lundi, 17 septembre 2007

Chapitre 44: Ex-centricité

Samedi matin, je disais à ma cadette d'arrêter ses «excentricités ». Tous les matins avant qu'on ne parte ensemble pour l'école, je prends le soin de dire à mes enfants d'être sages et de bien travailler. C'est une sorte de rituel, pourtant avant-hier j'ai innové dans le vocabulaire. Bien que j'essaie en général de soigner mon langage de maman, un autre jour disons-le, c'est un autre mot, moins présentable, qui serait sorti. Certes, « Miss MoDem » (c'est un de ses surnoms depuis qu'elle a figuré sur une photo avec Patrick Mignola en bonne place sur son « poster » de campagne) n'est pas toujours commode. Mais pourquoi parler d'« excentricités »? c'était un lapsus, sans en être un, ça avait de quoi m'intriguer. Pas besoin d'ouvrir le dictionnaire. L'excentricité, c'est une manière d'être qui s'éloigne du centre.

Ne me demandez pas comment, déformation politique sans doute, mais au cours de la matinée j'en étais venue à me dire que le MoDem s'éloignait du centre parce que pour une question de simple logique, si pour nous, MoDems, il n'y avait pas de gauche et de droite, il ne pouvait pas non plus y avoir de centre. Et à midi j'exposais cette toute nouvelle théorie politique à mon mari, sans lui dire évidemment d'où me venait cette « illumination » subite. Il résuma les choses de la façon suivante: bien sûr, le centre n'était pas au centre, parfois je lui faisais peur avec des raisonnements pareils. Mais hier matin, on écoutait François Bayrou sur LCP pour son discours de rentrée en direct de Seignosse, et stupeur, du moins pour moi, quand je l'ai entendu dire à peu près ce que j'avais dit la veille. Je n'ai pas noté tout le passage mais ça finissait comme ça: « Dire centre, c'est se définir par rapport à la droite et la gauche, nous, nous sommes démocrates ». Remarquez l'idée circulait peut-être depuis longtemps et j'étais passée à côté. Du coup, je me l'étais appropriée. 

Alors, je vous le dis, même si c'est encore ultra secret, samedi soir, j'ai aussi soutenu qu'à mon avis le Mouvement démocrate était au moins aussi républicain que démocrate (sans allusion à la politique US). Bon, il faudra que je m'explique et que je le fasse vite avant que M. Bayrou ne me souffle cette idée-là aussi.

En attendant, avant que le MoDem ne s'éloigne du centre complètement et définitivement et n'incarne une vision moins spatiale (devrai-je dire moins politisée?) de la politique, il est urgent de faire l'inventaire de ce que le Mouvement démocrate hérite du centre car ce n'est jamais un bien de renier ses racines.

 

vendredi, 07 septembre 2007

"En direct de Seignosse"

Je ne serai pas à Seignosse, comme d'autres et j'espère qu'on nous tiendra informés de ce qui se fait là-bas. Bien sûr, il y aura « nos » médias démocrates pour nous informer francedemocrate.info, wikijournal

mais qui nous racontera les derniers potins, ce qui se dit au bar de la piscine si JM31 n'y est pas?

 

18:55 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Petites annonces | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Seignosse, médias, démocrates |  Facebook

mercredi, 22 août 2007

To be or not to be...

J'aimerais revenir sur le titre un peu énigmatique de mon article d'hier « Plus certains douteront et plus j'aurai confiance ». Je suis tombée ces derniers jours sur des propos particulièrement pessimistes publiés sur des blogs MoDem dont celui de Ciboulette http://lemodemdefrancois.over-blog.com/categorie-10083945... pour ne citer qu'elle. J'ai souvent été d'accord, en particulier avec l'obligation de lucidité que nous devions avoir vis-vis de notre engagement. J'ai même dit dans un chapitre qu'entre François Bayrou (quelle que soit la reconnaissance que nous éprouvions pour lui) et le MoDem, si nous devions choisir, il faudrait choisir le MoDem.

Mais, là, je me méfie de la méfiance: voir ce qui ne va pas, le dire, y réfléchir, ne pas tout attendre des « cadres », voire les forcer à tenir leurs promesses et leur rappeler une chose s'il en était besoin: sans nous qui avons rejoint l'UDF tardivement ou le MoDem encore plus récemment, l'UDF n'a plus d'avenir, ce n'est qu'un parti vieillissant et très minoritaire, oui! Mais oublier le risque que certains UDF ont pris en suivant Bayrou sur cette voie de rénovation de la politique, ce ne serait pas juste. Il faudra du temps pour que tout le monde trouve sa place dans le Mouvement démocrate car il existe de vieilles et sales habitudes en politique, c'est certain, on ne transformera pas tout cela en monde merveilleux en un coup de baguette magique. Et les derniers ne seront pas forcément les premiers! Quelle que soit l'amertume que cela provoque chez les MoDem, il ne s'agit pas de nous montrer intransigeants. Nous devons faire nos preuves, montrer que nos méthodes, notre façon de voir la politique sont dans l'ordre des choses. Sans qu'il y ait un peu partout des cas « Quitterie Delmas »! Il est évident que chaque fois que la hiérarchie UDF se fera entendre sans savoir, que l'ancienneté UDF semblera primer injustement sur le mérite et les idées, il faudra que nos réseaux fonctionnent. Ce sera un moyen de compenser notre relative absence de « représentants » à Seignosse. Imposons la transparence parce que nous en avons les moyens!

