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dimanche, 23 novembre 2008

ça va faire des jaloux...

Le Mouvement démocrate a élu ses instances départementales en septembre dernier. Hier nous avions en Savoie une assemblée générale et la première réunion du Conseil départemental. Ce fut long, très long (presque cinq heures en tout). Ce fut épuisant aussi. Mais je sais déjà que cela restera comme l'un de mes meilleurs souvenirs du MoDem.
Il y avait entre nous des différences de points de vue qui remontaient au vécu des municipales et cantonales, un problème de communication au sein du mouvement qui avait grandi pendant la campagne interne et avait favorisé une vision caricaturale des choses. Le résultat des élections internes aurait pu nous couper en deux.

Le débat démocratique a eu lieu hier. Et cerise sur le gâteau: la motion proclamant haut et fort l'indépendance de notre Mouvement en Savoie et la nullité de tout accord passé (dont celui qui existait entre l'UMP et l'UDF) a été votée à l'unanimité.
C'est un symbole important car nous en étions là en Savoie, à ne plus savoir si nous étions réellement le Mouvement indépendant qu'avait souhaité François Bayrou.

Ce que je retiendrai surtout de ce qui s'est dit, c'est que nous avons une vraie chance.
Parce que nous ne sommes pas un parti, où quand on perd, on se divise joyeusement et quand on gagne, on reste groupés même si c'est aux dépens de ses convictions. Nous sommes un Mouvement qui débat et ne refuse pas à ses membres le droit de s'exprimer.
Parce que le fait d'avoir des élus n'est pas notre seule raison d'être.
Parce que nous portons d'abord l'espoir d'une autre politique, moins « partisane ».
Et que le rejet du sarkozysme nous unit très certainement mais que c'est loin d'être notre seul ciment pour construire.

Rien n'est gagné. Mais le cap a été donné en tout cas. A nous désormais de nous bouger sur les questions locales (les transports en font partie évidemment) et de défendre les valeurs humanistes et républicaines (l'école est aujourd'hui en première ligne).

jeudi, 20 novembre 2008

Chapitre 5: En grève

 

Je suis en grève. Cela n'a pas été une décision ni facile à prendre, ni facile à appliquer ce matin et j'avoue que, même si je sais que mes élèves ne m'en voudront sûrement pas, je me sens mal de ne pas aller bosser. C'est la première fois que je fais grève depuis onze ans que je travaille pour l'éducation nationale.

 

J'ai beaucoup de mal à parler enseignement et/ou éducation sur ce blog, je l'ai déjà dit, c'est très sensible.

Une chose est sûre, je ne fais pas cette grève dans la clandestinité. Je compte bien afficher mon engagement et pas seulement sur ce blog. Car c'est probablement une des dernières chances de faire entendre une voix essentielle, celle de l'école républicaine, celle qui forme des citoyens.

Ni celle des profs, ni celle des parents d'élèves.

 

Je ne fais pas cette grève par corporatisme.

Je suis enseignante, ce qui me donne un moyen d'action. Mais, si je m'engage, c'est surtout en tant que mère de famille et citoyenne.

 

Pourquoi?

 

Il y a la réforme qu'on annonce et qui fait peur.

Mais, aujourd'hui, il existe déjà -car elles ont été votées au budget par l'assemblée- des mesures qui montrent que la seule logique qui compte désormais en matière d'éducation est celle de l'économie.

C'est une logique que je comprends et que je souhaiterais que le gouvernement s'applique à lui-même.

Pourtant, appliquée à un système scolaire qui doute et qui est en crise depuis longtemps, je crois que cette logique est aujourd'hui susceptible de condamner ce système qui est pourtant un des fondements de notre société.

La vraie question est une question de société, pas un malaise enseignant aussi grand soit-il: quelle école voulons-nous? Quel rôle lui donnons-nous dans la société?

 

Je fais partie de ceux qui pensent, comme François Bayrou, que, si des économies doivent être faites, ce n'est pas aux dépens de l'éducation.

 

Pour donner juste un exemple.

Oui, certaines suppressions de poste peuvent s'expliquer par une baisse des effectifs.

 

Non, la suppression des RASED (réseaux d'aides spécialisées aux éléves en difficulté), des maîtres ayant suivi une formation spéciale pour intervenir auprès des élèves qui présentent des troubles de comportement ou en difficulté dans leur apprentissage, n'est pas justifiable.

Que l'aide de ces réseaux en primaire et en maternelle ait été insuffisante pour régler tous les problèmes, sans doute.

Mais faut-il supprimer tout remède qui ne suffit pas à lui seul à guérir le mal?

Cette aide avait l'avantage de pouvoir se faire, sur le temps scolaire, dans les classes ou en dehors et sans autorisation parentale, ce qui n'est pas le cas des heures d'aide personnalisée créées en compensation des heures supprimées le samedi matin.

