mardi, 07 juillet 2009

Chapitre 16: Une Promotrice en Savoie

J'ai signé la lettre ouverte des Promoteurs mi-juin, je ne sais plus quel jour exactement. Je l'ai signée en bonne Bisounours : j'ai lu la lettre, j'ai apprécié son ton volontaire et ses aspects concrets.  Dans le tableau publié du 2 juillet sur le site des Promoteurs sur l'origine géographique et les fonctions des signataires, ne cherchez pas ! La Savoyarde, c'est moi.

Quand l'idée a circulé qu'il s'agissait d'une fronde antibayrouiste (je l'ai appris par un mail de Christophe Ginisty), cela m'a beaucoup étonnée. Il est évident que jamais je ne participerais à une initiative qui remettrait en cause le rôle de leader de François Bayrou pour notre Mouvement. Mais je connais un certain nombre des Promoteurs et je sais qu'ils ne pourraient pas plus que moi soutenir ce genre d'initiative. Je connais un peu Christophe Ginisty pour l'avoir rencontré sur les blogs et, même si je n'ai pas toujours été d'accord avec ce qu'il pouvait dire sur son blog, en tout cas j'admire l'énergie qu'il met au service du Mouvement démocrate.


Sur le fond, je partage le souhait des Promoteurs d'une organisation et d'une communication améliorées. Je pense que les décisions prises par le dernier Conseil national vont dans le bon sens. Nous devons être sans cesse attentifs au danger qui nous guette de devenir un parti comme les autres qui n'aurait comme objectif que la conquête du pouvoir. Je me dis que ce serait un terrible contresens de vouloir faire du MoDem une machine semblable à l'UMP. Nous ne pouvons pas sacrifier nos principes démocrates à la course au pouvoir.

Mais, comme je le disais dans mon précédent post, nous ne pourrons pas échapper à la question plus essentielle de la ligne politique que nous choisissons et ce, dès les prochaines élections, les Régionales de mars 2010.

D'ailleurs, il ne s'agit pas pour le Mouvement démocrate de choisir entre idéalisme et réalisme. En effet, la stratrégie qui consisterait à rechercher des élus et à intégrer des exécutifs (régionaux, départementaux) au prix de n'importe quelle alliance nous conduirait à l'échec en 2012.

Refuser les alliances, c'est donc prendre un risque relatif et nécessaire.

Il s'agit de proposer des candidatures Mouvement Démocrate lisibles qui incarneront la volonté d'indépendance qui nous a rassemblé derrière François Bayrou. Avec des candidats qui auront des positions claires sur des dossiers régionaux et départementaux et qui seront capables de porter des propositions différentes de celles de l'UMP ou du PS. Ne devions-nous pas avant tout faire émerger une génération politique nouvelle ? N'était-ce pas pour faire de la politique autrement ?


Ce que réclament beaucoup d'entre nous, je crois, c'est (peut-être paradoxalement !) : davantage de François Bayrou. C'est-à-dire, l'indépendance qu'il a incarnée aux dernières présidentielles, la sortie possible du système actuel des partis et l'espoir de réformer la politique en créant un Mouvement capable de rassembler largement les citoyens.

Pour cela il ne faut pas retomber dans les alliances électoralistes (comme ce fut trop souvent le cas aux municipales). Il faut choisir la politique citoyenne aux dépens de la politique politicienne. Cela déplaira sans doute à ceux qui ont vu dans le Mouvement Démocrate la possibilité de manger à tous les râteliers. A droite, à gauche en fonction de la soupe qui est proposée.

Mais je ne doute pas que ce choix d'une politique différente, d'une politique citoyenne prévaudra.

 

vendredi, 26 juin 2009

Exister pour rassembler !

Ce qui nous affaiblit en tant que Mouvement, c'est un problème d'adéquation entre nos discours (et ce qui les fonde, c'est-à-dire nos valeurs humanistes et démocrates) et nos actes.

Je ne pense pas que le positionnement clairement antisarkozyste de François Bayrou ait été une erreur. Il est normal si l'on considère nos valeurs.

