samedi, 10 novembre 2007
Chapitre 65: La politique culturelle
Si je devais aujourd'hui exprimer un point de vue sur l'affaire de l'Amac par exemple, je dirai que je regrette la manière dont tout cela s'est passé et que cela ait pu paraître une main mise sur la culture. Je regrette que cela ait pu être vécu par autant de bénévoles comme une injustice de se voir retirer la programmation culturelle sans qu'on prenne en compte tout le travail fourni. Mais je me dis que cela peut être une chance de mieux partager la programmation culturelle, je vois qu'il nous faut d'autres associations(?) pour promouvoir des événements (des « journées du manga »?). Une de nos participantes propose un « festival africain » en articulation avec nos jumelages avec Tessalit et Dzolo. Pourquoi pas aussi un festival franco-italien de chant choral? Il faut penser pour les Saint Jeannais, pour les Mauriennais et même avoir l'ambition d'attirer sur certains événements un public plus large. Je crois profondément qu'en matière de culture il faut des idées nouvelles et il est vrai qu'un point de vue plus « jeune » n'est peut-être pas à négliger. Mais pourquoi mépriser ce qui se faisait jusque là? Pourquoi tout casser? Je vois surtout que désormais il y a à réorganiser le service culturel de la mairie et à « reconstruire » comme le disait Mme Nathalie Mettay. Or ceci ne se fera pas à la va-vite dans les cinq mois qui viennent. C'est un énorme chantier qui attend l'élu(e) à la culture qui aura aussi à gérer les suites de la fameuse médiathèque.
16:06 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 01 novembre 2007
Chapitre 62: Les livres
Pourquoi j'aurais préféré ne rien avoir à reprocher à la future médiathèque de Saint Jean de Maurienne:
Quand j'étais gamine à l'école de mon village dans la classe des grands (CE2, CM1, CM2), je m'occupais de la bibliothèque. Chacun d'entre nous avait son « métier ». Samuel avait en charge le courrier, Nicolas le jardinage (je crois), Joëlle était notre infirmière pour les petits bobos (elle est devenue infirmière « pour de vrai »)... Ma meilleure amie Claire et moi, nous nous occupions des livres de la classe. Je les revois, bien rangés, les livres de la bibliothèque rose et de la bibliothèque verte sur lesquels nous veillions comme un trésor. Nous les prêtions à nos petits camarades et nous les réparions à grand renfort de scotch qui collait aux doigts. Aujourd'hui, je répare ceux de mes enfants mais j'avoue que je préfère laisser cette tâche à mon mari, comme s'il y avait trop de choses enfouies là-dessous.
La bibliothèque du village, c'était une petite salle sombre et froide dans une annexe à la salle des fêtes. On ne venait que pour emprunter des livres un soir par semaine, on ne les lisait pas sur place évidemment. Dans mon souvenir la salle n'avait pas de fenêtres. Je me rappelle de grandes étagères avec des livres recouverts de papier kraft et d'une dame extraordinaire qui me conseillait dans mes lectures. J'étais une boulimique de lecture. J'avais toujours à mon chevet une demi-douzaine de livres commencés. Je lisais de front plusieurs livres et, comme j'ai toujours éprouvé une sorte d'angoisse à terminer un livre, j'en ai conçu de sales manies, comme le fait de toujours ou presque commencer par « feuilleter », c'est-à-dire lire le début et la fin avant de lire le reste.
Quand j'étais lycéenne, la bibliothèque de Chambéry était à deux pas du lycée Vaugelas et je m'y installais dès que j'en avais l'occasion. Pendant mes études supérieures, je cumulais cinq ou six cartes de bibliothèque, ma chambre en cité U était envahie par des piles de livres sur la table-bureau, sur l'étagère, sur le sol. Vous me direz que ce n'est pas une façon de traiter les livres, c'est vrai, mais je ne bénéficiais pas du même confort qu'aujourd'hui. Il y avait la BU (bibliothèque universitaire), la petite BU, les bibliothèques de centre ville, la BM (bibliothèque municipale) de Grenoble où l'on vous apporte/apportait les livres de la réserve par un système de monte-plats. Pour moi, la première fois que j'ai débarqué à Grenoble, c'était quelque chose d'incroyable.