 

La réalité sociale fait qu'aujourd'hui on a du mal à scolariser certains enfants et c'est un énorme problème pour notre société. Car si nous échouons à leur apprendre les bases scolaires, à les alphabétiser, nous échouons le plus souvent aussi à en faire de futurs citoyens.

Pourquoi supprimer ce qui permettait au moins de réduire certaines fractures? Pour faire des économies en remettant les maîtres qui travaillaient dans les RASED devant des classes et en évitant ainsi certains recrutements pour les prochaines rentrées.

 

Qui viendra en aide à ces enfants? Personne.

Comment s'intégreront-ils aux classes? Mal, pour eux et pour les autres enfants scolarisés.

Que pourront faire les maîtres qui doivent s'occuper de l'ensemble de leur classe? Rien.

 

C'est ce qu'on appelle « l'égalité des chances ».

 

Même si l'on regrette que personne n'ait bougé pour défendre les heures du samedi matin, même si l'on n'est pas satisfait par les moyens utilisés pour se faire entendre et même si l'on porte un message un peu différent, il y a un moment où il faut dire non.

 

jeudi, 06 novembre 2008

Chapitre 4 (suite): L'audit financier, l'avenir...

 

    2) Une situation qui demande que l'on fasse des choix clairs et acceptés par tous:

    Notre ville de Saint Jean de Maurienne n'est plus aussi riche qu'elle l'a été. C'est un fait que nous devons accepter. Si nous voulons éviter que cela ne se transforme en surendettement et en véritable déclin, nous devrons faire des choix en matière de budget.

    L'augmentation des impôts est-elle la seule solution?

    Ou, pour faire des économies, faudra-t-il plutôt revenir sur certains services à la population? Lesquels? Les Saint Jean Bus? D'autres services mis en place par la précédente municipalité?

    M. le maire a lui-même souligné en conseil municipal, pour faire suite à la présentation de l'audit financier que les choix qui seraient faits dans les mois, l'année qui viennent seraient décisifs.

    Les citoyens doivent être bien évidemment informés des décisions qui seront prises, bien plus ils doivent même pouvoir y participer.

    Le rôle des élus est de proposer plusieurs solutions pour sortir la ville de ses difficultés financières.

    Mais sur des questions aussi importantes c'est aux citoyens de décider directement à travers un référendum municipal.

    samedi, 01 novembre 2008

    Chapitre 4: L'audit financier, l'avenir...

    Nous, citoyens Saint Jeannais, attendons de nos élus que tout soit fait pour rééquilibrer les comptes de la ville.

    1) Un effort nécessaire en matière de dépenses:

    Nous avons bien noté que notre maire M. Pierre-Marie Charvoz (UMP) semble avoir renoncé à avoir une chef de cabinet, attachée à sa personne.
    En effet, il a annoncé au dernier conseil municipal mercredi 22 octobre que Mme la chef de cabinet devenait Mme la directrice générale des services.
    Nous ne reviendrons pas sur la manière dont l'ancien directeur général des services a été « remis à disposition » du centre de traitement alors qu'au mois de mars M. Charvoz avait affirmé que ce dernier conserverait le poste qu'il occupait depuis plusieurs décennies.
    Le poste de directeur général des services étant vacant, nous nous réjouissons que M. Charvoz ait choisi la solution, acceptable pour tous, d'y installer Mme l'ancienne chef de cabinet, ce qui permettra à la ville d'économiser un salaire important. Nous évaluons l'économie à 50000 euros par an au moins par rapport à ce qui avait été décidé en mars.
    Nous espérons que Mme la directrice des services, nouvellement nommée, saura s'adapter à sa nouvelle fonction. Ce sera sans doute le cas si elle a bien le grade nécessaire d'ingénieur territorial.
    Nous espérons aussi qu'il ne s'agit pas de nommer un(e) autre chef de cabinet dans les mois qui viennent, qu'il n'y aura pas de tour de passe-passe. Nous nous montrerons vigilants.
    Trêve de polémique, le fait d'avoir renoncé à avoir une directrice de cabinet est un pas en avant important de la part de M. Charvoz et nous l'interprètons comme le signe d'une vraie volonté de ne pas se reposer sur des subordonnés et de s'occuper personnellement de ses administrés.
    D'ailleurs, j'applaudis la capacité de M. le maire à changer d'avis et à revenir sur une mauvaise décision.
    Nous demandons que la même règle vaille pour tous. Si les administrés doivent faire des efforts supplémentaires (augmentation des impôts), il faut aussi que M. le maire et son équipe montrent l'exemple en renonçant à des coûts superflus.
    Nous exigeons la transparence en matière de gestion de la ville, que le montant des salaires puisse être connu, que les principaux comptes soient rendus accessibles au public.

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