mercredi, 23 avril 2008
Lettre ouverte à Monsieur le député Michel Bouvard
Monsieur le député,
vous n'êtes pas sans savoir l'importance attachée à l'usine Alcan-Rio Tinto de Saint-Jean-de-Maurienne par ses salariés, ses sous-traitants, toute une ville et au-delà toute une vallée. Or, aujourd'hui, il existe de fortes interrogations au sujet de son avenir, sinon immédiat, du moins proche.
M. le maire de Saint-Jean-de-Maurienne a évoqué en conseil municipal le 3 avril 2008 la nécessité de trouver une « alternative » et l'existence de repreneurs potentiels. Mais il semble nécessaire, s'agissant d'une question aussi essentielle, que la population mauriennaise dispose de davantage d'informations.
Aussi vous demandè-je de bien vouloir préciser certains points: que faut-il penser de ce projet de reprise alors que le groupe Alcan-Rio Tinto ne souhaitait pas vendre l'usine il y a deux ans et qu'il a largement communiqué sur le rôle central de l'usine de Saint Jean dans le pôle Rhône-Alpes pour la recherche?
Qui sont les repreneurs potentiels?
Quelles garanties aurait-on que ces repreneurs proposent une alternative durable pour l'usine?
Une copie de ce courrier sera publiée demain sur mon blog personnel (http://lemodemenmaurienne.hautetfort.com/) et je m'engage à publier votre réponse.
Avec l'expression de mes sentiments distingués.
09:41 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 21 avril 2008
Alcan-Rio Tinto I
Jusque là on nous garantissait que le consortium Exeltium allait régler les problèmes énergétiques de l'usine Alcan-Rio Tinto de Saint Jean de Maurienne.
Or, aujourd'hui, alors qu'il en va de l'avenir des salariés et même de l'avenir d'une ville, il semble que la survie de l'usine après 2012 (ou 2015), date de la fin de son contrat avec EDF, soit menacée.
Au conseil municipal du 3 avril 2008, M. Charvoz dit ses inquiétudes par rapport au sort de l'usine et, secondé par M. G. Nagi, "jette de l'huile sur le feu". En effet, il énumère un certain nombre de "constatations":
- On annonce une réduction des effectifs prévue pour l'automne (intérimaires non reconduits...)
- Le groupe Alcan prend toujours la décision de fermer une usine quatre ans avant la fermeture effective (2008 pour 2012)
- L'attitude d'Alcan-Rio Tinto est très négative. Le groupe ne s'est pas bien comporté dans le cadre du consortium Exeltium et n'a pas obtenu l'énergie nécessaire pour Saint Jean à un prix garantissant la rentabilité de l'usine. Ils n'ont pensé qu'« à porter plainte contre EDF » (Alcan-Rio Tinto est en procès avec EDF pour obtenir une prolongation de son contrat énergétique jusqu'en 2015).
- Ils ont prévu de construire en Algérie une usine aux capacités bien supérieures.
- Alcan-Rio Tinto va vouloir fermer l'usine, sans chercher à la vendre: « Les craintes que j'avais se vérifient. On nous fait le coup d'Arcelor-Mittal. Je serai d'autant plus dur avec le groupe que j'avais demandé à son président une entrevue, il ne m'a jamais répondu. Il faut de la transparence » (citation de M. Charvoz dans le DLdu 5 avril 2008)
Tout ceci ne peut manquer d'entretenir l'agitation sociale à l'intérieur de l'usine- et ça ne va pas aller en s'arrangeant dans les semaines qui viennent.
Dans le même temps, M. Charvoz assure qu'il a les choses en mains: « L'affaire est suivie par l'Elysée, Matignon, le ton va se durcir... » et qu'il y a une «alternative» : le rachat par des investisseurs privés. Or justement M. Charvoz évoque des repreneurs potentiels qui se seraient manifestés récemment. Mme Jeanine Gippa, membre de l'ancienne majorité municipale, précise qu'il y a déjà eu une offre de faite il y a deux ans. M. Charvoz dit que c'est impossible, c'est tout nouveau. Qui croire?
M. le maire de Saint Jean de Maurienne a l'air sûr de son fait. Mais il est utile sans doute de poser certaines questions:
Que penser de ce projet de reprise alors que le groupe Alcan-Rio Tinto ne souhaitait pas vendre l'usine il y a deux ans et qu'il a largement communiqué sur le rôle central de l'usine de Saint Jean dans le pôle Rhône-Alpes pour la recherche?
Qui sont les repreneurs potentiels?
Quelles garanties aurait-on que ces repreneurs proposent une alternative durable pour l'usine?
Je retranscrirai demain sur ce blog le courrier adressé à M. Michel Bouvard, député de Maurienne et président de la Commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations.
20:43 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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