jeudi, 25 juin 2009
Chapitre 15: Je ne fais pas de la broderie, la preuve! (II)
Voici ma réponse à paraître dans La Maurienne du jeudi 25 juin :
Lettre de Florence Arnoux Le Bras à Paul...
Cher Paul ou qui que vous soyez,
je vous devine proche de M. Pierre-Marie Charvoz à travers vos façons de faire qui sont très semblables aux siennes. D'autant plus que pour quelqu'un qui dit habiter Annecy vous me semblez extrêmement bien renseigné sur ma situation familiale. Permettez-moi donc de vous répondre.
Quant à ma situation familiale, le fait que je sois enceinte et que j'attende avec mon mari un sixième enfant ne concerne que ma famille et mes proches et n'a pas à faire l'objet de divulgation publique sans notre autorisation.
Contrairement à M. Pierre-Marie Charvoz, pendant la dernière campagne des municipales qui nous a opposés, je n'ai pas étalé mes enfants en photo dans la presse. Tout bon conseiller en image me le conseillerait sans doute mais libre à moi de refuser tout étalage de ma vie privée.
Quant à ma situation professionnelle, je n'ai rien à cacher, contrairement à M. Pierre-Marie Charvoz qui n'est pas capable de dire s'il travaille encore ou non pour la société qui l'employait jusque là, comme Directeur des Ressources Humaines? Secrétaire général? Vous pourrez lui dire de ma part que les Saint Jeannais attendent avec impatience ses nouvelles déclarations en la matière.
Je suis quant à moi bien obligée de travailler pour vivre comme beaucoup de citoyens et ne compte pas m'enrichir en faisant de la politique une carrière.
Vous semblez ignorer que je ne travaillais pas à temps complet cette année scolaire, en particulier que j'avais demandé et obtenu le fait de ne pas travailler le mercredi matin. Mais pour le reste vous avez raison il s'agit d'un vrai travail que j'effectue et non d'un emploi de complaisance et je ne mélange pas appuis politiques, business et travail comme d'autres.
Quant à mon engagement politique personnel, cela me vaudra sans aucun doute beaucoup d'attaques dans les années à venir mais, oui, vous avez raison, je l'ai affiché dans la presse, je suis un soutien de M. François Bayrou. Tout le monde sait qui je soutiendrai pour les présidentielles de 2012 et j'ai dit longuement pourquoi sur mon blog: http://www.florencearnouxlebras.fr
Puisque vous semblez si soucieux de faire ma publicité -et peut-être de faire de moi la principale opposante à M. Pierre-Marie Charvoz, vous serez ravi de savoir qu'en plus du temps que je consacre à ma famille, à mon travail d'enseignante, à mon engagement politique et à mon activité de blogueuse, j'ai un violon d'Ingres que je rendrai public quand bon me semblera.
Quant à mon engagement en tant que présidente de l'association citoyenne Vivons Saint Jean, j'en profite pour remercier tous ceux qui nous ont rejoints et qui nous ont soutenus pendant l'année écoulée. Nous ne sommes pas aux « manettes » à Saint Jean de Maurienne et ne pouvons que mettre en garde, constater les dégâts et réclamer une gestion compétente et réaliste. Je pense qu'il est inutile de rappeler ici le gouffre financier que sont les Saint Jean Bus pour la ville, pour la seule raison que le dossier n'a pas été travaillé correctement.
J'assiste avec d'autres membres de l'association aux conseils municipaux et communautaires pour connaître les dossiers et pouvoir informer les citoyens des décisions que les élus prennent en leur nom. M. Pierre-Marie Charvoz, avant de devenir maire, n'avait jamais pris la peine d'assister à un conseil à Saint Jean de Maurienne.
Nous avons, comme vous l'indiquez, fait rétablir le droit pour les citoyens de prendre la parole en fin de conseil municipal. Cependant, ce droit est sans cesse remis en cause par le refus de M. le maire de répondre aux questions posées. Ainsi, j'ai pris la parole pour demander que soit précisé en conseil à combien se monterait la facture des Saint Jean Bus pour un an. M. le maire a répondu qu'on n'avait qu'à faire le calcul (1100 euros HT/jour). Pour quelqu'un qui se vante toujours d'assumer, il y a quand même des choses qu'il a du mal à dire !
Je ne crois pas, cher Paul, que nos propositions vous intéressent réellement, à moins que vous ne songiez comme M. le maire à venir vous installer à Saint Jean, mais c'est tant pis pour vous si elles intéressent les Saint Jeannais.