J'ai aussi eu la chance d'entrer dans des bibliothèques merveilleuses, comme celle du palais Farnèse, ambassade de France à Rome (merci à Martine et Isabelle C.) Des milliers de livres d'une beauté extraordinaire, des étagères qui montent partout jusqu'au plafond et une atmosphère qui rend le savoir entreposé là presque sensible. Je ne saurais dire si c'est plus beau ou plus imposant. En tout cas, il m'arrive souvent de repenser à ce lieu. Dans le cadre de mes recherches pour ma thèse1, pour consulter les tapuscrits de mon auteur Jacques-Louis D'Estrebay, j'ai « écumé » les bibliothèques à Grenoble, à Lyon, à Besançon... et à Paris, la BNF. C'est ce qui me plaisait dans l'idée de devenir chercheur: ces heures passées au milieu des livres, en leur compagnie. Dire que j'aime les livres, ce serait encore mentir.
Ceci pour affirmer sans ambiguïté aucune que, s'il n'y avait pas d'inquiétude par rapport à la future capacité financière de la ville et s'il n'y avait pas peut-être d'autres priorités, je m'enthousiasmerais pour un projet de nouvelle médiathèque à Saint Jean. D'ailleurs, ces réserves émises, si médiathèque il y a, je m'intéresse de près à ce qu'elle sera:
http://lemodemenmaurienne.hautetfort.com/archive/2007/08/...
Ne devait-il pas y avoir une réunion pour en discuter avec la population?
http://lemodemenmaurienne.hautetfort.com/archive/2007/08/...
Car la prochaine municipalité devra en faire une réussite.
1 Si vous tapez mon nom dans un moteur de recherche, vous ne tomberez que sur un article, j'ai abandonné ma thèse après la naissance de mon petit quatrième. Mais un jour je retournerai à la recherche. Tu vois, Martine, je n'ai pas complètement oublié :-)
14:25 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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samedi, 20 octobre 2007
Chapitre 57: Qui ne dit mot...
Ce week-end, c'est le Salon du livre à Hermillon www.salon-du-livre.fr pour les lecteurs qui (et c'est bien dommage pour eux) ne connaissent pas encore la Maurienne, c'est un village qui jouxte Saint Jean, sur la gauche quand on arrive de Chambéry. J'y vais tous les ans en famille, en général j'y vais le dimanche soutenir mes élèves qui concourent pour le prix de lecture à haute voix Charles Maly. Mais cette année ce sera plus compliqué, d'abord il n'y a pas d'animation prévue pour les plus petits (ça aussi c'est dommage) et surtout l'un de mes fils est malade, encore ce sale virus qui circule depuis quinze jours dans les écoles et qui m'a valu avant-hier de passer une soirée allongée sur le canapé avec un mal de crâne épouvantable. J'essaierai de passer demain, ne serait-ce que pour voir Daniel [Meindre] qui publie sa première pièce.
Je n'ai pas écrit avant-hier, j'avais mal au crâne, vous me direz que c'est une bonne excuse. Je crois surtout que je n'avais pas encore assez ruminé l'affaire saint jeannaise du moment. Mais comme qui ne dit mot consent, je vais quand même en parler à tout hasard, sachant que j'avais évoqué la future nomination à Saint Jean d'un directeur des affaires culturelles dans le chapitre 24 et que je n'en avais pas forcément mesuré toutes les conséquences.
Certains parlent de « scandale » de l'Amac (pour les non initiés: Association mauriennaise d'animation culturelle). Le Dauphiné libéré titrait hier « Une mort assurée » à propos de la démission de quinze des vingt membres du conseil d'administration lors de l'AG de mercredi.
