dimanche, 06 juillet 2008
Chapitre 116: Mon conseil à moi
81 copies de bac, 68 oraux à faire passer sur le département voisin, voilà ce qui la semaine écoulée me retint loin de ce blog et loin de vous, lecteurs.
J'en ai même « séché » le conseil municipal de mardi soir. Et c'est étrange mais en écrivant cela je ressens comme un vague sentiment de spleen. Je ne suis pas élue au conseil et je ne l'étais pas non plus avant mars. Pourtant depuis des mois je n'ai manqué aucun conseil.
Pour tout dire les conseils, c'était mieux avant, je le dis naïvement, tant pis. On avait le sentiment de voir fonctionner une machine bien huilée et d'avoir un machiniste qui connaissait son boulot.
Mais peu importe, toutes les occasions de m'informer et de me former sont bonnes à saisir! Et je résisterai même à l'ennui général. J'ai passé un tiers du conseil fleuve du mois de mai assise par terre parce que plus de chaises, une chaleur étouffante et nulle part pour poser les manteaux et que je n'en pouvais plus d'être debout à prendre des notes comme une vraie journaliste lol Il faudrait donc « m'ennuyer » beaucoup pour me décourager.
A propos de journaliste, j'étais la seule repésentante du public au dernier conseil communautaire du vendredi 20 juin 2008 et M. Roger Favier, maire du Châtel, où se déroulait le conseil, ne m'a apparemment pas reconnue (tant pis pour mon ego) et, puisque j'étais assise à côté de la presse, a pensé, semble-t-il, que j'en faisais partie ;-)
Si j'en juge par ce dernier conseil, les conseils communautaires sont d'un grand intérêt pour les citoyens que nous sommes et il est fort dommage que nul n'y assiste jamais. D'autant qu'on nous y donne une chaise et que luxe suprême, je disposai d'une table.
J'ai renoncé à vous transcrire exactement sur ce blog les débats municipaux, ce n'est pas pour vous retranscrire les débats intercommunaux. J'imagine que le compte-rendu est en ligne sur le site de la mairie de Saint Jean, ou qu'il y sera un jour. On y a parlé du projet d'extension de la halte-garderie La Ribambelle, du réseau de fibres optiques...voilà des sujets tout trouvés pour d'autres posts.
Je n'ai pas regretté ma promenade au Châtel. D'abord, pour avoir observé que quand celui qui mène les débats, en l'occurrence M. Yves Durbet, président de la communauté de communes, sait ce qu'il fait c'est infiniment plus agréable pour tout le monde.
Puis, parce qu'au bout de quelques minutes, le ton saint jeannais était donné par M. le maire. A M. Durbet qui lui demandait les noms des membres, désignés par Saint Jean, de la commission d'appel d'offres et d'adjudication, il répondit: « Je ne savais pas qu'il fallait des noms. Je vous donne ça mardi. » Comme M. Durbet doutait qu'on pût prendre la délibération sans les noms, M. le maire après trente secondes, mettons quarante, lui donna deux noms sans apparente consultation des intéressés...
13:21 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, savoie, saint jean, maurienne, coeur de maurienne, conseil cmmunautaire, roger favier
mercredi, 11 juin 2008
Chapitre 115: Le MoDem cherche sa voie
Par sa candidature aux législatives de juin 2007 face à Bernadette Laclais et à Michel Bouvard il aura permis la naissance concrète du MoDem en Savoie.
La future présidence, une présidence collégiale, composée de cinq membres et élue le 27 septembre prochain, sera donc entièrement nouvelle. Et on peut lire dans l'article du DL ce qui suit: « Pour lui succéder à la tête du MoDem de Savoie, plusieurs noms circulent. On parle de Frédéric Brassel, Marina Ferrari, Yann Bezat, Michel Haudry, Delphine Bense, Jean-François Girard (Tarentaise) ou encore Florence Arnoux Le Bras (Maurienne). » Si j'avais mauvais esprit, je dirais que c'est utile de lire la presse parce qu'on y apprend des choses, même sur soi.
Je note que le « on » propose sept noms pour cinq places, ce qui signifie que si le « on » est bien informé -et il l'est- il y aura plusieurs listes, en tout cas pour la présidence et moi je dis: « Vive le débat! ». Parce qu'il y aura débat sur ce que doit être le MoDem Savoie et non pas seulement querelles de personnes. Parce que dans le cas contraire même la gentille Bisounours que je suis finira par se transformer en Orangina rouge et en fouteuse de merde sur la toile.