Nous continuerons à exprimer notre point de vue dans notre bulletin d'information Vivons Saint Jean, dont le prochain numéro (juin/juillet 2009) sera disponible dans les jours qui viennent. Vous y lirez sans doute avec curiosité ce qui nous choque plus que jamais dans la « politique » que mène M. Pierre-Marie Charvoz.
Pour terminer, sachez bien que je souhaite que ce genre de « correspondance » continue entre nous et que je vous remercie grandement pour votre lettre. Saluez bien pour moi, M. Pierre-Marie Charvoz, quand vous le verrez à Annecy, à Chambéry ou aux Marches.
Florence Arnoux Le Bras – Saint Jean
07:00 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste (II) | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 24 juin 2009
Chapitre 15: Je ne fais pas de la broderie, la preuve! (I)
Voici ce qu'on pouvait lire dans le courrier des lecteurs de La Maurienne du jeudi 18 juin 2009 [texte retranscrit fidèlement fautes d'orthographe comprises]:
Lettre à Florence...
Ayant déménagé dans la région d'Annecy après avoir habité de nombreuses années à Saint-Jean-de-Maurienne, je garde des contacts avec cette ville que j'aime beaucoup, par le biais d'amis habitant là-bas. Ces derniers m'ont parlé de votre blog (le blog de Florence Arnoux Le Bras, ndlr) et je lis vos bulletins, ainsi que les comptes rendus du conseil municipal sur le site de la ville. Jai également des informations par mes amis qui assistent de temps en temps aux conseils municipaux, et me confirment que vous y êtes assidue, que vous prenez beaucoup de notes, et que vous avez même fait valoir le droit de parole au public, néanmoins il est dommage que vous ne soyez intervenue qu'une seule fois en une année et malheureusement, sur une question dont la réponse venait d'être donnée durant le conseil.
Vos bulletins abordent certains thèmes généralement par la critique, je n'ai guère vu de proposition de votre part, si ce n'est celle d'un accueil en centre aéré pour les enfants le mercredi matin. Je serais tenté de vous demander si ce jour-là, vous n'auriez pas de cours, ce qui entrâinerait quelques difficultés d'organisation (cette proposition est sans doute prévue pour l'ensemble des familles de Saint-Jean-de-Maurienne, alors pourquoi ne pas persister dans cette idée?).
Vouloir aider ses concitoyens est louable de votre part d'autant que votre temps doit être limité avec cinq enfants à élever (peut-être un sixième m'a t'on dit, la préparation des cours pour vos élèves sans oublier votre implication dans la vie politique avec M. Bayrou que vous n'avez pas omis de rencontrer à Chambéry (ce devait être pendant vos congés sans aucun doute car, professionnelle et investie dans la défense des intérêts des citoyens comme vous l'êtes, vous n'auriez pas « séché » vos cours sans prévenir). Ce qui me gène dans ce que je lis, ce sont les critiques perpétuelles sur le magistrat de la commune, des propos systématiquement à l'opposé de ce qui est dit (quel que soit les sujets abordés) et je ne vois rien de constructif là-dedans, aucune proposition positive, il me semble que les Saint-Jeannais attendent autre chose que des polémiques et des ambitions de pouvoir.
Paul Lucet - Annecy
Soyons honnête, sur le fond je n'ai pas tellement apprécié les insinuations de ce Monsieur d'Annecy qui semble se prendre à la fois pour mon gynéco, mon supérieur hiérarchique dans l'Education nationale, mon voisin de banc au Conseil municipal (M. Charvoz père?), un détective que mon mari aurait engagé pour me suivre lors de mes « rendez-vous » avec François Bayrou et qui n'ose pas dire clairement que je ferai mieux de retourner à mes casseroles et à mes mouflets.
Mais, en réalité, c'est plus ridicule que méchant et je dois d'amples remerciements à ce Monsieur qui a fait encore monter l'audience de ce blog. Et ce n'est pas fini d'ailleurs, puisque vous trouverez ma réponse (à paraître dans La Maurienne) dans la suite de l'article.
Une question subsiste: M. Charvoz va-t-il appeler à son secours tous les Sarkozystes de Rhône-Alpes? Ou aura-t-il compris à la première expérience?
Toujours est-il qu'à Saint Jean, on observe un sérieux réchauffement politique...