Suite à l'embauche d'une directrice aux affaires culturelles Mme Nathalie Mettay, l'association s'est vue retirer la programmation culturelle qui faisait jusque là partie de ses compétences. Désormais cette programmation dépendra donc de Mme Mettay, placée directement sous les ordres de l'actuelle adjointe à la culture Mme Jeanine Gippa qui aurait dit: « Nous souhaitons aussi ouvrir la culture à tous ». Soyons clairs. Les fonctionnaires territoriaux sont là pour appliquer les décisions prises et peuvent donner des conseils, ils ne décident pas, seul(e)s les élu(e)s prennent les décisions. Ce sera désormais l'adjoint(e) à la culture qui décidera de la programmation culturelle. C'est vrai qu'il fallait sans doute des changements. Mais de là à confier la programmation cuturelle à un ou une élu(e)...Est-ce ce qui se fait ailleurs? Etait-ce la meilleure chose à faire? D'après l'article du DL, les démissionnaires « s'interrogent aussi sur les moyens financiers qui seront alloués à la direction des affaires culturelles pour la programmation ».
Les élections municipales ont lieu dans cinq mois maintenant. Je n'entrerai pas dans le débat qui consiste à savoir si Mme Gippa se présentera ou non aux élections mais, quoiqu'il en soit, il y a des chances pour que l'on change d'adjoint à la culture en cours d'année. Remarquez, c'est un chouette cadeau à faire à la petite nouvelle ou au petit nouveau. Mais quel sera le résultat d'un changement intervenu en mars sur la prochaine saison 2008-2009? Est-ce une volonté de faire table rase? « Déconstruire pour reconstruire » disait Mme Mettay dans un article précédent du DL. Pourquoi? Et pourquoi maintenant? J'aimerais comprendre.
18:50 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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jeudi, 04 octobre 2007
De la culture
Je sais que la culture n’est pas le sujet essentiel à traiter en premier lors d’une campagne municipale. Chacun sait qu’une économie en bonne santé permet d’aborder plus sereinement les projets d’avenir de la cité. Malgré tout, pour que les habitants se sentent bien dans leur ville il faut leur offrir les conditions d’une vie culturelle de qualité, accessible à tous et diversifiée. Les élus jouent alors un rôle essentiel et en particulier l’adjoint chargé de la culture. On ne doit jamais oublier que St Jean de Maurienne est une ville qui a un patrimoine et une histoire millénaires. La Société d’Histoire et d’Archéologie de Maurienne joue depuis 150 ans un rôle essentiel dans la connaissance et la préservation de notre Histoire. Dans des domaines plus actuels des associations animées par une majorité de bénévoles se dévouent sans cesse afin de présenter des spectacles de qualité (musique, théâtre, conférences…). Rien n’est jamais parfait. On peut toujours souhaiter plus d’imagination, plus de créations, plus d’ambition. Cela est possible à deux conditions : que les équipements permettent d’accueillir des événements d’importance dépassant le cadre de notre canton et de la Maurienne (l’absence d’une salle de spectacles évolutive est rédhibitoire), que les élus insufflent une ambition telle qu’elle permettra de mettre l’imagination au pouvoir. C’est le rôle d’une municipalité de mettre en place les conditions d’une politique culturelle de qualité (coordination des spectacles, aides techniques, communication, subventions si besoin est….) mais je regrette de dire que ce n’est pas à une municipalité de choisir et de décider le contenu des programmes culturels. La culture repose sur la liberté, la diversité, la participation des membres des associations culturelles, le rôle joué par les intermittents du spectacle….Il faut aussi que ces projets soient dans le cadre de l’intercommunalité un facteur de rassemblement des populations heureuses de participer à des réalisations communes. Le Salon du Livre d’Hermillon est une réussite éclatante d’une volonté communale portée par son maire Yves Durbet, s’appuyant sur un groupe de bénévoles passionnés, d’un projet culturel qui dépasse les frontières de notre vallée et qui va fêter sa 18ème édition. Un autre exemple est celui de Roger Favier, Maire du Chatel, qui chaque été offre des spectacles culturels exigeants mais accessibles à tous. Il est regrettable que notre ville ne propose aucun projet de cette envergure. Personne ne peut oublier que voici 25 ans le Festival de Maurienne déjà porté par Roger Favier nous enchantait, nous captivait, amenait des spectateurs issus de toute la France, nous permettait de découvrir des groupes de très grande qualité. Le Festival de Maurienne n’est pas mort pour des raisons financières. Il est mort pour des raisons politiques. Si celui-ci existait encore il serait de la notoriété des plus grands festivals français.
