jeudi, 06 novembre 2008

Chapitre 4 (suite): L'audit financier, l'avenir...

 

    2) Une situation qui demande que l'on fasse des choix clairs et acceptés par tous:

    Notre ville de Saint Jean de Maurienne n'est plus aussi riche qu'elle l'a été. C'est un fait que nous devons accepter. Si nous voulons éviter que cela ne se transforme en surendettement et en véritable déclin, nous devrons faire des choix en matière de budget.

    L'augmentation des impôts est-elle la seule solution?

    Ou, pour faire des économies, faudra-t-il plutôt revenir sur certains services à la population? Lesquels? Les Saint Jean Bus? D'autres services mis en place par la précédente municipalité?

    M. le maire a lui-même souligné en conseil municipal, pour faire suite à la présentation de l'audit financier que les choix qui seraient faits dans les mois, l'année qui viennent seraient décisifs.

    Les citoyens doivent être bien évidemment informés des décisions qui seront prises, bien plus ils doivent même pouvoir y participer.

    Le rôle des élus est de proposer plusieurs solutions pour sortir la ville de ses difficultés financières.

    Mais sur des questions aussi importantes c'est aux citoyens de décider directement à travers un référendum municipal.

    samedi, 01 novembre 2008

    Chapitre 4: L'audit financier, l'avenir...

    Nous, citoyens Saint Jeannais, attendons de nos élus que tout soit fait pour rééquilibrer les comptes de la ville.

    1) Un effort nécessaire en matière de dépenses:

    Nous avons bien noté que notre maire M. Pierre-Marie Charvoz (UMP) semble avoir renoncé à avoir une chef de cabinet, attachée à sa personne.
    En effet, il a annoncé au dernier conseil municipal mercredi 22 octobre que Mme la chef de cabinet devenait Mme la directrice générale des services.
    Nous ne reviendrons pas sur la manière dont l'ancien directeur général des services a été « remis à disposition » du centre de traitement alors qu'au mois de mars M. Charvoz avait affirmé que ce dernier conserverait le poste qu'il occupait depuis plusieurs décennies.
    Le poste de directeur général des services étant vacant, nous nous réjouissons que M. Charvoz ait choisi la solution, acceptable pour tous, d'y installer Mme l'ancienne chef de cabinet, ce qui permettra à la ville d'économiser un salaire important. Nous évaluons l'économie à 50000 euros par an au moins par rapport à ce qui avait été décidé en mars.
    Nous espérons que Mme la directrice des services, nouvellement nommée, saura s'adapter à sa nouvelle fonction. Ce sera sans doute le cas si elle a bien le grade nécessaire d'ingénieur territorial.
    Nous espérons aussi qu'il ne s'agit pas de nommer un(e) autre chef de cabinet dans les mois qui viennent, qu'il n'y aura pas de tour de passe-passe. Nous nous montrerons vigilants.
    Trêve de polémique, le fait d'avoir renoncé à avoir une directrice de cabinet est un pas en avant important de la part de M. Charvoz et nous l'interprètons comme le signe d'une vraie volonté de ne pas se reposer sur des subordonnés et de s'occuper personnellement de ses administrés.
    D'ailleurs, j'applaudis la capacité de M. le maire à changer d'avis et à revenir sur une mauvaise décision.
    Nous demandons que la même règle vaille pour tous. Si les administrés doivent faire des efforts supplémentaires (augmentation des impôts), il faut aussi que M. le maire et son équipe montrent l'exemple en renonçant à des coûts superflus.
    Nous exigeons la transparence en matière de gestion de la ville, que le montant des salaires puisse être connu, que les principaux comptes soient rendus accessibles au public.

    mercredi, 22 octobre 2008

    Chapitre 3 (suite): L'audit financier, le présent

     

    Si pour les municipales 2008 l'équipe de Vivons Saint Jean n'est pas partie avec la gauche, ce n'était pas pour rien.

    Nous refusions de cautionner ce qui pour nous était une gestion très imprudente des finances de la commune. Et nous trouvions inacceptable une certaine absence de remise en cause.

    Par ailleurs, nous considérions et -c'est toujours le cas- qu'il y a des investissements prioritaires pour l'avenir de notre commune: ceux qui peuvent permettre sa « reconversion ». Je ne fais évidemment pas référence aux projets farfelus d' « eau de Saint Jean » ou de « téléphérique ».

     

    Nous avons dit qu'il faudrait une gestion rigoureuse, que l'augmentation des impôts serait inévitable (l'audit évoque une augmentation de 25% en 6 ans!!!) et qu'il nous semblait préférable d'avoir un maire payant ses impôts sur la commune et donc solidaire des autres Saint Jeannais. Or M. Charvoz n'a jusqu'alors jamais semblé entendre cet argument.

     

    Nous avons tenté d'établir le dialogue avec les uns et nous avons discuté autant que nous l'avons pu -et sans être particulièrement commodes- avec les autres.

    En effet, depuis des mois nous sommes persuadés que l'idéal pour sortir la ville de la situation délicate, dans laquelle elle se trouve, serait encore d'obtenir un consensus.

    Car que se passe-t-il aujoud'hui?

