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jeudi, 28 mai 2009

Chapitre 11: Le meilleur "moyen" de changer la politique...

Aujourd'hui, François Bayrou est attaqué par ses adversaires politiques de tous bords, comme s'il était plus que jamais l'homme à abattre. Et je crois qu'au Mouvement Démocrate nous devons plutôt nous en réjouir. Le voilà placé au coeur de la campagne des Européennes et (déjà!) lancé pour les Présidentielles de 2012.


Je suis bayrouiste et le resterai tant que François Bayrou restera ce qu'il est, c'est-à-dire le meilleur « moyen » de changer la politique dans notre pays.

Je ne le soutiens pas seulement pour qu'il soit élu en 2012.

C'est quand il sera élu que sa tâche commencera. Il ne faudra pas alors seulement panser les plaies dues aux diverses atteintes contre notre République ces derniers mois. Il faudra redéfinir des objectifs politiques qui puissent être communs à tous les Français et sortir au plus vite d'un modèle de société fondé sur l'argent, dans lequel nous nous sommes laissé prendre mais qui n'est pas le nôtre.

 

C'est une tâche immense, susceptible de décourager les meilleures volontés. Certains pensent que nous ne pourrons y parvenir que par une nouvelle Révolution, je pense le contraire. Je pense qu'aujourd'hui ce serait nous mettre en grand danger de nous perdre et de réduire à néant des décennies, des siècles de lente construction. Si nous croyons toujours à ce qui a fait notre force dans des périodes troubles de notre histoire, si notre attachement à nos valeurs républicaines est inchangé, ce n'est pas une Révolution qu'il nous faut.

Faire que les inégalités redeviennent l'égalité républicaine, les atteintes aux libertés la liberté républicaine et la loi du plus fort la fraternité républicaine, cela prendra du temps, cela demandera que chaque citoyen se rende compte qu'il participe à ce choix et cela nécessitera une réforme des institutions. Parce que la confiance d'un peuple en ses institutions est précieuse, autant qu'elle est fragile.

mercredi, 20 mai 2009

Un mois de mai à Saint Jean de Maurienne (73300)

L'association Vivons Saint Jean aura connu fin avril/début mai 2009 une actualité chargée:

- lettre ouverte à Hervé Gaymard à propos de l'usine Alcan-Rio Tinto

- distribution du bulletin n°5/mai 2009

- première présence sur le marché pour distribuer le bulletin n°5/mai 2009 aux Saint Jeannais(es)

- ouverture d'un nouveau blog


Prochaine réunion le 29 mai 2009.

Rendez-vous en juin !

jeudi, 14 mai 2009

Les Européennes, et si on en parlait ?

Nous voilà déjà en pleine campagne des Européennes et, curieusement, on ne trouve rien sur ce blog qui en parle.

Serais-je comme beaucoup de nos concitoyens pas encore prête pour l'Europe politique? Ou du moins pas prête à en parler ?

Pas prête à parler sur ce blog de l'Europe et de ses enjeux, c'est possible. D'autres le font tellement mieux que moi.

Mais cela n'empêche pas mon engagement dans notre quart Sud-Est derrière nos têtes de liste Jean-Luc Bennahmias, Fabienne Faure et Gilles Artigues.


Ils étaient en Maurienne début avril pour visiter une descenderie (galerie de reconnaissance) à Saint Martin La Porte sur le chantier du Lyon-Turin Ferroviaire qui est le « chantier européen » par excellence.

Ce fut l'occasion d'évoquer les inquiétudes sur l'avenir des transports en Savoie si le transport de fret par la route est privilégié par rapport au transport ferroviaire : La Savoie, une autoroute à camions?

Mais aussi de s'opposer à un transport ferroviaire du fret qui se ferait sur la ligne historique (sans tunnels) de Montmélian jusqu'à Saint Jean de Maurienne...

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Il y a une photo que j'aime bien ;-) Merci au photographe !

 

Il ne faudrait pas que ces élections soient victimes d'un contexte difficile car l'Europe est un sujet trop important pour qu'on ne lui accorde qu'une « toile de fond ».

Faire que la campagne des Européennes rende l'Europe plus proche de chacun de nous, qu'elle soit un moment de débat et d'échanges pour construire un avenir commun, voilà ce qui doit tous nous occuper.

 

lundi, 11 mai 2009

Chapitre 10: Mini-Bayrou?

 

Si je me consacre autant à la politique locale mauriennaise -et que j'ai mis entre parenthèses ma « carrière de blogueuse nationale » lol, ce n'est pas par hasard. C'est d'abord par goût du « concret » et par attachement à ma Maurienne d'adoption, mais aussi parce que la situation politique locale a d'étranges ressemblances (voir l'actualité de la Charvozie) avec la situation nationale.


La principale différence est que l'affrontement entre « mini-Martine » et « mini-Ségolène » a déjà eu lieu ici, pendant la pré-campagne des municipales avec, à la clé, les dégâts que l'on imagine.


Qu'on dise de moi que je suis une « mini-Bayrou » et qu'en face il y a un « mini-Sarkozy », cela ne va pas résoudre les problèmes locaux, mais après tout, pourquoi pas? En tout cas, cela ne me dérange pas. J'assume mon bayrouisme.


Je ne vous dirai pas qui a inventé nos « mini-moi ». Cela ferait « causer » à Saint Jean !

Mais c'est bien trouvé.


Il faut reconnaître que c'est tentant et amusant de se livrer à de tels rapprochements, c'est relativement éclairant quant aux caractères et aux façons de concevoir et de faire de la politique des uns et des autres.