En revanche, ce positionnement entre en conflit avec les alliances qui ont été conclues avec des représentants du Sarkozysme au moment des municipales. Et cela a pu nous rendre illisibles et peu crédibles.

Certains élus Mouvement Démocrate ont, après les municipales, trouvé l'herbe plus verte au Nouveau Centre ou à l'UMP et nous ont déjà quittés. Comment s'étonner que cela rende les électeurs perplexes?


Qu'on ne me dise pas que ces alliances correspondaient à l'idée d'un rassemblement en dehors des clivages. Ce ne sont que de « petits arrangements ».

Or l'espoir qu'a fait naître François Bayrou est tout autre, c'est celui d'un rassemblement de citoyens pour permettre sinon une révolution, du moins une rénovation dans la manière de faire et de voir la politique.

Un rassemblement de citoyens qui pouvait se faire autour du Mouvement démocrate et non dans des alliances d' « état major » qui sont ce que nous devons refuser car les citoyens n'y voient -à juste titre- qu'une course aux titres et au pouvoir.


Pour rassembler, le Mouvement démocrate doit d'abord exister. S'il veut exister, il doit éviter deux écueils :

  1. faire passer le fait d'avoir des élus avant le fait de porter nos valeurs (elles ne sont pas celles du Sarkozysme, il n'y a aucun doute à ce sujet mais elles ne sont pas non plus celles du Socialisme). On peut tomber d'accord parfois sur l'accessoire mais on ne l'est pas sur l'essentiel.

  2. devenir un parti qui conclut des alliances pour obtenir le pouvoir et qui n'est plus le Mouvement réformateur qu'il devait être


Les régionales sont proches et si les militants ne se font pas entendre, on verra peut-être des alliances avec Europe écologie. Pourtant, si nous sommes effectivement proches de certains représentants de ce courant, nous n'avons pas fait comme d'autres le choix de devenir des satellites du PS et nous ne partageons pas non plus certains extrémismes.

L'on verra sûrement des choses encore plus étranges : des élus partis avec la droite pour les municipales partir avec la gauche pour les régionales.

Ne nous trompons pas de combat : le nôtre n'est pas d'avoir davantage d'élus ou des vice-présidents de région grâce au PS, aux Verts ou à l'UMP.


Je fais partie de celles et ceux qui se battront pour qu'existent dans toutes les régions des listes indépendantes du Mouvement Démocrate au premier tour et au second tour.

Non aux alliances politiciennes de circonstance !

Nos valeurs sont suffisamment fortes et nécessaires dans le paysage politique actuel pour rassembler largement les citoyens autour de candidatures « indépendantes », comme François Bayrou avait commencé à le faire pour les présidentielles.

 

jeudi, 28 mai 2009

Chapitre 11: Le meilleur "moyen" de changer la politique...

Aujourd'hui, François Bayrou est attaqué par ses adversaires politiques de tous bords, comme s'il était plus que jamais l'homme à abattre. Et je crois qu'au Mouvement Démocrate nous devons plutôt nous en réjouir. Le voilà placé au coeur de la campagne des Européennes et (déjà!) lancé pour les Présidentielles de 2012.


Je suis bayrouiste et le resterai tant que François Bayrou restera ce qu'il est, c'est-à-dire le meilleur « moyen » de changer la politique dans notre pays.

Je ne le soutiens pas seulement pour qu'il soit élu en 2012.

C'est quand il sera élu que sa tâche commencera. Il ne faudra pas alors seulement panser les plaies dues aux diverses atteintes contre notre République ces derniers mois. Il faudra redéfinir des objectifs politiques qui puissent être communs à tous les Français et sortir au plus vite d'un modèle de société fondé sur l'argent, dans lequel nous nous sommes laissé prendre mais qui n'est pas le nôtre.

 

C'est une tâche immense, susceptible de décourager les meilleures volontés. Certains pensent que nous ne pourrons y parvenir que par une nouvelle Révolution, je pense le contraire. Je pense qu'aujourd'hui ce serait nous mettre en grand danger de nous perdre et de réduire à néant des décennies, des siècles de lente construction. Si nous croyons toujours à ce qui a fait notre force dans des périodes troubles de notre histoire, si notre attachement à nos valeurs républicaines est inchangé, ce n'est pas une Révolution qu'il nous faut.

