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samedi, 28 mars 2009

Finances 2009 (III)

Troisième élément préoccupant pour les finances de Saint Jean de Maurienne :

 

Les charges de la ville augmentent plus vite que ses ressources. C'est ce qu'a montré l'audit financier.

Dans ce cas on a deux solutions, soit:

  • faire baisser les charges :

M. le maire semble avoir pensé aux charges salariales puisqu'il a demandé un audit du personnel. Cependant, depuis son élection en mars, il a déjà créé plusieurs postes de cadre de catégorie A.

M. Charvoz refuse la solution d'étudier des transferts de gros équipements à la Com-Com pour limiter l'augmentation des charges pour la ville et de la reporter sur la Com-Com qui, elle, voit ses recettes augmenter. Le dernier argument trouvé pour expliquer ce manque de courage politique a été avancé au conseil du 23 mars 2009. La Com-Com n'a pas les épaules assez solides, cela nuirait à sa capacité à soutenir le développement économique.

C'en est presque drôle. N'est-ce pas lui qui a proposé au deuxième conseil de la Com-Com (le premier ayant été consacré à la nomination des uns et des autres) de transférer le service de transports urbains, qu'il venait de créer tout seul, sans rien demander à personne, à Saint Jean?

Enfin, dernier gros bémol à sa « volonté » de diminuer les charges: la mise en place justement des Saint Jean Bus dont chacun sait maintenant que le fonctionnement est à la charge de la ville pour 85% (minimum), les 15% restants étant théoriquement financés par les usagers. Soit une facture pour la ville de plus de 300 000 euros par an qui est un vrai problème.

 

  • augmenter les ressources :

M. le maire l'a annoncé, en même temps qu'il présentait ses voeux à la population. Il l'a affirmé « haut et fort »: il n'y aura pas d'augmentation des impôts locaux

Et effectivement lundi dernier, le conseil a voté le maintien des taux 2008 pour l'année 2009.

Il a cependant laissé entendre qu'il n'en serait pas de même en 2010. Pourquoi dans ce cas ne pas anticiper? Ne vaut-il pas mieux une évolution en douceur plutôt qu'une augmentation brutale, avec rattrapage inévitable?

 

Trois possibilités :

  1. M. le maire sait que la crise mondiale actuelle se terminera en 2010 et attend donc 2010 pour prendre la décision nécessaire d'augmenter les impôts locaux.

  2. M. le maire ne tient pas à redresser la situation financière de la ville.

  3. M. le maire nous cache quelque chose sur les impôts locaux et leur augmentation...

     

jeudi, 26 mars 2009

Finances 2009 (II)

2) Deuxième élément préoccupant pour les finances de Saint Jean de Maurienne :

La ville de Saint Jean doit verser en 2009 1, 5 millions d'euros d'annuités (remboursement capital + intérêts des emprunts). Elle a fait ces dernières années et en très peu de temps des investissements très lourds (qui vont aussi peser sur ses charges de fonctionnement).

Or aucun de ces investissements (CTM, médiathèque, salle de répétition d'orchestres) n'est de nature à véritablement soutenir l'activité économique et, en particulier, à favoriser la création d'emplois.

Notons que M. le maire considère sérieusement la piste d'une « liaison téléportée » vers les Sybelles, autant dire un téléphérique ou une télécabine pour donner à Saint Jean une vocation touristique.

L'association Vivons Saint Jean que je préside est opposée à ce projet:

  • pour des raisons financières (coût exorbitant de l'équipement pour la collectivité, même s'il avait un financement privé à hauteur de 80% et coût très élevé des études).

  • pour des raisons environnementales (qu'on développera si nécessaire!)

  • pour des raisons économiques (quinze à vingt ans de retard et des installations déficitaires pendant des années, si l'on prend l'exemple de Brides-Les-Bains qui n'a pas le même domaine skiable! Et qui conjugue sports d'hiver et thermalisme...)

A cela il faut ajouter des contraintes techniques a priori très importantes, le peu d'enthousiasme de certaines communes qui seraient concernées par la traversée du téléphérique, la difficulté de trouver des financeurs privés... il serait donc bon de pratiquer un certain réalisme.

On entend tout dire à propos du téléphérique, surtout que cela ne se fera pas. En même temps, pas sûr que ce maire-ci aime moins les projets pharaoniques que l'ancienne municipalité! Non pas sûr du tout.