L'article précise « un président et quatre personnes autour. Quant à savoir s'il arrivera de l'aile droite ou de l'aile gauche du MoDem, difficile de savoir ». C'est loin d'être la question principale. Pour moi le débat portera essentiellement sur deux points: sur la place que doit occuper le président/la présidente et même la présidence dans l'organisation départementale et sur la bipolarisation droite/gauche de la politique que certains acceptent comme une fatalité et contre laquelle d'autres ont choisi de se battre.
Je me suis engagée à participer aux côtés de Noël Communod, conseiller national, à une liste pour le conseil départemental. Parce que je considère les élections au conseil départemental (qui sera en quelque sorte notre «parlement») comme aussi importantes et même plus que les élections à la présidence. Nous avons commencé à réunir une équipe sur deux idées fondamentales:
1) la démocratie interne, en particulier le non cumul des «mandats» internes et le partage du « pouvoir » par le plus grand nombre car nous sommes persuadés que la démocratie bien comprise n'est pas forcément le foutoir et ne nuit pas nécessairement à l'efficacité (oh!). Et si l'on n'essaie pas de mettre nos convictions démocrates et nos pratiques en adéquation, pourquoi faire de la politique?
2) la ligne autonome, c'est-à-dire concrètement la sortie de l'UPS (Union pour la Savoie), ancienne alliance globale de l'UDF avec le RPR puis avec l'UMP en Savoie.
Si nous faisons une liste pour la présidence, les « cinq » seront choisis démocratiquement parmi nous. Tout ce que je peux dire c'est que j'ai été candidate bayrouiste aux municipales dans la «vraie vie», que j'ai des idées bien claires et bien affirmées (depuis des mois!) à propos du MoDem et que je n'irai pas me cacher sous la table.
13:54 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, mouvement démocrate, modem, président, patrick mignola
samedi, 07 juin 2008
Chapitre 114: Mon député à moi
Le 23 avril dernier, je publiais sur ce blog la lettre que j'adressais à M. le député de Maurienne Michel Bouvard à propos de la situation de l'usine Alcan-Rio Tinto de Saint Jean de Maurienne.
Monsieur Michel Bouvard n'ayant toujours pas donné suite à ce courrier, après plus d'un mois, je vous avouerai, lecteurs, que je n'espère plus guère de réponse.
Nous éviterons d'en déduire quoi que ce soit sur la proximité de Monsieur Michel Bouvard avec les habitants de sa circonscription et son souci des questions fondamentales pour les Mauriennais.
Je noterai seulement que Monsieur Michel Bouvard avait été beaucoup plus réactif lors de la dernière campagne électorale et que j'avais eu droit à un communiqué dans le Dauphiné Libéré lorsque j'avais déclaré m'interroger sur son choix de ne pas voter en 2004 contre l'ouverture de capital d'EDF, en tant que député de la Maurienne, qui ne pouvait ignorer ses conséquences probables sur notre industrie et en particulier l'usine Alcan-Rio Tinto. Voir le chapitre 107.
Nous n'irons pas jusqu'à nous imaginer qu'il y ait là une certaine rancoeur de sa part et une volonté de ne pas me répondre à moi. Ou qu'il eût fallu publier la même lettre dans La Maurienne pour obtenir une réponse.
Peut-être n'a-t-il tout simplement pas de réponse aux questions que je posais. Et peut-être aurais-je du m'adresser directement à Monsieur Hervé Gaymard, président du conseil général?
En tout cas, c'est dommage, car ces questions essentielles demeurent et je ne crois pas être la seule à attendre des réponses de nos responsables politiques.
22:06 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, maurienne, député, michel bouvard, hervé gaymard
jeudi, 05 juin 2008
Chapitre 113: Une bougie
Cela fait un an que j'écris sur ce blog, un an que je tiens ce journal de mon engagement en politique, puisque le préambule à ce journal date du 3 juin 2007. Nous en sommes aujourd'hui au cent treizième chapitre. Un anniversaire, c'est une date heureuse, c'est aussi un moment de bilan.
Il y a eu des moments plus faciles que d'autres dans l'écriture de ce blog, dans les aléas de ma vie de militante et de candidate.