19:00 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste (II) | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 17 juin 2009
Chapitre 12: Broderie ou politique, il faut choisir
Il y a deux qualités que je place au-dessus des autres, la volonté et le courage. Ce sont des qualités qui ne sont pas si fréquentes en politique -je pourrais même citer des élus qui en manquent singulièrement. Mais ce sont celles et ceux qui les possèdent qui me servent d'exemples.
Quand j'ai décidé de faire de la politique, de conduire une liste aux municipales de mars 2008, je n'ai pas décidé de faire de la broderie. Je n'ai rien contre la broderie, mais ce n'est pas fait pour moi.
Certaines personnes me mettent en garde quand je plaisante sur ce blog à propos du carriérisme ou du sarkozysme de M. le maire de Saint Jean de Maurienne (qualifié récemment de "très sarkozyste" dans le Dauphiné Libéré) ou quand je souligne dans la presse les non dits de M. Michel Bouvard, député, sur la question de l'approvisionnement en électricité de l'usine Alcan Rio Tinto. Il paraît que je dois m'attendre à des représailles en sous-main. Si elles se produisent, vous en serez les premiers informés.
Si depuis deux ans (ce blog fête ces deux ans d'existence!) je dis ce que je pense de manière publique, à visage découvert et en assumant la responsabilité de mes propos, si je préside une association Vivons Saint Jean qui cause bien des soucis à M. le maire en raison de ses vérités dérangeantes, c'est parce que j'ai encore confiance en notre démocratie, aussi malade d'un manque de transparence et de représentativité des élus soit-elle et parce qu'il serait bien dommage de se priver d'un droit d'expression que bien des peuples nous envient.
18:20 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste (II) | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
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mercredi, 18 mars 2009
Appel à témoins
Une fois n'est pas coutume je lance sur ce blog un appel à témoins national.
Merci de faire suivre et de répondre à cet appel si connaissez une commune de moins de 10 000 habitants ayant mis en place un réseau de transports urbains qui ne bénéficie ou n'a bénéficié d'aucune subvention. Ni du Conseil général, ni de la Région, ni de l'Etat. Et qui n'est et ne sera pas financé par les entreprises dans le cadre du versement transport.
Tout ça car le dossier n'a pas été travaillé et monté correctement.
C'est pour savoir si en matière de transports M. Pierre-Marie Charvoz, maire de Saint Jean de Maurienne (Savoie 73300), est le seul à jeter l'argent de ses administrés par les fenêtres.
17:00 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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samedi, 01 novembre 2008
Chapitre 4: L'audit financier, l'avenir...
Nous, citoyens Saint Jeannais, attendons de nos élus que tout soit fait pour rééquilibrer les comptes de la ville.
1) Un effort nécessaire en matière de dépenses:
Nous avons bien noté que notre maire M. Pierre-Marie Charvoz (UMP) semble avoir renoncé à avoir une chef de cabinet, attachée à sa personne.
En effet, il a annoncé au dernier conseil municipal mercredi 22 octobre que Mme la chef de cabinet devenait Mme la directrice générale des services.
Nous ne reviendrons pas sur la manière dont l'ancien directeur général des services a été « remis à disposition » du centre de traitement alors qu'au mois de mars M. Charvoz avait affirmé que ce dernier conserverait le poste qu'il occupait depuis plusieurs décennies.
Le poste de directeur général des services étant vacant, nous nous réjouissons que M. Charvoz ait choisi la solution, acceptable pour tous, d'y installer Mme l'ancienne chef de cabinet, ce qui permettra à la ville d'économiser un salaire important. Nous évaluons l'économie à 50000 euros par an au moins par rapport à ce qui avait été décidé en mars.
Nous espérons que Mme la directrice des services, nouvellement nommée, saura s'adapter à sa nouvelle fonction. Ce sera sans doute le cas si elle a bien le grade nécessaire d'ingénieur territorial.
Nous espérons aussi qu'il ne s'agit pas de nommer un(e) autre chef de cabinet dans les mois qui viennent, qu'il n'y aura pas de tour de passe-passe. Nous nous montrerons vigilants.
Trêve de polémique, le fait d'avoir renoncé à avoir une directrice de cabinet est un pas en avant important de la part de M. Charvoz et nous l'interprètons comme le signe d'une vraie volonté de ne pas se reposer sur des subordonnés et de s'occuper personnellement de ses administrés.
D'ailleurs, j'applaudis la capacité de M. le maire à changer d'avis et à revenir sur une mauvaise décision.
Nous demandons que la même règle vaille pour tous. Si les administrés doivent faire des efforts supplémentaires (augmentation des impôts), il faut aussi que M. le maire et son équipe montrent l'exemple en renonçant à des coûts superflus.