Faire que les inégalités redeviennent l'égalité républicaine, les atteintes aux libertés la liberté républicaine et la loi du plus fort la fraternité républicaine, cela prendra du temps, cela demandera que chaque citoyen se rende compte qu'il participe à ce choix et cela nécessitera une réforme des institutions. Parce que la confiance d'un peuple en ses institutions est précieuse, autant qu'elle est fragile.

lundi, 11 mai 2009

Chapitre 10: Mini-Bayrou?

 

Si je me consacre autant à la politique locale mauriennaise -et que j'ai mis entre parenthèses ma « carrière de blogueuse nationale » lol, ce n'est pas par hasard. C'est d'abord par goût du « concret » et par attachement à ma Maurienne d'adoption, mais aussi parce que la situation politique locale a d'étranges ressemblances (voir l'actualité de la Charvozie) avec la situation nationale.


La principale différence est que l'affrontement entre « mini-Martine » et « mini-Ségolène » a déjà eu lieu ici, pendant la pré-campagne des municipales avec, à la clé, les dégâts que l'on imagine.


Qu'on dise de moi que je suis une « mini-Bayrou » et qu'en face il y a un « mini-Sarkozy », cela ne va pas résoudre les problèmes locaux, mais après tout, pourquoi pas? En tout cas, cela ne me dérange pas. J'assume mon bayrouisme.


Je ne vous dirai pas qui a inventé nos « mini-moi ». Cela ferait « causer » à Saint Jean !

Mais c'est bien trouvé.


Il faut reconnaître que c'est tentant et amusant de se livrer à de tels rapprochements, c'est relativement éclairant quant aux caractères et aux façons de concevoir et de faire de la politique des uns et des autres.


Ces rapprochements ont cependant leurs limites: l'association Vivons Saint Jean n'est pas le MoDem et il y a au moins deux choses que je peux faire et pas François Bayrou:

porter des jupes et porter des enfants ;-)

mardi, 28 avril 2009

Déjà le numéro 6!

Voici une partie de ce qui m'occupe au MoDem Savoie, la newsletter mensuelle. Mais c'est comme pour Canal +, pour en lire davantage, il faut prendre un abonnement au Mouvement Démocrate Savoie !


Newsletter n°6 - Avril 2009:

L'EDITO

Le jeudi 9 avril, la version définitive du texte antipiratage ou loi HADOPI a été rejeté à la surprise générale par 21 voix contre 15.

Il n'y avait que 16 députés présents lors du premier vote du texte dans la nuit du 2 au 3 avril, après un long examen qui avait vidé l'hémicycle.

Il devrait y avoir une nouvelle lecture du texte à l'Assemblée nationale le 28 ou 29 avril. Et la question que tout le monde se pose -ou en tout cas est en droit de se poser c'est combien seront-ils pour représenter le peuple français ?


On peut s'indigner de cet état de fait et y voir la preuve que notre démocratie fonctionne bien mal. On peut aussi paradoxalement en concevoir de l'espoir car rien ne pourrait montrer de manière plus éclatante à quel point des changements sont nécessaires.


Faudra-t-il embaucher des personnes chargées de ramener nos députés dans l'hémicycle, comme cela est prévu désormais pour les absentéistes scolaires? Ou s'occupera-t-on des causes du mal ? On a tout évoqué:

- le contenu de la loi, son caractère inapplicable.

- le malaise de la majorité (ce serait aussi le malaise de l'opposition).

- le fait que le scrutin ne soit pas nominal.

- le cumul des mandats.


Sur cette seule question, il y aurait beaucoup à dire. Car, si le cumul est compréhensible sur le plan humain – et, dans de très rares cas, stratégique (comme la candidature de François Bayrou à Pau), il n'en demeure pas moins qu'il est nuisible à la représentativité des élus et préjudiciable pour notre démocratie.

Lors de sa visite en Savoie au mois de mars, Fabienne Faure a annoncé que, si elle était élue au Parlement européen en juin 2009, elle renoncerait à son mandat de conseillère régionale.