Je ne renie rien de mon engagement et je suis plus fière d'être engagée aujourd'hui (à l'heure où certains parlent de truc ou de « machin » pour ne plus prononcer le nom du Mouvement démocrate) et plus bayrouiste que jamais.
Convaincre qu'on peut sortir des idéologies, qu'on peut faire changer la politique et la rendre aux citoyens, c'est un vrai combat politique. Il y a peut-être plus efficace pour se faire élire mais je ne crois pas qu'il y ait plus utile.
Bref, le récit continue. Il y en a au moins un à qui ça va faire plaisir de me voir rentrée de vacances de blog et en pleine forme.
23:07 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal, bayrouiste, maurienne, blog
mercredi, 21 mai 2008
Chapitre 112: Qui peut le plus peut le moins
En effet, les deux plus jeunes de mes fils de deux et demi et neuf mois ne sont pas en accueil permanent parce que nous avons peu de besoin en termes d'heures.
Le jeudi mon mari et moi avons cours au lycée en même temps le matin et l'après-midi (il n'y a que la semaine dernière où je n'avais pas cours, parce que cette semaine-là je faisais passer des oraux blancs et je les avais déplacé au mardi et au vendredi...). Enfin, bref, sans crèche (ou sans solution de débrouille) l'un de nous deux ne peut pas aller travailler.
Or l'appel de la crèche c'était pour nous prévenir que, deux dames de la crèche étant en grève, seuls les accueils permanents seraient accueillis demain à la crèche. Ce matin la responsable avait évoqué le problème des deux personnes manquantes mais ne savait pas ce qu'il en serait de l'accueil, elle n'avait pas de réponse de la marie. Mais à 16 heures la mairie venait d'appeler. En gros on se débrouillait avec nos enfants.
C'est pour demain 9 heures. Qu'est qu'on fait? « Allô, maman? ». Si vous avez suivi les précédents épisodes, mes parents habitent Chignin (à une cinquantaine de kilomètres), pas loin des Marches pour les connaisseurs :-) et sont (heureusement) à la retraite.
Et les autres enfants et parents concernés?
D'un côté, on invite les parents à exprimer des besoins d'accueil pour leurs enfants scolarisés en prévision d'une grève. Pour jeudi dernier c'était des papiers distribués par des personnels qui en théorie avaient autre chose à faire. Comme le 15 mai ce n'était pas un franc succès, pour ce jeudi 22 mai un courrier incitatif adressé à tous les parents, au cas où ils n'auraient pas compris la première fois! Surtout ne regardons pas à la dépense, c'est pour rendre service.
De l'autre, pour les parents d'enfants accueillis à la crèche, c'est vraiment le « service minimum ». Forcément il n'y a rien dans le kit UMP à ce sujet.
17:31 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, mairie, service minimum, grève, crèche la ribambelle, halte garderie
lundi, 19 mai 2008
Chapitre 111: C'est purement idéologique, ne vous inquiétez pas! (suite)
Je le fais de temps en temps: reprendre un commentaire laissé par un de mes lecteurs. C'est le cas aujourd'hui pour le commentaire de Gilles à propos du chapitre 111. Je le publie accompagné d'une réponse assez longue. Parce que j'y parle entre autres éducation, éducation nationale. Quand j'ai créé ce blog, je pensais que ce serait un de mes sujets favoris. Trop sensible? Trop douloureux pour ceux qui le vivent de l'intérieur?
Bonjour, Quelles propositions proposez vous face à ces attaques incessantes du service public ? La grève est le seul moyen de pression que nous ayons droit encore, je ne suis pas prof et j'étais dans la rue et fier d'y être. Par contre je n'ai pas vu beaucoup de profs, peut être qu'ils pensent qu'ils ne seront pas touchés par les suppressions ou la loi sur la mobilité, pourtant la science infuse est un art que votre profession possède !! Je ne vais pas manifester dans la rue par plaisir, simplement car j'ai peur pour mon avenir et celui de nos enfants, un jour de salaire en moins je m'en passerai, mais tant que les Français auront encore de quoi se payer des vacances ils ne bougeront pas, mais attention quand il n'y aura plus de pognon, j'ai peur que la violence prenne le dessus. Bravo les Lycéens.