Il n’est pas question de faire du passé table rase. Il est question de s’appuyer sur les femmes et les hommes dont la passion pour leur ville est évidente, leur expérience et leurs compétences artistiques sont reconnus. Est-il logique, comme dans beaucoup de domaines qu’il soit fait systématiquement appel à des personnes dont nul ne niera la compétence mais qui ne considéreront notre ville que comme une étape dans leur carrière ? Il faudra se poser ces questions. Il faudra aussi voir comment utiliser et faire évoluer des projets qui ne peuvent être remis en cause à ce jour (la Médiathèque en est le plus bel exemple).
J’ouvre le débat avant d’en aborder d’autres tout aussi importants pour notre ville. Je ne suis pas le seul à le souhaiter. La culture doit rester un espace de liberté.
Daniel Meindre
13:35 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Echos de campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 06 août 2007
Chapitre 29: Des relations saintjeanno-italiennes
J'ai parlé de concerts pour jeunes et de mangas et voilà, si je suis élue, je serai conseillère municipale à la « culture de la jeunesse », autant le dire tout de suite, haut et fort évidemment, pourquoi pas? Je m'intéresse au sort des jeunes par déformation professionnelle et parce que j'ai l'impression qu'on les a un peu négligés ces dernières années1. Mais ce qu'il y a à faire en matière de culture ne se limite pas à cela.
J'ai été formée par une culture classique et humaniste, qui m'a conduite à voyager un peu en Italie, or je n'ai jamais appris l'italien, personne ne le parlait plus dans ma famille, je le comprends et le déchiffre grâce au latin, je ne le parle pas, à mon grand regret. Heureusement c'est la langue étrangère qui est enseignée dans nos écoles primaires et à défaut de mon « ego » (si je n'arrive pas à m'y mettre sérieusement) mes enfants apprendront l'italien à Aristide Briand. Alors, il y a une question que je me pose depuis longtemps et que je pose depuis quelques temps à tous les Saint Jeannais avec qui je discute. Pourquoi n'existe-il pas aujourd'hui pour notre ville de jumelage avec l'Italie? Personne ne m'a encore donné de réponse satisfaisante. Je précise au passage que je n'ai rien contre les jumelages existants, bien au contraire. Pourquoi pas aussi avec une ville italienne? Ce sont peut-être mes origines piémontaises qui parlent, origines que je partage tout de même avec beaucoup de Savoyards et de Saint Jeannais. On sera d'accord que ce n'est pas une question de distance. Certains d'entre nous empruntent le tunnel du Fréjus plusieurs fois par semaine. Alors pourquoi? Si l'on songe à ce que cela pourrait apporter en termes d'échanges culturels (je ne parle pas seulement d'échanges scolaires, je pense par exemple à des échanges de chorales et de musiciens ou de société de généalogie et d'histoire, à des voyages organisés pour tous) mais aussi en termes d'échanges sportifs..., il n'y a pas beaucoup d'explications qui tiennent! Serait-il si difficile de trouver une commune italienne qui souhaite un jumelage avec nous?
1Pas de raisons plus personnelles si ce n'est que mes enfants sont des jeunes à venir (je précise pour ceux qui n'ont pas lu le début du journal que j'aurai trente-trois ans le 15 août et que je ne me considère plus comme particulièrement jeune)
11:55 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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samedi, 04 août 2007
Chapitre 28: Les mangas à Saint Jean?
Par curiosité j'avais emprunté des mangas à lire à des élèves il y a cinq ou six ans. C'est apparemment très divers. Je connais mieux les dessins animés: je ne me suis jamais remise du « Tombeau des lucioles » de Takahata (le même qui faisait Heidi quand j'étais gamine). En fait, au départ de mon intérêt pour le Japon, il y a le cinéma d'Akira Kurosawa.