Je crois qu'il n'y a rien qui prouve mieux l'engagement démocrate d'un(e) élu(e).


Florence Arnoux Le Bras

VP Mouvement Démocrate Savoie

lundi, 02 février 2009

Chapitre 8: Quand François Bayrou vient en Savoie...

Mon engagement au Mouvement Démocrate et mon engagement local proviennent des mêmes sentiments profonds qu'il faut réformer la politique et défendre une forme de démocratie où l'on n'oublie pas que le pouvoir émane du peuple et que les élus ne sont rien d'autres que ceux qui servent le peuple.

Mon engagement au MoDem ne me prive pas de ma liberté ni dans les paroles, ni dans les actes. Il ne m'empêche pas d'être révoltée par certaines choses et de m'enthousiasmer pour d'autres.

Si le MoDem est ma « famille », c'est une famille qui n'étouffe pas ses membres, qui ne fait pas tout pour eux non plus.

Mon engagement local c'est en politique ma vie d'adulte indépendante. Un adulte prend ses responsabilités, trouve sa façon de faire et finit même souvent par « fonder » sa propre famille. Pour moi, c'est « Vivons Saint Jean ».

Avant de consacrer ce blog à des questions de politique locale (au moins jusqu'aux Européennes!) il me semble que je dois vous dire quelque chose mais, une fois n'est pas coutume, je le ferai en photo.


037bis.jpg

Chambéry, Vendredi 30 janvier 2009.

Et aussi en vidéo. Si vous êtes curieux, vous pouvez regarder l'extrait du JT de France 3 Rhône-Alpes du vendredi 30 janvier 2009 à l'adresse suivante (fin du premier quart de la video)

François Bayrou évoque « la proposition politique nouvelle, la force qui est en train de monter et de se constituer » qu'est le Mouvement Démocrate et, se retournant vers Cédric Richard (La Motte Servolex) et moi, dit: « Ils sont très jeunes, très actifs, très engagés, les militants savoyards! Et pour moi c'est déjà une réussite d'avoir fait naître une génération nouvelle comme ça et de savoir qu'elle va de plus en plus prendre des responsabilités ».

Excusez-moi, lecteurs, je dois d'urgence aller soigner mon ego lol

Si vous voulez en savoir davantage sur la visite de François Bayrou en Savoie, n'hésitez pas à consulter l'article du Dauphiné Libéré.

 

 

dimanche, 23 novembre 2008

ça va faire des jaloux...

Le Mouvement démocrate a élu ses instances départementales en septembre dernier. Hier nous avions en Savoie une assemblée générale et la première réunion du Conseil départemental. Ce fut long, très long (presque cinq heures en tout). Ce fut épuisant aussi. Mais je sais déjà que cela restera comme l'un de mes meilleurs souvenirs du MoDem.
Il y avait entre nous des différences de points de vue qui remontaient au vécu des municipales et cantonales, un problème de communication au sein du mouvement qui avait grandi pendant la campagne interne et avait favorisé une vision caricaturale des choses. Le résultat des élections internes aurait pu nous couper en deux.

Le débat démocratique a eu lieu hier. Et cerise sur le gâteau: la motion proclamant haut et fort l'indépendance de notre Mouvement en Savoie et la nullité de tout accord passé (dont celui qui existait entre l'UMP et l'UDF) a été votée à l'unanimité.
C'est un symbole important car nous en étions là en Savoie, à ne plus savoir si nous étions réellement le Mouvement indépendant qu'avait souhaité François Bayrou.

Ce que je retiendrai surtout de ce qui s'est dit, c'est que nous avons une vraie chance.
Parce que nous ne sommes pas un parti, où quand on perd, on se divise joyeusement et quand on gagne, on reste groupés même si c'est aux dépens de ses convictions. Nous sommes un Mouvement qui débat et ne refuse pas à ses membres le droit de s'exprimer.
Parce que le fait d'avoir des élus n'est pas notre seule raison d'être.
Parce que nous portons d'abord l'espoir d'une autre politique, moins « partisane ».
Et que le rejet du sarkozysme nous unit très certainement mais que c'est loin d'être notre seul ciment pour construire.