Bonjour Gilles, je suis désolée que la grève ne mobilise pas suivant vos espérances. Mais il y a toutes sortes de grèves, certaines sont particulièrement justes et ont toute ma considération et mon soutien. Celle-ci est une grève politique (par laquelle on tente d'obtenir dans la rue ce qu'on n'a pas obtenu dans les urnes) et je pourrai vous faire une réponse politique.
Qu'a fait la gauche au pouvoir pour l'Education nationale? N'était-il pas question à une époque de « dégraisser le mammouth »?
Si vous avez lu ce blog, vous savez que je n'apprécie pas Nicolas Sarkozy, pas plus que les grévistes ne l'apprécient en tout cas, mais ce que je ne trouve pas tolérable, ce sont ses méthodes et je ne les trouve pas plus tolérables chez d'autres. Tout mélanger, tout rendre idéologique, enfreindre les règles communes quand ça arrange, cela m'est insupportable. Donc tant que je saurai de manière sûre que des tracts portant des logos PS et PCF sont faits sur les photocopieuses du lycée et donnés à des élèves pour qu'ils les distribuent, je ne risque pas de me joindre à cette grève.
Je suis déterminée à lutter contre tous les privilèges quels qu'ils soient (voir chapitre 8du Journal) et je ne suis pas opposée à la modernisation des services publics, y compris à leur privatisation si cela doit permettre à l'Etat de se recentrer sur ses missions premières dont la justice, la santé et l'éducation. L'Education nationale n'est pas la poste, ni la SNCF. Donc pour moi la défense des services publics ça ne veut pas dire grand chose.
Que les collègues touchés par les suppressions d'heures et de postes aient souhaité réagir, je le comprends et je me suis montrée solidaire à ma façon. Mais mon combat à moi, dans ce cas, ce sont les options, en particulier la survie des langues anciennes et j'essaierai de faire comprendre à quel point ce combat n'est pas personnel.
Parce qu'il pose une question essentielle: que doit être pour nous l'éducation? Quelle place lui donnons-nous dans la société? Voulons-nous aller vers une éducation purement utilitaire? Pensons-nous que tout ce qui ne sert pas directement à avoir un métier ne sert à rien? C'est une rupture sans doute décisive avec des siècles d'histoire.
Il y a des réformes à venir, dont on ne dit rien ou presque aux citoyens: la refonte des filières (générales?), la marche vers une plus grande autonomie des établissements, la fin des concours nationaux de recrutement. Pourtant c'est là que se situent les vraies questions de l'école républicaine.
Si les profs souffrent aujourd'hui, c'est parce qu'ils ne savent plus ce qu'est leur métier, ce qu'est leur place dans la société. Ils sont en première ligne d'une évolution, sans doute nécessaire, mais qui se fait sans aucune concertation avec les intervenants scolaires et dans l'ombre loin du regard des Français.
Pour la conclusion je suis d'accord avec vous: la situation de blocage politique dans laquelle on se trouve, l'absence de démocratie réelle, le mépris dans lequel on tient les citoyens, combinés à des difficultés économiques et sociales comportent des risques évidents d'explosion et l'on sent bien que (depuis des années) ces risques ne cessent de croître.
Personnellement je n'appelle pas à la Révolution (et certains qui en agitent le spectre seraient bien embarrassés si elle se produisait), je pense qu'il y a des réformes importantes à faire, des réformes politiques (dans le sens où elles concernent notre projet commun, notre vivre ensemble) mais elles réclament qu'on sorte de l'idéologie, que l'on accepte de débattre, d'évoquer les vrais enjeux et de laisser le peuple juger.
09:36 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, grève, services publics, éducation nationale, idéologie, nicolas sarkozy
jeudi, 15 mai 2008
Chapitre 111: C'est purement idéologique, ne vous inquiétez pas!
Au moment des annonces de suppression d'heures et de postes, j'étais en congé de maternité. C'est de l'extérieur ou presque que j'ai vécu les premiers événements. Mais déjà certains faits me gênaient, en particulier la façon dont la grogne s'est « transmise » des profs aux élèves.
Autant on peut légitimement être remontés contre des décisions prises en aveugle, sans aucune concertation, s'inquiéter des contre-vérités accumulées dans son discours par Nicolas Sarkozy (je reviendrai sur les propos tenus lors de son intervention télévisée) et s'interroger sur la politique menée en matière d'éducation, autant on peut douter que la solution se trouve dans une instrumentalisation des lycéens et une idéologisation du débat.
