samedi, 20 octobre 2007

Chapitre 57: Qui ne dit mot...

Ce week-end, c'est le Salon du livre à Hermillon www.salon-du-livre.fr pour les lecteurs qui (et c'est bien dommage pour eux) ne connaissent pas encore la Maurienne, c'est un village qui jouxte Saint Jean, sur la gauche quand on arrive de Chambéry. J'y vais tous les ans en famille, en général j'y vais le dimanche soutenir mes élèves qui concourent pour le prix de lecture à haute voix Charles Maly. Mais cette année ce sera plus compliqué, d'abord il n'y a pas d'animation prévue pour les plus petits (ça aussi c'est dommage) et surtout l'un de mes fils est malade, encore ce sale virus qui circule depuis quinze jours dans les écoles et qui m'a valu avant-hier de passer une soirée allongée sur le canapé avec un mal de crâne épouvantable. J'essaierai de passer demain, ne serait-ce que pour voir Daniel [Meindre] qui publie sa première pièce.

Je n'ai pas écrit avant-hier, j'avais mal au crâne, vous me direz que c'est une bonne excuse. Je crois surtout que je n'avais pas encore assez ruminé l'affaire saint jeannaise du moment. Mais comme qui ne dit mot consent, je vais quand même en parler à tout hasard, sachant que j'avais évoqué la future nomination à Saint Jean d'un directeur des affaires culturelles dans le chapitre 24 et que je n'en avais pas forcément mesuré toutes les conséquences.

Certains parlent de « scandale » de l'Amac (pour les non initiés: Association mauriennaise d'animation culturelle). Le Dauphiné libéré titrait hier « Une mort assurée » à propos de la démission de quinze des vingt membres du conseil d'administration lors de l'AG de mercredi.

Suite à l'embauche d'une directrice aux affaires culturelles Mme Nathalie Mettay, l'association s'est vue retirer la programmation culturelle qui faisait jusque là partie de ses compétences. Désormais cette programmation dépendra donc de Mme Mettay, placée directement sous les ordres de l'actuelle adjointe à la culture Mme Jeanine Gippa qui aurait dit: « Nous souhaitons aussi ouvrir la culture à tous ». Soyons clairs. Les fonctionnaires territoriaux sont là pour appliquer les décisions prises et peuvent donner des conseils, ils ne décident pas, seul(e)s les élu(e)s prennent les décisions. Ce sera désormais l'adjoint(e) à la culture qui décidera de la programmation culturelle. C'est vrai qu'il fallait sans doute des changements. Mais de là à confier la programmation cuturelle à un ou une élu(e)...Est-ce ce qui se fait ailleurs? Etait-ce la meilleure chose à faire? D'après l'article du DL, les démissionnaires « s'interrogent aussi sur les moyens financiers qui seront alloués à la direction des affaires culturelles pour la programmation ».

Les élections municipales ont lieu dans cinq mois maintenant. Je n'entrerai pas dans le débat qui consiste à savoir si Mme Gippa se présentera ou non aux élections mais, quoiqu'il en soit, il y a des chances pour que l'on change d'adjoint à la culture en cours d'année. Remarquez, c'est un chouette cadeau à faire à la petite nouvelle ou au petit nouveau. Mais quel sera le résultat d'un changement intervenu en mars sur la prochaine saison 2008-2009? Est-ce une volonté de faire table rase? « Déconstruire pour reconstruire » disait Mme Mettay dans un article précédent du DL. Pourquoi? Et pourquoi maintenant? J'aimerais comprendre.

jeudi, 02 août 2007

Chapitre 27: Rien contre personne

Je voudrais d'abord dire que je n'ai rien contre personne et que j'étais rarement perçue jusque là comme une emmerdeuse. Quand je n'avais pas une opinion très positive, au moins je la gardais pour moi. Je suis tout sauf une « grande gueule » comme on dit. Mais avec mon engagement au MoDem a grandi en moi la volonté de dire les choses et de provoquer des changements (dans la manière de concevoir la politique mais pas seulement).

Le blog m'offre une tribune inespérée pour relayer des idées qui ne sont pas que les miennes. C'est pourquoi je suis bien contente de voir que des Mauriennais commencent à s'y intéresser et à réagir. M. Emmanuel Lavandier, directeur de l'AMAC (association mauriennaise d'animation culturelle) a laissé un commentaire suite à mon Chapitre 24: Concert à Saint Jean. A propos de la programmation culturelle à Saint Jean, je ne veux pas désigner de coupables, je suis consciente de la difficulté de concilier les réalités avec les aspirations de chacun. J'ai croisé M. Lavandier cet après-midi, il m'expliquera (je l'espère) en septembre pourquoi on ne peut pas faire certaines choses. Je ne sais pas exactement quels sont les obstacles mais je les imagine de toutes sortes.

T'es-tu déjà senti, lecteur, brutalement transporté dans l'univers de Kafka? Confronté à une absurdité sans bornes? Je me rappelle une occasion, en particulier, lors d'un conseil d'école de la maternelle Aristide Briand. Il y avait un problème d'odeur (et de dangerosité?) lié à l'existence d'anciennes toilettes désaffectées. Où sont ces toilettes? Mal placées à l'entrée de l'étage et donc inutilisables. En a-t-on besoin? L'équipe enseignante confirme que non. Il n'y a plus autant d'élèves. [Tu me diras: quel est le lien entre cette sombre histoire de toilettes et les obstacles que j'évoquais? Il existe, j'y viens]. Les nouveaux (parents et enseignants) s'interrogent: ne serait-il pas préférable de détruire ces toilettes pour régler le problème? Si, bien sûr. Alors? L'école fait tant de mètres carrés or il faut d'après le règlement des écoles tant de toilettes pour tant de mètres carrés. Mme Santore, alors directrice de la maternelle, avait tout essayé. Rien à faire. L'année suivante, même problème, mêmes questions, mêmes réponses. Et aujourd'hui?

Il y a des « obstacles » contre lesquels il semble qu'on ne puisse rien (un peu comme les intempéries, le fait qu'il pleuve le jour de la Fête du pain...) et qui ne méritent pas qu'on gaspille notre énergie mais d'autres contre lesquels tout dépend de notre volonté commune. Il faut multiplier les manifestations en saison et ouvrir la programmation en direction d'autres publics plus jeunes, pas forcément « scolaires ». Dans le commentaire que j'ai écrit en réponse à M. Lavandier, j'ai évoqué ceci: « faire venir un groupe un peu connu une ou deux fois par an pendant la saison, mettre une salle à disposition de groupes locaux qui ont envie de jouer... Ces gestes seraient très appréciés et ne reviendraient probablement pas très chers étant donné le public que cela amènerait ». Alors: quels sont les obstacles?