Rien n'est gagné. Mais le cap a été donné en tout cas. A nous désormais de nous bouger sur les questions locales (les transports en font partie évidemment) et de défendre les valeurs humanistes et républicaines (l'école est aujourd'hui en première ligne).

jeudi, 20 novembre 2008

Chapitre 5: En grève

 

Je suis en grève. Cela n'a pas été une décision ni facile à prendre, ni facile à appliquer ce matin et j'avoue que, même si je sais que mes élèves ne m'en voudront sûrement pas, je me sens mal de ne pas aller bosser. C'est la première fois que je fais grève depuis onze ans que je travaille pour l'éducation nationale.

 

J'ai beaucoup de mal à parler enseignement et/ou éducation sur ce blog, je l'ai déjà dit, c'est très sensible.

Une chose est sûre, je ne fais pas cette grève dans la clandestinité. Je compte bien afficher mon engagement et pas seulement sur ce blog. Car c'est probablement une des dernières chances de faire entendre une voix essentielle, celle de l'école républicaine, celle qui forme des citoyens.

Ni celle des profs, ni celle des parents d'élèves.

 

Je ne fais pas cette grève par corporatisme.

Je suis enseignante, ce qui me donne un moyen d'action. Mais, si je m'engage, c'est surtout en tant que mère de famille et citoyenne.

 

Pourquoi?

 

Il y a la réforme qu'on annonce et qui fait peur.

Mais, aujourd'hui, il existe déjà -car elles ont été votées au budget par l'assemblée- des mesures qui montrent que la seule logique qui compte désormais en matière d'éducation est celle de l'économie.

C'est une logique que je comprends et que je souhaiterais que le gouvernement s'applique à lui-même.

Pourtant, appliquée à un système scolaire qui doute et qui est en crise depuis longtemps, je crois que cette logique est aujourd'hui susceptible de condamner ce système qui est pourtant un des fondements de notre société.

La vraie question est une question de société, pas un malaise enseignant aussi grand soit-il: quelle école voulons-nous? Quel rôle lui donnons-nous dans la société?

 

Je fais partie de ceux qui pensent, comme François Bayrou, que, si des économies doivent être faites, ce n'est pas aux dépens de l'éducation.

 

Pour donner juste un exemple.

Oui, certaines suppressions de poste peuvent s'expliquer par une baisse des effectifs.

 

Non, la suppression des RASED (réseaux d'aides spécialisées aux éléves en difficulté), des maîtres ayant suivi une formation spéciale pour intervenir auprès des élèves qui présentent des troubles de comportement ou en difficulté dans leur apprentissage, n'est pas justifiable.

Que l'aide de ces réseaux en primaire et en maternelle ait été insuffisante pour régler tous les problèmes, sans doute.

Mais faut-il supprimer tout remède qui ne suffit pas à lui seul à guérir le mal?

Cette aide avait l'avantage de pouvoir se faire, sur le temps scolaire, dans les classes ou en dehors et sans autorisation parentale, ce qui n'est pas le cas des heures d'aide personnalisée créées en compensation des heures supprimées le samedi matin.

 

La réalité sociale fait qu'aujourd'hui on a du mal à scolariser certains enfants et c'est un énorme problème pour notre société. Car si nous échouons à leur apprendre les bases scolaires, à les alphabétiser, nous échouons le plus souvent aussi à en faire de futurs citoyens.

Pourquoi supprimer ce qui permettait au moins de réduire certaines fractures? Pour faire des économies en remettant les maîtres qui travaillaient dans les RASED devant des classes et en évitant ainsi certains recrutements pour les prochaines rentrées.

 

Qui viendra en aide à ces enfants? Personne.

Comment s'intégreront-ils aux classes? Mal, pour eux et pour les autres enfants scolarisés.

Que pourront faire les maîtres qui doivent s'occuper de l'ensemble de leur classe? Rien.

 

C'est ce qu'on appelle « l'égalité des chances ».