Sur le tract commun aux élèves et aux profs, distribué à la sortie du lycée et appelant à manifester ce matin à 10H à Saint Jean-de-Maurienne figuraient une douzaine de logos, syndicats, PS et PCF (et pourquoi pas la LCR?). On pouvait lire sur des affichettes placardées dans le lycée: « Non à la fin des classes moyennes » et voir sur une banderole devant le lycée un appel à la préservation du service public.
Ce n'est pas en mélangeant tout et en agissant sans mesure que nous ferons que soient expliqués aux citoyens les vrais enjeux et posées les vraies questions d'une école républicaine.
Heureusement ça ne fait pas que des mécontents! Ça fait plaisir aussi à l'UMP (où pour M. Darcos la grève est « socialiste ») puisque c'est l'occasion d'appliquer le fameux service minimum.
Dans notre commune de Saint Jean de Maurienne qui n'a pas encore signé de convention avec l'Etat, c'était un premier essai avec un accueil dans deux maternelles sur trois (les ATSEM étant en grève dans la troisième): on fait travailler ceux qui travaillent. Rien n'était prévu pour les primaires, où il n'y a pas d'ATSEM.
J'en entends déjà certains dire: c'est normal, Saint Jean de Maurienne est désormais une commune UMP et avec un maire sarkozyste, le service minimum c'était couru d'avance. Oui et non. La commune de La Motte-Servolex qui, comme nous, a désormais un maire UMP a déjà passé une convention avec l'Etat et, alors qu'en janvier dernier la mairie de gauche l'avait refusé, le service minimum dans les écoles y est désormais appliqué.
Pas chez nous. Je formulerai deux hypothèses:
1)c'est un bordel innommable à la mairie et M. Charvoz a eu d'autres chats à fouetter
2)c'est un signe de modération et une volonté d'évaluer avant tout le service qu'on peut rendre aux citoyens (et non une quelconque idée, envie de briser la grève, une décision purement idéologique)
Bien sûr, certains précédents nous poussent à pencher en faveur de la première hypothèse: le refus de laisser le moindre siège à la communauté de communes à l'opposition, le refus unanime de la majorité municipale que la commune de Saint Jean rejoigne le collectif de soutien à notre tribunal d'instance de Saint Jean et le récent changement de nom de l'ancienne association d'opposition « Saint Jean autrement » en « Ensemble pour Saint Jean », autant dire: « Bienvenue chez les UMP ».
Mais le doute est permis et l'espoir fait vivre.
18:25 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, savoie, éducation nationale, grève, service minimum, école républicaine
lundi, 05 mai 2008
Chapitre 110: Alcan-Rio Tinto, encore et toujours
Il a évoqué par ailleurs la question posée par M. Jean-Pierre Vial, la proposition d'achat et son rejet par le groupe et rappelé certaines rencontres avec les syndicats (CGT) sans parler toutefois de la réuunion qu'il avait eue le matin même avec représentants de la CGT et...du projet de reprise. Défaut de mémoire?
Voici en vrac quelques propos tenus par notre premier magistrat: «La direction locale a perdu toute crédibilité », « on se fiche des élus... et des salariés ». En faisant miroiter un projet d'extension, le groupe nous avait tous fait « cocus ». Et le mot de la fin: il fallait un investissement pour doubler la capacité de production de l'usine, parce que « cocus une fois ça va, cocus deux fois y a mieux ».
Petite concession au milieu de tout cela: il ne fallait pas « focaliser sur un repreneur ». Mais on est assez loin du souhait de dialogue exprimé par M. Yves Durbet, président de la communauté de communes.
Quelles peuvent être les conséquences de jeter de l'huile sur le feu? ça peut provoquer une situation de démobilisation, voire de découragement? faire s'effondrer les prix de l'immobilier? faire baisser le prix de l'usine pour d'éventuels repreneurs? Ou rebuter les repreneurs, même les plus volontaires, s'ils pensent que la situation n'est pas suffisamment « sous contrôle »?
Rien de très constructif en tout cas.
Je ne suis pas loin de partager le point de vue de M. Philippe Rollet, membre de l'opposition, qui pense que c'est tout autre chose qu'on attend d'un maire.