François Bayrou n'est pas plus engagé envers nous que nous envers lui. L'engagement est réciproque. Ne lui faisons pas payer notre désenchantement face aux premiers accrocs. Parlons-en! (voir la troisième Lettre à Bayrou). Si nous lui retirons notre confiance et notre sympathie aujourd'hui, il faut que ce soit pour des raisons graves, et non pour des interprétations ou des soupçons d'intention. Il n'est jamais facile de réformer un système de l'intérieur, d'être un homme politique sans être un homme politique ce qu'est plus ou moins François Bayrou aujourd'hui. Or, même s'il avait voulu oublier les promesses d'un candidat à la présidentielle, il est aujourd'hui tenu de les respecter plus encore que s'il avait été élu sous peine de tous nous dégoûter. Mais il doit aussi se servir du MoDem, car à quoi bon une force dont on ne se sert pas? Ce qui compte, c'est ce qu'il en fait.

L'UDF-MoDem, c'est un peu comme une belle nouvelle chaudière, il y a ceux qui vont toucher à tous les boutons pour voir ce qui se passe et ceux qui vont lire le guide d'utilisation de la première à la dernière page. Je gage que François Bayrou fait partie du second groupe. Le problème, c'est que cette fois il n'a pas de mode d'emploi...Alors, aidons-le à le trouver, ce mode d'emploi et évitons la surchauffe!

dimanche, 12 août 2007

"Entre nous"

Certains (peut-être trop impatients) n'ont pas voulu attendre que le Mouvement démocrate existe en dehors d'internet avec des statuts, un programme pour le transposer dans la réalité et l'emmener au devant des municipales. J'en fais partie. Parce que cela faisait déjà longtemps que nous attendions et que nous commencions à penser qu'il n'y aurait pas pour nous d'engagement possible en politique. Nous sommes pleins d'énergie et d'enthousiame ce qui n'empêche pas les doutes: François Bayrou savait-il vraiment ce qu'il faisait en nous suscitant?1 Que deviendra notre mouvement confronté à la réalité? Et puisque nous sommes d'anciens individualistes, nous avons tendance à nous demander ce que nous deviendrons si nous sommes déçus: serons-nous à nouveau inutiles et silencieux comme nous avons pu l'être?

Dans une interview reprise par Jeune MoDem 31 dans son post du 11.08.2007 http://jeunemodem31.hautetfort.com/archive/2007/08/11/int... Mme Danielle Jeanne, responsable de l'UDF-MoDem dans l'Eure parle entre autres de la manière dont l'UDF et le MoDem peuvent fonctionner ensemble, comme deux jambes distinctes. Tout le reste me convient très bien, en particulier ce qui concerne le Nouveau centre, mais « les deux jambes » voilà ce qui m'inquiète, je n'ai pas le sentiment qu'on ira très loin en un tel équipage. Parce qu'il est plus sûr pour avancer d'avoir deux jambes de même force et ayant la même expérience de la marche, ce qui n'est pas forcément le cas quand on considère le MoDem et l'UDF. Je crois qu'entre un MoDem trop internetisé et une UDF trop terre à terre je ne veux choisir ni l'un, ni l'autre. Pour marcher, ne faut-il pas avoir à la fois le sens, l'envie du mouvement et les deux pieds solidement posés sur le sol? Alors, je crois que je choisirai le « Mouvement démocrate » (le MoDem n'est pas en réalité la simple abréviation du « Mouvement démocrate »), c'est-à-dire selon moi ce qui pourrait résulter d'un véritable dialogue et d'une véritable fusion entre les deux2. Ce dialogue n'est pas facile, nous ne nous connaissons pas ou peu3 et la confiance n'est pas aussi spontanée que celle qui naît entre nous à travers nos blogs.

Je l'ai déjà dit, j'ai adhéré à l'UDF en janvier-février dernier, donc je ne suis pas vraiment une MoDem, j'ai adhéré parce que je sentais que l'UDF ne resterait pas l'UDF, qu'autre chose de plus grand, de plus ambitieux était en train de naître au centre. Je ne suis pas la seule. Cela me place en position favorable pour aider au dialogue entre l'UDF et le MoDem. Pourtant, je sais par l'expérience que j'en ai eu au plan local que ce dialogue n'est pas facile, que nous avons tendance au MoDem à suspecter les UDF de « nouveau centrisme » latent et à l'UDF à ne pas trop comprendre où veulent en venir ces « jeunes » MoDem et à quel point ils sont sérieux dans leur engagement. Mais il ne faut pas oublier que des UDF ont voulu le MoDem qu'ils l'ont porté à ses débuts en étant conscients du bouleversement que cela provoquerait, je pense en Savoie à Patrick Mignola. Et je reste confiante. Si à Saint Jean-de-Maurienne nous avons réussi à nous parler (je reconnais volontiers que ce dialogue est à mettre au crédit de M. Daniel Meindre) et si nous ne formons plus désormais qu'une seule et même équipe, cela doit être possible ailleurs et à Seignosse en particulier.

Je compte sur la force du MoDem pour inspirer le « Mouvement démocrate » naissant. Les liens que nos blogs ont créés entre nous sont extraordinaires et doivent nous inspirer une façon de fonctionner ensemble. Les aspirations communes qui nous ont poussés à bloguer sont à elles seules un véritable programme, quoi qu'en disent les tâtillons et les grincheux. Mais, encore une fois, nous ne pouvons pas nous contenter d'internet, la politique se fait encore autrement et nous ne pouvons pas rester entre nous, ce serait nous mettre à l'écart des autres citoyens et renoncer à défendre efficacement nos idées. Alors, aux municipales! Ne me faites pas croire qu'il était plus facile d'adhérer, de s'avouer modémiste dans un blog et de prendre le risque de mal tourner à causer de ce blog :-)

FALB

1J'en parle dans le chapitre 23 du Journal.

2Et qui ira probablement bien au-delà d'ailleurs...

3Voir l'appel lancé aux MoDem de l'Eure par Mme Danielle Jeanne