    La nouvelle municipalité UMP crie au loup et utilise les chiffres de l'audit financier pour dire qu'elle ne pourra engager aucun gros investissement pendant les six prochaines années, elle lance un audit des services.

    Ok. C'est de bonne guerre. Et sur le fond rien à dire.

    Mais ce que nous craignons -et certains signes sont difficiles à ignorer- c'est l'esprit de revanche qui anime la droite aujourd'hui au pouvoir. Pensez donc trente ans de mairie de gauche.

    Et un audit qui tombe à pic.

    On va pouvoir s'en donner à coeur joie...

     

    Nous demandons que tout soit fait pour rééquilibrer les comptes de la ville.

    Nous refusons les dépenses inutiles. Nous ne pensons pas que l'embauche d'une chef de cabinet, attachée à la personne du maire, ait été une priorité vitale pour la ville.

    Nous refusons la démagogie. Les Saint Jeannais doivent être placés face à des choix clairs. J'appelle démagogie le fait de dire dans la presse que si les Saint Jean bus sont supprimés il y aura manifestation devant la mairie. La réalité est la suivante. Le coût des Saint Jean bus (entre 200000 et 300000 euros par an) n'était pas pris en compte dans les hypothèses formulées dans l'audit -et donc dans les 25% d'augmentation d'impôt préconisés. Que faudra-t-il sacrifier pour conserver les Saint Jean bus?

    Nous refusons l'inaction actuelle. Une des solutions au problème financier de la ville est le transfert de gros équipements à la Communauté de communes Coeur de Maurienne, en particulier le transfert de la médiathèque avant l'embauche des nouveaux personnels nécessaires à son bon fonctionnement. Officiellement tout le monde (i.e. gauche, droite et Vivons Saint Jean) est d'accord: c'est obligatoire et urgent. Or le dernier conseil communautaire a eu lieu le 30 septembre 2008 et M. le maire qui a fait une tentative pour caser « ses » Saint Jean bus n'a fait aucune mention de ce sujet ô combien! prioritaire. Voir le compte-rendu (page 5) sur le site de la mairie:

    http://www.saintjeandemaurienne.fr/90-le-conseil-communau...

    Mais nous refuserons que l'on fasse n'importe quoi sous prétexte de faire des économies.

     

    Je fais court -et c'est déjà long!- parce que j'ai peu de temps en ce moment à consacrer à ce blog. Certains sujets seront approfondis en temps et heure. Le prochain conseil municipal ayant lieu ce soir je vous en dirai davantage dès que possible.

    mercredi, 08 octobre 2008

    Chapitre 3: L'audit financier, le passé

     

    Le 5 septembre 2008 le Dauphiné Libéré titrait en page Maurienne à propos de notre cité de Saint Jean de Maurienne: « La ville en faillite? ». L'article faisait suite à la présentation de l'audit financier en conseil municipal deux jours plus tôt.

    Cela fait déjà un mois et je n'ai pas encore écrit à ce sujet. C'est peut-être tout simplement que j'accuse le coup comme beaucoup de Saint Jeannais. J'avais beau soupçonner un certain nombre de choses. Les chiffres sont durs à avaler.

     

    Ceux qui lisent ce blog depuis quelque temps déjà se souviendront peut-être que dans les débuts de mon engagement politique local, durant l'été 2007, alors que je découvrai la réalité des investissements entrepris (médiathèque, centre technique municipal, salle [de répétition] d'orchestre) par l'ancienne municipalité, j'avais employé ce mot de « faillite » et qu'il m'avait été reproché.

    A noter que je ne l'avais employé qu'en cas de départ de l'usine Alcan-Rio Tinto qui fait vivre la commune depuis des années et aujourd'hui la communauté de communes.

    L'usine est encore là. Pour combien de temps?

     

    Mais la ville est confrontée à des difficultés financières sans précédent pour deux raisons:

    1. elle doit emprunter et passer d'un endettement de 8 millions d'euros à quelques 16 millions en 2008 pour payer ses gros investissements.

    2. depuis le passage à la Taxe Professionnelle Unique1 ses charges augmentent plus vite que ses produits.

     

    D'une ville riche et « fleurissante » à qui il fallait deux ans et demi pour régler ses emprunts nous allons donc basculer en quelques  mois à une ville qui n'est pas sûre de pouvoir un jour se désendetter.

    Peut-être est-il effectivement légèrement exagéré de parler de faillite. La ville a déjà atteint par le passé des niveaux d'endettement importants sans que cela tourne à la catastrophe et sans qu'il soit question d'augmenter les impôts de 25%.

    Mais la situation est suffisamment sérieuse pour que tous les citoyens saint jeannais se montrent vigilants pendant les prochains mois car tout dépend aujourd'hui de la gestion de la municipalité actuelle et de sa capacité à tenir les engagements pris par l'ancienne équipe, quand bien même seraient-ils discutables.


    Il faut dire que c'est toujours plus ou moins le cas. On hérite toujours de ce qu'ont pu faire ceux qui nous ont précédé. La sagesse est peut-être de savoir en hériter et d'en tirer le meilleur.

     

    (A suivre)

    1 La Taxe Professionnelle est aujourd'hui touchée par la communauté de communes qui n'en reverse qu'une partie à Saint Jean (le montant de la TP 2003 moins les différents transferts de compétences et donc de charges déjà effectués).