Nous exigeons la transparence en matière de gestion de la ville, que le montant des salaires puisse être connu, que les principaux comptes soient rendus accessibles au public.
11:07 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste (II) | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 15 août 2008
Chapitre 117: Le retour
J'ai 34 ans aujourd'hui et cela fait plus de 34 jours que je n'ai pas écrit sur ce blog. Voilà deux bonnes raisons de clôturer ce premier tome du Journal d'une bayrouiste en Maurienne. Je ne sais pas encore quand j'ouvrirai le second tome. Demain? Dans dix jours? Dans un mois?
Le blog m'a manqué. On ne perd pas comme ça une bonne habitude même quand on a largement de quoi s'occuper.
Cet été a surtout été consacré à gérer la colo familiale...Le petit cinquième va avoir un an. Il marchera bientôt. Et dans quelques jours j'emmène mes deux aînées à Paris. Le Louvre, nous voilà! Le temps n'a jamais passé aussi vite je crois.
Mais j'ai décroché du blog plus longtemps que de la politique. Il faut croire que la politique et moi c'est du sérieux et cela le restera tant qu'il sera nécessaire de se battre pour plus de démocratie et pour une autre politique. Il ne s'agit en réalité que de profiter du calme entre deux batailles pour me reposer un peu et... préparer la bataille suivante.
Parce que la rentrée politique locale s'annonce très chargée -et je ne pensais pas aux élections internes du Mouvement démocrate- avec des sujets particulièrement lourds, comme l'usine Alcan Rio Tinto de Saint Jean de Maurienne et la galerie de sécurité du Fréjus qui a déjà fait beaucoup parler d'elle, sans doute pas encore assez.
Ce blog sera un des médias qui nous aideront dans notre travail d'information des Savoyards.
21:59 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 06 juillet 2008
Chapitre 116: Mon conseil à moi
81 copies de bac, 68 oraux à faire passer sur le département voisin, voilà ce qui la semaine écoulée me retint loin de ce blog et loin de vous, lecteurs.
J'en ai même « séché » le conseil municipal de mardi soir. Et c'est étrange mais en écrivant cela je ressens comme un vague sentiment de spleen. Je ne suis pas élue au conseil et je ne l'étais pas non plus avant mars. Pourtant depuis des mois je n'ai manqué aucun conseil.
Pour tout dire les conseils, c'était mieux avant, je le dis naïvement, tant pis. On avait le sentiment de voir fonctionner une machine bien huilée et d'avoir un machiniste qui connaissait son boulot.
Mais peu importe, toutes les occasions de m'informer et de me former sont bonnes à saisir! Et je résisterai même à l'ennui général. J'ai passé un tiers du conseil fleuve du mois de mai assise par terre parce que plus de chaises, une chaleur étouffante et nulle part pour poser les manteaux et que je n'en pouvais plus d'être debout à prendre des notes comme une vraie journaliste lol Il faudrait donc « m'ennuyer » beaucoup pour me décourager.
A propos de journaliste, j'étais la seule repésentante du public au dernier conseil communautaire du vendredi 20 juin 2008 et M. Roger Favier, maire du Châtel, où se déroulait le conseil, ne m'a apparemment pas reconnue (tant pis pour mon ego) et, puisque j'étais assise à côté de la presse, a pensé, semble-t-il, que j'en faisais partie ;-)
Si j'en juge par ce dernier conseil, les conseils communautaires sont d'un grand intérêt pour les citoyens que nous sommes et il est fort dommage que nul n'y assiste jamais. D'autant qu'on nous y donne une chaise et que luxe suprême, je disposai d'une table.
J'ai renoncé à vous transcrire exactement sur ce blog les débats municipaux, ce n'est pas pour vous retranscrire les débats intercommunaux. J'imagine que le compte-rendu est en ligne sur le site de la mairie de Saint Jean, ou qu'il y sera un jour. On y a parlé du projet d'extension de la halte-garderie La Ribambelle, du réseau de fibres optiques...voilà des sujets tout trouvés pour d'autres posts.
Je n'ai pas regretté ma promenade au Châtel. D'abord, pour avoir observé que quand celui qui mène les débats, en l'occurrence M. Yves Durbet, président de la communauté de communes, sait ce qu'il fait c'est infiniment plus agréable pour tout le monde.