D'après mes premières recherches, il n'existe aucune manifestation pérenne autour du manga en Savoie, ni même en Rhône-Alpes (sauf à Lyon http://www.animint.com/actualites/archives_18.html#450). Il y a eu les 10 et 11 mars 2006 un festival manga "Traits japonais" organisé sur Jacob-Bellecombette par des étudiants http://www.123savoie.com/index.php?act=art&art=23903 il ne semble pas avoir été reconduit. Je ne dis pas qu'on fera mieux mais on peut toujours essayer de faire à notre manière.
C'est quelque chose de très rassembleur pour les "jeunes", il n'y a qu'à voir l'engouement des élèves au lycée et la réussite que constitue le club manga ... On pourrait poser les premières pierres dès cet hiver et envisager pour les années à venir des « Journées du manga » à Saint Jean-de-Maurienne: au théâtre (concours de costumes, cosplays:jeux de scène en costumes, conférence sur le genre, ses origines, le Japon), au cinéma (en incluant le cinéma de Saint Michel), à la bibliothèque, ainsi qu'organiser une vente de mangas d'occasion, un concours de dessins...Il faut avant tout de la volonté, de l'énergie et de l'organisation. Cela ne coûterait pas très cher à notre commune et finirait peut-être par constituer un atout touristique non négligeable durant la saison hivernale.
Pour une fois, ce que j'écris n'a pas de lien direct avec la « politique » si ce n'est qu'il nous faudrait l'appui de la municipalité. Je participerai évidemment volontiers à ce projet puisqu'après tout, l'idée en est sortie toute armée et casquée de ma tête et qu'il n'a pas l'air de trop effrayer ceux à qui j'en ai parlé jusque là. Je ne voudrais pas qu'on dise que j'ai attendu d'être élue pour m'impliquer dans la vie de ma commune.
Alors quels sont les obstacles?
17:30 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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jeudi, 02 août 2007
Chapitre 27: Rien contre personne
Je voudrais d'abord dire que je n'ai rien contre personne et que j'étais rarement perçue jusque là comme une emmerdeuse. Quand je n'avais pas une opinion très positive, au moins je la gardais pour moi. Je suis tout sauf une « grande gueule » comme on dit. Mais avec mon engagement au MoDem a grandi en moi la volonté de dire les choses et de provoquer des changements (dans la manière de concevoir la politique mais pas seulement).
Le blog m'offre une tribune inespérée pour relayer des idées qui ne sont pas que les miennes. C'est pourquoi je suis bien contente de voir que des Mauriennais commencent à s'y intéresser et à réagir. M. Emmanuel Lavandier, directeur de l'AMAC (association mauriennaise d'animation culturelle) a laissé un commentaire suite à mon Chapitre 24: Concert à Saint Jean. A propos de la programmation culturelle à Saint Jean, je ne veux pas désigner de coupables, je suis consciente de la difficulté de concilier les réalités avec les aspirations de chacun. J'ai croisé M. Lavandier cet après-midi, il m'expliquera (je l'espère) en septembre pourquoi on ne peut pas faire certaines choses. Je ne sais pas exactement quels sont les obstacles mais je les imagine de toutes sortes.
T'es-tu déjà senti, lecteur, brutalement transporté dans l'univers de Kafka? Confronté à une absurdité sans bornes? Je me rappelle une occasion, en particulier, lors d'un conseil d'école de la maternelle Aristide Briand. Il y avait un problème d'odeur (et de dangerosité?) lié à l'existence d'anciennes toilettes désaffectées. Où sont ces toilettes? Mal placées à l'entrée de l'étage et donc inutilisables. En a-t-on besoin? L'équipe enseignante confirme que non. Il n'y a plus autant d'élèves. [Tu me diras: quel est le lien entre cette sombre histoire de toilettes et les obstacles que j'évoquais? Il existe, j'y viens]. Les nouveaux (parents et enseignants) s'interrogent: ne serait-il pas préférable de détruire ces toilettes pour régler le problème? Si, bien sûr. Alors? L'école fait tant de mètres carrés or il faut d'après le règlement des écoles tant de toilettes pour tant de mètres carrés. Mme Santore, alors directrice de la maternelle, avait tout essayé. Rien à faire. L'année suivante, même problème, mêmes questions, mêmes réponses. Et aujourd'hui?