 

Même si l'on regrette que personne n'ait bougé pour défendre les heures du samedi matin, même si l'on n'est pas satisfait par les moyens utilisés pour se faire entendre et même si l'on porte un message un peu différent, il y a un moment où il faut dire non.

 

mercredi, 03 septembre 2008

Chapitre 1: Elle n'est peut-être plus aussi bayrouiste...

 

Elle envisage comme une possibilité de se mettre en retrait du MoDem Savoie.

J'ai écrit que je tirerais les conséquences d'une défaite de notre liste « Pour un MoDem libre et indépendant » lors des prochaines élections internes. Il existe un risque important que le MoDem Savoie suive une ligne le conduisant droit dans le mur, je ne monterai dans la voiture qu'avec la certitude de pouvoir appuyer sur le frein. Sinon, autant continuer à pied.

Elle ne veut plus qu'on parle de T-Shirt « I love Bayrou » et elle n'a pas écrit de Lettre à Bayrou depuis le 7 janvier 2008.

Disons que j'aie mes raisons. Mais croyez-moi, lecteurs, je suis bayrouiste et je resterai bayrouiste tant que je ferai de la politique.

Parce qu'être bayrouiste pour moi, ce n'est pas penser que François Bayrou est le plus beau et le plus intelligent (Je n'ai pas dit le contraire non plus lol). Non, être bayrouiste pour moi, c'est partager les idées de François Bayrou. Je n'ai pas fait miennes ses idées. Ses idées sont aussi les miennes. C'est comme ça, c'est presque une fatalité. Question de racines, de formation, de choix de vie, de caractère peut-être. Depuis deux ans que je tends l'oreille de tout ce que j'ai pu lui entendre dire il n'y a rien dont je changerai une virgule. C'est presque énervant. Je suis bayrouiste parce que je n'ai pas le choix, à moins de ne pas être fidèle à tout ce que je pense et à ce que je suis. Ce serait trop fatigant d'être « une autre » en politique.

 

 

chaine.jpgHors-sujet : J'ai été taguée par M. Spaulding et je me prête très volontiers à un exercice délicieusement littéraire pour une fois ;-)


1- citer la personne qui vous a "tagué"
2- indiquer le règlement
3- choisir un livre, l'ouvrir à la page 123
4- recopier à la 5ème ligne, les 5 lignes suivantes
5- indiquer titre, auteur, éditeur, année d'édition
6- taguer 4 personnes et les prévenir sur leurs blogs.

Je viens de terminer L'Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar. Je ne suis pas sûre que la 5e ligne de la page 123 soit très parlante. La voici tout de même:
« La nuit qui suivit la mort de Salomé, Bénédicte couchée près de sa cousine sentit à son tour les premères approches du mal. Une soif ardente la brûlait, qu'elle sut distraire en imaginant le cerf biblique buvant à la source d'eau vive. Une petite toux consulsive lui râclait la gorge; elle la retint le plus possible pour laisser Martha dormir. »

Pas très rigolo mais très humain.

Pour passer à un autre type d' « épidémie »:

L'Hérétique, Hervé Torchet, Olivier Montbazet, Oaz

je vous tague un peu au pif, un peu parce que je vous sais lecteurs avertis et un peu par curiosité.

mardi, 08 juillet 2008

Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie

Voici l'un des posts les plus courts de l'histoire de ce blog. Mon engagement au Mouvement démocrate a pris en un an et demi déjà de multiples formes. La dernière en date est ma participation à un engagement collectif "Pour un MoDem libre et indépendant en Savoie", dont vous trouverez le texte à l'adresse suivante: http://pourunmodemlibreetindependant.hautetfort.com/ 

Ils viennent parce qu’ils ont entendu que nous n’allions pas retomber dans les travers du passé.
Ils viennent parce que nous refusons toute forme de soumission.
Ils viennent parce que nous voulons construire.
Ils viennent parce qu’ils ont une certaine idée de l’engagement, une idée de citoyens actifs qui ont décidé de s’occuper eux-mêmes de leur propre avenir. 
Annonce par François Bayrou lors de la Fondation du MoDem, Paris-24 mai 2007

 Je vous laisse découvrir la suite...

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