Puis, parce qu'au bout de quelques minutes, le ton saint jeannais était donné par M. le maire. A M. Durbet qui lui demandait les noms des membres, désignés par Saint Jean, de la commission d'appel d'offres et d'adjudication, il répondit: « Je ne savais pas qu'il fallait des noms. Je vous donne ça mardi. » Comme M. Durbet doutait qu'on pût prendre la délibération sans les noms, M. le maire après trente secondes, mettons quarante, lui donna deux noms sans apparente consultation des intéressés...
13:21 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 22 juin 2008
C'est bientôt le 14 juillet?
Dans cet ordre d'idées je lançais le 17 mai 2008 un appel sur ce blog en faveur du « non cumul de mandats électifs » en interne . Deux raisons à cela:
1. Nous étions en Savoie en pleine réflexion sur notre règlement intérieur départemental et ce fut l'occasion de faire intégrer l'idée de non cumul, dans certains cas précis. Par exemple, un amendement voté lors de l'Assemblée générale du 30 mai dernier établit qu'on ne peut être à la fois conseiller national et membre de la présidence.
2. Le vote du non cumul en interne, c'était un peu notre « gousse d'ail », un moyen de dissuader les zombies assoiffés de pouvoir (on ne sait jamais) en cette période de pré-campagne électorale interne.
Si je me suis engagée en faveur du « non cumul » en interne, c'est bien parce que je vois dans la fin du cumul de mandats électifs en externe, pour les élus de notre République, une chance extraordinaire de faire enfin de la politique autrement. Je ne dis pas que les femmes ou hommes politiques qui cumulent ne remplissent pas correctement leurs mandats. Je dis que nécessairement leur disponibilité serait autre, leur proximité avec les citoyens aussi. Et que l'esprit serait autre car il serait moins aisé de vivre de la politique et de raisonner en termes de carrière personnelle.
Au delà ce serait donner au peuple la possibilité d'avoir un plus grand nombre de représentants différents, on accèderait donc à une plus grande représentativité. On permettrait aussi à un nombre plus important de citoyens d'être des élus...
Cela tout particulièrement si on adjoint au non cumul une limitation dans le renouvellement des mandats électifs (une à deux fois).
Mais je ne peux m'empêcher d'entendre les arguments qui reviennent le plus souvent dans la bouche des défenseurs du cumul.
Cela permet aux élus d'avoir davantage de moyens d'action. Est-ce recevable? Est-ce qu'une commune dont le maire est aussi conseiller général est vraiment « favorisée » par rapport à une autre? Et si c'était le cas, serait-ce bien juste et équitable et le signe d'un bon fonctionnement de nos institutions?
On entend aussi certains élus (de tous bords) dire avec franchise que s'appliquer le non cumul c'est bien joli mais c'est donner un gros avantage à qui ne se l'applique pas. C'est un argument que j'entends bien et même très bien. Et je dois bien avouer que je n'ai pas été scandalisée par la candidature de François Bayrou à la mairie de Pau.
Il faut tout de même qu'il soit clair que dans ce cas ce n'est pas l'objectif: le non cumul qui est contesté en tant que principe mais le fait que le non cumul ne s'applique pas à tous et que ce soit une «source d'injustices». Devons-nous demander à nos élus MoDem de jouer au foot (ou au rugby) avec une seule chaussure?
Autant je pense que le Mouvement démocrate doit être la force de changement dont la politique a besoin dans notre pays et autant je n'ai aucun doute sur l'objectif, autant j'ai pu m'interroger sur les moyens à utiliser pour arriver à cet objectif qu'est le non cumul.
Dans un sens -et c'est la fin de ma carrière de Bisounours- je ne crois pas qu'on fera évoluer les choses en persuadant les élus -serait-ce les « nôtres »- de s'appliquer la règle du non cumul. J'en connais -vous en connaissez- qui ont fait parfois leur première campagne de conseiller général sur ce thème et qui ont été élus et qui dès leur deuxième campagne ont décidé que conseiller général ça ne suffisait pas, qu'il fallait aussi être maire, ou inversement...Compter sur la raison, le bon sens et la bonne volonté de chacun cela a ses limites.
Alors?
La seule manière d'obtenir le non cumul effectivement c'est de le faire interdire par une loi.
Qui peut faire passer une loi pareille?
Un président véritablement réformateur et appuyé par une assemblée nationale largement renouvelée, qui seraient élus en 2012 sur des propositions de cette force là. Car le peuple sent que son pouvoir est confisqué mais cherche encore le ou les moyen(s) qui lui permettront de faire à nouveau sien ce qui était à lui. Notre travail à nous, démocrates, c'est peut-être tout simplement d'indiquer quelles sont « les prises de la Bastille » des années à venir.