Ces rapprochements ont cependant leurs limites: l'association Vivons Saint Jean n'est pas le MoDem et il y a au moins deux choses que je peux faire et pas François Bayrou:

porter des jupes et porter des enfants ;-)

jeudi, 07 mai 2009

Bienvenue en Charvozie!

La Charvozie est à la Sarkozie, ce que M. Charvoz, maire de Saint Jean de Maurienne, est à M. Sarkozy, c'est-à-dire la même chose en plus petit. Je sens qu'à lire ces lignes certains sont déjà incrédules et se disent: "Cela est-il possible?"

Si vous voulez en avoir la certitude, vous pouvez relire ce blog.


Le Sarkozysme est une façon de pratiquer le pouvoir où l'on joue avec les signes de la République mais où on la tue de l'intérieur parce qu'on en méprise les valeurs. François Bayrou l'appelle « abus de pouvoir » dans son nouveau livre. « Abus de pouvoir ?»: c'était le titre d'un article du dernier bulletin Vivons Saint Jean. C'est ce que j'appelais le fait du prince sur ce blog.

L'on se sert du pouvoir à des fins qui n'ont plus grand chose à voir avec l'intérêt général.


A qui bénéficierait le téléphérique, grand projet de M. Charvoz pour la ville de Saint Jean de Maurienne? On peut concevoir tout l'avantage que pourrait en retirer la station qui serait reliée à la ville et à sa gare. Et sans doute les propriétaires de biens dans cette station en seraient très heureux. Mais les Saint Jeannais? Pourtant, c'est bien les Saint Jeannais qui « en feraient les frais »...

vendredi, 01 mai 2009

Lettre ouverte à Hervé Gaymard

Lettre ouverte à M. Hervé Gaymard à propos de l'usine Alcan-Rio Tinto de Saint Jean de Maurienne

publiée dans La Maurienne du 30/04/2009


Monsieur le député et président du Conseil Général de Savoie,


vous êtes intervenu à l'Assemblée Nationale ce mercredi 25 mars 2009 pour rappeler l'importance du tarif de l'énergie pour les industries électro-intensives, dont le groupe Alcan-Rio Tinto et l'usine de production d'aluminium de Saint Jean de Maurienne.

Je vous remercie de cette intervention qui a le mérite de rappeler à nos concitoyens ce qui met en danger l'avenir de nos usines.


Nous sommes aujourd'hui dans une situation de crise grave. De nombreux intérimaires travaillant depuis longtemps pour l'usine ont des contrats qui ne sont pas renouvelés et les sous-traitants sont eux aussi touchés.

Avant la crise, le problème se posait déjà de la rentabilité de l'usine à partir de 2012, date à laquelle le contrat actuel avec EDF prend fin. En effet, la rentabilité de l'usine dépend du coût de l'électricité pour produire chaque tonne. Or le coût de la tonne produite doit en 2012 connaître une forte augmentation.

Par ailleurs, les incertitudes en matière d'approvisionnement en électricité pèsent lourd dans les choix d'un groupe comme Alcan-Rio Tinto.

C'est d'abord l'ouverture du capital d'EDF en 2004, consécutive à l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie, qui fait peser une grave menace sur l'usine de Saint Jean.


M. Michel Bouvard, député de Maurienne, connaissait les conséquences à venir de ces décisions sur notre industrie, mais il ne s'y est jamais opposé par son vote à l'Assemblée.

Les Mauriennais sont en droit de lui demander des comptes. Pourquoi n'a-t-il pas voté contre ce qui menaçait l'avenir industriel de leur vallée?

Les textes de loi auraient sans doute été adoptés avec ou sans M. Michel Bouvard. Mais son rôle de député n'était-il pas de représenter notre territoire et de défendre l'intérêt des Savoyards? Comment pouvons-nous espérer que notre démocratie se fasse en fonction de l'intérêt général, si l'intérêt de certains n'est pas représenté?


Cela n'aurait sans doute pas été bon pour la carrière politique de M. Bouvard et de son suppléant M. Pierre-Marie Charvoz de s'opposer à M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'économie à l'époque. Cela n'aurait pas été facile mais leur devoir d'élus était d'alerter la population et de se battre avec les moyens dont ils disposaient.

Si l'usine fermait aujourd'hui, on mettrait tout sur le dos de la crise mondiale. Personne ne parlerait plus du tarif de l'électricité. M.Bouvard et son suppléant n'auraient jamais à se justifier devant les Mauriennais de leurs choix. C'est inacceptable.


L'association citoyenne que je représente, Vivons Saint Jean, a pour objectif d'informer les citoyens des décisions qui sont prises en leur nom et je m'adresse à vous car je ne doute pas que vous souhaitiez comme nous, que chaque élu assume les choix qu'il a faits et en rende compte.

Vous comprendrez notre inquiétude.

Devons-nous faire confiance à ceux-là mêmes qui nous ont caché la vérité sur ces questions d'énergie? Se battront-ils pour l'usine de Saint Jean? Verrons-nous, s'il le faut, M. Michel Bouvard et M. Pierre-Marie Charvoz faire le siège de l'usine? Entamer une grève de la faim? Ou feront-ils comme ils ont fait pour le tribunal de Maurienne?


Je vous prie de recevoir, Monsieur le député et président du Conseil Général de Savoie, l'expression de ma considération distinguée.

Florence Arnoux Le Bras

présidente de Vivons Saint Jean

 

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