Aujourd'hui, tout dépend du gouvernement. Tant qu'il n'aura pas accordé au groupe Alcan-Rio Tinto l'autorisation de vendre sa division packaging et transformation du métal, il disposera d'un moyen de persuasion pour obtenir soit une mise en vente de l'usine de Saint Jean, soit des garanties suffisantes sur l'avenir du site après 2012 (2015).
La transparence, ce serait peut-être de dire que les élus locaux n'y peuvent pas grand chose (voir le chapitre 21) à part essayer de se faire mousser...
21:33 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : savoie, saint jean de maurienne, usine alcan rio tinto, politique
vendredi, 18 avril 2008
Chapitre 109: "Le maire sera UMP" (il l'est)
Je n'ai pas encore parlé sur ce blog du dernier conseil municipal, je le ferai même si ce n'est pas franchement un bon souvenir. Une opposition municipale humiliée. Une politique politicienne, au nom de laquelle on refuse à 44% des électeurs saint jeannais d'être représentés à la communauté de communes. On nous avait promis un maire UMP, il l'est.
On a enlevé du fronton de l'hôtel de ville la banderole « Non à la fermeture du tribunal » pour la remplacer par un plus consensuel appel pour la libération d'Ingrid Betancourt, ça ne mange pas de pain. Je me demande si c'est ça « le vrai changement ».
Demain on parle du téléphérique. Et ensuite promis, on s'attaque aux dossiers brûlants, en premier lieu Alcan, côté politique.
Mais si vous voulez savoir si c'est vrai ce que je vous raconte depuis des mois – et vous faire votre propre idée – on se retrouve au prochain conseil lundi 28 avril 2008 à 20H en mairie.
15:35 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, savoie, maurienne, saint jean de maurienne, mouvement démocrate, modem
jeudi, 03 avril 2008
Chapitre 108: Une autre politique
Mais je l'avoue: j'ai douté. Je crois profondément qu'il faut se montrer solidaires. Et justement je ne suis pas sûre que cela consiste à en laisser certains « se faire bouffer » pour en protéger d'autres. Je me suis dit que, même s'il l'avait fait à contre-coeur et s'il ne l'avait pas fait dans un quelconque intérêt personnel, c'était porter atteinte à l'image de notre Mouvement que d'accepter une telle cuisine politicienne.
Au fond, je ne suis pas mécontente d'avoir douté, cela prouve qu'il me reste un peu d'esprit critique :-D D'ailleurs, je promets de douter chaque fois que notre démarche de démocrates se heurtera à une pratique de la politique que nous refusons.
Au moment de l'affaire du communiqué, Patrick m'avait dit qu'il ne briguerait pas forcément la présidence de l'agglomération chambérienne – pourtant, ce n'est pas un secret, il y songeait depuis longtemps. Je n'étais pas sûre qu'il le ferait vraiment. Voici le mot du Président que nous avons reçu tout à l'heure:
Chers Amis,
Veuillez trouver ci-joint la déclaration que j’ai faite devant le Conseil municipal de La Ravoire lundi soir, me retirant de la course à la présidence de Chambéry métropole.
Malgré toute l’attention qui est la mienne aux politiques intercommunales qui seront à n’en pas douter une pierre angulaire de la modernisation de notre vie politique, je crois profondément qu’une élection serrée, qu’elle tourne en ma faveur ou en celle de Louis Besson, condamnerait à l’inaction, au détriment de nos concitoyens.
Si Louis Besson ne veut pas en tirer les conséquences, libre à lui. Pour ma part, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et je soutiendrai le candidat, quelle que soit sa couleur politique, qui me semblera le plus à même de rassembler une majorité de projet et de consensus pour relever les défis qui nous attendent.
Je sais qu’il peut paraître surprenant que des choix politiques de ce type soient faits par des élus dont la population postule plutôt un appétit infini pour les mandats. Mais c’est aussi dans des actes comme ceux-là que, au sein de notre famille politique, nous pouvons contribuer à donner une image plus digne et plus respectueuse du rôle qui est le nôtre.
Patrick Mignola
A ceux qui ne comprendraient pas pourquoi cela me redonne espoir, je dis, ne cherchez pas! Ce sont des histoires de démocrates :-)
Mais de toutes les questions que j'ai pu me poser, je crois que j'en retiendrai une surtout: à qui profite/profitait le fameux communiqué?
17:36 Publié dans Journal d'une bayrouiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement démocrate, modem, la ravoire, patrick mignola