Il y a des « obstacles » contre lesquels il semble qu'on ne puisse rien (un peu comme les intempéries, le fait qu'il pleuve le jour de la Fête du pain...) et qui ne méritent pas qu'on gaspille notre énergie mais d'autres contre lesquels tout dépend de notre volonté commune. Il faut multiplier les manifestations en saison et ouvrir la programmation en direction d'autres publics plus jeunes, pas forcément « scolaires ». Dans le commentaire que j'ai écrit en réponse à M. Lavandier, j'ai évoqué ceci: « faire venir un groupe un peu connu une ou deux fois par an pendant la saison, mettre une salle à disposition de groupes locaux qui ont envie de jouer... Ces gestes seraient très appréciés et ne reviendraient probablement pas très chers étant donné le public que cela amènerait ». Alors: quels sont les obstacles?
22:05 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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jeudi, 26 juillet 2007
Chapitre 24: Concert à Saint Jean
Mardi soir, j'ai assisté à la cathédrale de Saint Jean-de-Maurienne à un concert donné dans le cadre des Fêtes musicales de Savoie. Il y avait au programme, après une première partie inégale, le « Requiem » de Cherubini. J'étais très fatiguée après une journée remplie de discussions et d'activités diverses, bref, je serais bien restée chez moi avec la perspective de me coucher avant 22 heures. Je n'en suis pas à devoir absolument me « montrer » à ce genre de manifestations. Mais je n'allais pas laisser passer cette occasion, il n'y en a pas tant à Saint Jean. J'ai gardé un souvenir extraordinaire de l'époque où j'étais étudiante à Grenoble et des répétitions générales auxquelles j'assistai, comme seul public, grâce à des amis musiciens. C'est de là que me vient mon goût pour les concerts classiques. L'an dernier, j'avais beaucoup apprécié l'interprétation de la neuvième symphonie de Beethoven. Avant-hier, cela manquait de souffle et de force, ce n'était qu'à moitié convaincant et c'est bien dommage. Je n'ai pu m'empêcher de remarquer que dans la cathédrale il y avait peut-être plus de « Chambériens » que de Mauriennais et cela aussi c'est bien dommage.
Ce n'est pas qu'il n'y ait pas de public en Maurienne, je crois que les Mauriennais et les Saint Jeannais sont un peu désabusés devant l'offre qu'on leur propose, je ne parle pas uniquement de musique « classique » ou de musique (encore cette année y a-t-il eu les « Carmina burana » et a-t-on constaté un petit mieux au niveau de la Fête de la musique) mais de théâtre, de danse...Un choix trop limité, trop peu varié d'une année sur l'autre (en tout cas depuis dix ans). Sans doute est-ce une bonne idée que la ville recrute un directeur culturel pour susciter le changement, mais il faudra faire plus et penser enfin! aux jeunes à qui on ne propose quasiment rien.
Je m'intéresse à la culture, c'est un peu normal et évident pour une prof de littérature, j'ai en tête des manifestations ni très compliquées à mettre en oeuvre, ni très coûteuses!!! qui nous permettraient d'utiliser le patrimoine de notre ville et de soutenir le tourisme été comme hiver. Il m'est arrivé de m'impliquer par le passé dans deux ou trois actions, mais cela ne suffit pas. Je n'attendrai pas d'être élue (si je dois l'être) pour aller plus avant en creusant certaines pistes, en prenant des contacts. Il faut montrer que notre ville n'attend pas tout de Chambéry en matière de culture, qu'elle est capable d'être un centre culturel en Savoie et d'utiliser les énergies propres à la Maurienne. On pouvait se douter, étant donné mon C.V, que j'allais parler de culture, je l'ai déjà fait d'ailleurs et je le ferai encore en parlant de la médiathèque. Mais je ne compte pas me limiter à la culture et à l'éducation sous le simple prétexte que je suis une femme, une mère de famille nombreuse et une prof.
19:00 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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