Pour l'heure il ne me semble pas qu'il y ait en nombre des élus MoDem cumulards ou sur le point de l'être (ça c'est pour les plus pragmatiques lol). Et, même si je me trompais sur ce point, le plus important pour notre avenir commun est que les citoyens connaissent l'engagement du MoDem contre le cumul de mandats électifs et nous fassent confiance pour mettre fin à cette plaie de notre démocratie.
21:15 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Mots Dem | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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samedi, 14 juin 2008
L'enfer, c'est les démocrates
L'association Vivons Saint Jean avait publié sur son blog un communiqué repris dans le Dauphiné Libéré puis une lettre ouverte dans La Maurienne du 22 mai 2008, demandant que soit rétablie pour les citoyens saint jeannais la possibilité d'intervenir pendant le conseil municipal, lors d'une suspension de séance ou après l'examen de l'ordre du jour.
Ce fut fait dès le dernier conseil du 26 mai 2008, puisque la parole a été rendue au public sur les points à l'ordre du jour.
Lors de la deuxième réunion de l'association qui a eu lieu hier, vendredi 13 juin, nous avons eu l'occasion de nous réjouir de ce « premier geste » en faveur de la démocratie locale. Nous attendons avec impatience la création des commissions citoyennes promises pendant la campagne.
Je pourrai m'arrêter là, mais ce soir on se dit tout. Lors du dernier conseil, une personne du public a coupé la parole à Mme Jeanine Gippa, conseillère de l'opposition, qui intervenait sur le point 8 de l'ordre du jour: le Service Minimum d'Accueil dans les écoles. Cette personne, à l'éducation discutable, était visiblement bien connue de M. le maire, ce qui n'a pas empêché ce dernier de la reprendre avec beaucoup de sérieux et de fermeté. C'est à cette occasion qu'il a annoncé son intention de rendre la parole au public (ce qu'il a fait à la fin de l'examen de l'ordre du jour) mais qu'il a aussi évoqué des comportements déplacés (lesquels? quand? qui?) lors du précédent conseil et qu'il a affirmé qu'en cas de nouveau dérapage de ce même public les conseils se tiendraient désormais à huis clos.
Allez savoir pourquoi je pense que ça n'aiderait pas pour sa réélection en 2014. Que ses supporters -dont cette dame faisait visiblement partie- soient prévenus qu'ils n'assistent pas à un match de foot (oups!) mais à un conseil municipal, bref qu'on leur rappelle les règles de base de la démocratie et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
23:00 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Les dossiers mauriennais | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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samedi, 07 juin 2008
Chapitre 114: Mon député à moi
Le 23 avril dernier, je publiais sur ce blog la lettre que j'adressais à M. le député de Maurienne Michel Bouvard à propos de la situation de l'usine Alcan-Rio Tinto de Saint Jean de Maurienne.
Monsieur Michel Bouvard n'ayant toujours pas donné suite à ce courrier, après plus d'un mois, je vous avouerai, lecteurs, que je n'espère plus guère de réponse.
Nous éviterons d'en déduire quoi que ce soit sur la proximité de Monsieur Michel Bouvard avec les habitants de sa circonscription et son souci des questions fondamentales pour les Mauriennais.
Je noterai seulement que Monsieur Michel Bouvard avait été beaucoup plus réactif lors de la dernière campagne électorale et que j'avais eu droit à un communiqué dans le Dauphiné Libéré lorsque j'avais déclaré m'interroger sur son choix de ne pas voter en 2004 contre l'ouverture de capital d'EDF, en tant que député de la Maurienne, qui ne pouvait ignorer ses conséquences probables sur notre industrie et en particulier l'usine Alcan-Rio Tinto. Voir le chapitre 107.
Nous n'irons pas jusqu'à nous imaginer qu'il y ait là une certaine rancoeur de sa part et une volonté de ne pas me répondre à moi. Ou qu'il eût fallu publier la même lettre dans La Maurienne pour obtenir une réponse.
Peut-être n'a-t-il tout simplement pas de réponse aux questions que je posais. Et peut-être aurais-je du m'adresser directement à Monsieur Hervé Gaymard, président du conseil général?
En tout cas, c'est dommage, car ces questions essentielles demeurent et je ne crois pas être la seule à attendre des réponses de nos responsables politiques.
22:06 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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