J'ai même entendu dire (mais pour l'heure je préfère l'ignorer) qu'une des solutions pour applanir les diverses difficultés serait les aides de l'Etat en cas de départ d'Alcan-Rio Tinto...

 

mercredi, 25 mars 2009

Finances 2009 (I)

La situation financière de la ville de Saint Jean de Maurienne n'est pas bonne mais, contrairement à ce que se plaît à marteler M. le maire, il n'y a pas non plus de risque grave de catastrophe si, du moins, la municipalité actuelle s'astreint à une gestion raisonnable.

Mais il faut retenir trois éléments préoccupants :

 

1) Premier élément préoccupant pour les finances de Saint Jean de Maurienne :

La Communauté de communes Coeur de Maurienne touche la TPU (taxe professionnelle unique) et en reverse une part fixe (TP 2001) aux différentes communes membres. La moitié des recettes de la ville de Saint Jean est constituée de la TP de l'entreprise Rio Tinto-Alcan. Un ralentissement de l'activité de cette dernière ou pire, un départ auraient nécessairement des conséquences à court terme sur les finances de la ville et sa capacité de remboursement.

Or il existe début 2009 un ralentissement effectif, ce dernier n'aura toutefois d'incidence que sur la TP de 2011.

A noter qu'en 2009, la Com-Com compte sur une augmentation de 25% de la TPU grâce entre autres aux investissements réalisés par Alcan-Rio Tinto en 2007. Mais que cela ne changera rien pour la ville de Saint Jean puisque la part reversée de la TPU est fixe.

En cas de départ de l'entreprise, la commune (et/ou la Com-Com) bénéficierait sans doute des aides de l'Etat mais pour quel montant? Et combien de temps?

mercredi, 18 mars 2009

Appel à témoins

Une fois n'est pas coutume je lance sur ce blog un appel à témoins national.

Merci de faire suivre et de répondre à cet appel si connaissez une commune de moins de 10 000 habitants ayant mis en place un réseau de transports urbains qui ne bénéficie ou n'a bénéficié d'aucune subvention. Ni du Conseil général, ni de la Région, ni de l'Etat.  Et qui n'est et ne sera pas financé par les entreprises dans le cadre du versement transport.

Tout ça car le dossier n'a pas été travaillé et monté correctement.

C'est pour savoir si en matière de transports M. Pierre-Marie Charvoz, maire de Saint Jean de Maurienne (Savoie 73300), est le seul à jeter l'argent de ses administrés par les fenêtres.

dimanche, 15 mars 2009

Chapitre 9: Le strass et les paillettes

Pourquoi faire de la politique? Quelle est la place de la politique dans ma vie?

Il n'y a pas une semaine qui passe sans que je me pose ces questions. Aujourd'hui, elles ont un sens tout particulier parce que c'est comme un anniversaire, celui de mes premières élections municipales. Et aujourd'hui, comme il y a un an, la veille du premier tour, j'étais occupée dans mon jardin à tailler les framboisiers.

Ma réponse à la question: Pourquoi faire de la politique? est toujours la même. Je fais de la politique parce que je ne suis pas satisfaite de la manière dont beaucoup font de la politique et qu'il ne suffit pas de se dire mécontents et de regarder sans rien faire notre démocratie partir en lambeaux.
C'est un choix de s'engager et de défendre des convictions sur le rôle des élus, le cumul des mandats, la nécessité d'une plus grande représentativité et d'une plus grande transparence.

Quelle est la place de la politique dans ma vie? Cela peut paraître curieux, étant donné que je n'ai pas été élue en mars dernier: la politique m'occupe de plus en plus entre les diverses réunions, les conseils, les actions: pétitions et autres, les textes à rédiger, les interventions dans la presse... Vivons Saint Jean vient de publier son bulletin n°4et ne cesse de grandir.
Quand on a une passion, on ne compte pas, me direz-vous, lecteurs. Peut-être, mais, pour des raisons personnelles, je ne peux pas me permettre de ne pas compter et, quand je n'ai pas le temps, c'est ce blog qui en fait les frais.

Ces questions me rassurent. Je me dis que tant qu'elles sont là au fond de moi, et que rien ne les fait disparaître ni les avancées de ces derniers mois, ni la confiance dont certains m'honorent, je peux continuer à faire de la politique sans rougir et sans craindre que l'on se dise: c'est pour le strass ou les paillettes.

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