposition stérile (un peu comme mon fils de dix-huit mois en ce moment qui ne sait dire que « non » même quand c'est « oui »). Certaines idées de gauche ont de l'avenir et méritent de se faire entendre, d'autres pas: il faudrait sans doute faire le tri. Je crains, toujours traumatisée par le référendum sur la constitution européenne, qu'encore une fois cela se fasse autour d'intérêts personnels et non autour d'idées et de projets.
« Qui bene amat bene castigat »1, je « viens de la gauche » enfin si l'on veut: c'est vrai, j'ai voté pour Lionel Jospin en 1995 parce que je ne pensais pas que Jacques Chirac ferait un bon président. J'espérais qu'en 2002, le PS choisirait un autre candidat, j'ai voté pour Jospin sans enthousiasme et sans y croire. J'avais espéré qu'en véritable homme d'Etat il laisserait sa place à un Fabius (qui n'était pas encore à gauche de la gauche) ou à un Strauss-Kahn. Non, je n'ai pas de passé « trotskyste », quoique: un jour il faudra que je vous raconte comment lors de la campagne présidentielle de 1995 j'ai atterri à un meeting d'Arlette Laguillier en compagnie d'un ami gaulliste... J'ai été syndiquée un an au SNES, pas pour préparer une mutation, comme le font beaucoup de jeunes profs, mais parce que, légèrement utopiste sur les bords, je croyai en la nécessité d'échanger des idées et de représenter les profs, tous les profs, sans oublier l'intérêt général des élèves, parents d'élèves...Je n'y ai pas trouvé le dialogue que je cherchais. Il me semble évidemment nécessaire pour réformer l'enseignement, comme le souhaite François Bayrou, de prendre les syndicats enseignants comme partenaires mais il ne faudrait pas non plus surestimer leur représentativité.
J'ai rompu définitivement avec le PS (auquel je n'ai jamais adhéré) au moment du référendum sur la constitution européenne. Je suis, comme on dit, une européenne convaincue et je n'ai pas compris qu'on puisse marchander ses idées contre une position sensément à la corde pour les élections présidentielles, je n'ai pas compris qu'on puisse préférer dire « non » à Chirac plutôt que réfléchir en termes d'intérêt du pays. Se retrouver les derniers quand on a été les premiers. Je sais bien qu'un précepte de l'évangile nous y invite mais bon, cela n'a jamais été ma tasse de thé. Il n'y avait rien de si terrible, ni de si inacceptable dans cette constitution que cela justifiât de tels désaccords au sein d'un même parti et une telle division au sein des Français.
Je me rappelle au lycée en classe de Terminale avoir soutenu contre mon prof par bravade que, oui, l'on pouvait faire le bonheur des autres même contre leur volonté. Si je l'ai jamais pensé sérieusement, en tout cas je ne le pense plus, je pense que chacun doit faire un bout du chemin et ne pas tout attendre, en particulier de l'Etat. « Aide-toi et le ciel t'aidera »2. C'est sans doute cela ma rupture philosophique avec la gauche. Je commençais à penser que j'étais peut-être de droite: je ne suis pas opposée à toute privatisation des entreprises publiques bien au contraire3, je pense que l'Etat assistance c'est terminé, j'ai voté Chirac au deuxième tour des élections en 2002 sans état d'âme. Je me suis peut-être embourgeoisée: une belle maison, une grande famille, une employée à domicile pour m'aider pour le ménage, le repassage... Pourtant, mes idées sur la transmission du patrimoine ne sont pas de droite, pour mes amis qui votent à droite je paraissais toujours de gauche. Il m'a fallu des années pour comprendre que je n'étais ni de gauche, ni de droite, un vilain petit canard en somme, avide de trouver d'autres vilains petits canards. Si j'ai une chose à reprocher à Patrick Mignola, président de l'UDF Savoie, c'est de m'avoir à notre première rencontre cataloguée comme « venant de la gauche », en ayant seulement entendu mon mari dire que dans sa famille (pour dire la vérité une moitié de sa famille) on vote PS, certes il est prof, je suis prof, nous sommes profs...mais tous les profs (et fonctionnaires en général) ne sont pas de gauche et tous les entrepreneurs ne sont pas de droite, certains ont refusé et refusent toujours le clivage et l'appartenance qui leur est presque imposée, comme allant de soi. Maintenant, je le sais, je l'assume, je suis du centre et je souffre de le voir dans l'état où il est, je suis du centre, même pas du centre gauche, d'un centre indépendant, existant en lui-même en dehors de la gauche comme de la droite et défendant ses idées.
1« Qui aime bien châtie bien »
2 Je promets d'arrêter les citations, au moins pour aujourd'hui. C'est aussi dans l'évangile, non?
3 La privatisation d'EDF est une erreur que la Savoie, la Maurienne en particulier risquent de payer très cher car de la négociation du kwh (kilowattheure) dépend le maintien de certaines industries comme celle de l'aluminium (l'entreprise Alcan à Saint Jean-de-Maurienne).
17:40 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : ps, gauche, droite, centre, bayrou, savoie, maurienne |
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