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mercredi, 22 octobre 2008
Chapitre 3 (suite): L'audit financier, le présent
Si pour les municipales 2008 l'équipe de Vivons Saint Jean n'est pas partie avec la gauche, ce n'était pas pour rien.
Nous refusions de cautionner ce qui pour nous était une gestion très imprudente des finances de la commune. Et nous trouvions inacceptable une certaine absence de remise en cause.
Par ailleurs, nous considérions et -c'est toujours le cas- qu'il y a des investissements prioritaires pour l'avenir de notre commune: ceux qui peuvent permettre sa « reconversion ». Je ne fais évidemment pas référence aux projets farfelus d' « eau de Saint Jean » ou de « téléphérique ».
Nous avons dit qu'il faudrait une gestion rigoureuse, que l'augmentation des impôts serait inévitable (l'audit évoque une augmentation de 25% en 6 ans!!!) et qu'il nous semblait préférable d'avoir un maire payant ses impôts sur la commune et donc solidaire des autres Saint Jeannais. Or M. Charvoz n'a jusqu'alors jamais semblé entendre cet argument.
Nous avons tenté d'établir le dialogue avec les uns et nous avons discuté autant que nous l'avons pu -et sans être particulièrement commodes- avec les autres.
En effet, depuis des mois nous sommes persuadés que l'idéal pour sortir la ville de la situation délicate, dans laquelle elle se trouve, serait encore d'obtenir un consensus.
Car que se passe-t-il aujoud'hui?
La nouvelle municipalité UMP crie au loup et utilise les chiffres de l'audit financier pour dire qu'elle ne pourra engager aucun gros investissement pendant les six prochaines années, elle lance un audit des services.
Ok. C'est de bonne guerre. Et sur le fond rien à dire.
Mais ce que nous craignons -et certains signes sont difficiles à ignorer- c'est l'esprit de revanche qui anime la droite aujourd'hui au pouvoir. Pensez donc trente ans de mairie de gauche.
Et un audit qui tombe à pic.
On va pouvoir s'en donner à coeur joie...
Nous demandons que tout soit fait pour rééquilibrer les comptes de la ville.
Nous refusons les dépenses inutiles. Nous ne pensons pas que l'embauche d'une chef de cabinet, attachée à la personne du maire, ait été une priorité vitale pour la ville.
Nous refusons la démagogie. Les Saint Jeannais doivent être placés face à des choix clairs. J'appelle démagogie le fait de dire dans la presse que si les Saint Jean bus sont supprimés il y aura manifestation devant la mairie. La réalité est la suivante. Le coût des Saint Jean bus (entre 200000 et 300000 euros par an) n'était pas pris en compte dans les hypothèses formulées dans l'audit -et donc dans les 25% d'augmentation d'impôt préconisés. Que faudra-t-il sacrifier pour conserver les Saint Jean bus?
Nous refusons l'inaction actuelle. Une des solutions au problème financier de la ville est le transfert de gros équipements à la Communauté de communes Coeur de Maurienne, en particulier le transfert de la médiathèque avant l'embauche des nouveaux personnels nécessaires à son bon fonctionnement. Officiellement tout le monde (i.e. gauche, droite et Vivons Saint Jean) est d'accord: c'est obligatoire et urgent. Or le dernier conseil communautaire a eu lieu le 30 septembre 2008 et M. le maire qui a fait une tentative pour caser « ses » Saint Jean bus n'a fait aucune mention de ce sujet ô combien! prioritaire. Voir le compte-rendu (page 5) sur le site de la mairie:
http://www.saintjeandemaurienne.fr/90-le-conseil-communau...
Mais nous refuserons que l'on fasse n'importe quoi sous prétexte de faire des économies.
Je fais court -et c'est déjà long!- parce que j'ai peu de temps en ce moment à consacrer à ce blog. Certains sujets seront approfondis en temps et heure. Le prochain conseil municipal ayant lieu ce soir je vous en dirai davantage dès que possible.
14:55 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste (II) | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : politique, savoie, saint jean de maurienne, audit financier, vivons saint jean |
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mercredi, 08 octobre 2008
Chapitre 3: L'audit financier, le passé
Le 5 septembre 2008 le Dauphiné Libéré titrait en page Maurienne à propos de notre cité de Saint Jean de Maurienne: « La ville en faillite? ». L'article faisait suite à la présentation de l'audit financier en conseil municipal deux jours plus tôt.
Cela fait déjà un mois et je n'ai pas encore écrit à ce sujet. C'est peut-être tout simplement que j'accuse le coup comme beaucoup de Saint Jeannais. J'avais beau soupçonner un certain nombre de choses. Les chiffres sont durs à avaler.
Ceux qui lisent ce blog depuis quelque temps déjà se souviendront peut-être que dans les débuts de mon engagement politique local, durant l'été 2007, alors que je découvrai la réalité des investissements entrepris (médiathèque, centre technique municipal, salle [de répétition] d'orchestre) par l'ancienne municipalité, j'avais employé ce mot de « faillite » et qu'il m'avait été reproché.
A noter que je ne l'avais employé qu'en cas de départ de l'usine Alcan-Rio Tinto qui fait vivre la commune depuis des années et aujourd'hui la communauté de communes.
L'usine est encore là. Pour combien de temps?
Mais la ville est confrontée à des difficultés financières sans précédent pour deux raisons:
-
elle doit emprunter et passer d'un endettement de 8 millions d'euros à quelques 16 millions en 2008 pour payer ses gros investissements.
-
depuis le passage à la Taxe Professionnelle Unique1 ses charges augmentent plus vite que ses produits.
D'une ville riche et « fleurissante » à qui il fallait deux ans et demi pour régler ses emprunts nous allons donc basculer en quelques mois à une ville qui n'est pas sûre de pouvoir un jour se désendetter.
Peut-être est-il effectivement légèrement exagéré de parler de faillite. La ville a déjà atteint par le passé des niveaux d'endettement importants sans que cela tourne à la catastrophe et sans qu'il soit question d'augmenter les impôts de 25%.
Mais la situation est suffisamment sérieuse pour que tous les citoyens saint jeannais se montrent vigilants pendant les prochains mois car tout dépend aujourd'hui de la gestion de la municipalité actuelle et de sa capacité à tenir les engagements pris par l'ancienne équipe, quand bien même seraient-ils discutables.
Il faut dire que c'est toujours plus ou moins le cas. On hérite toujours de ce qu'ont pu faire ceux qui nous ont précédé. La sagesse est peut-être de savoir en hériter et d'en tirer le meilleur.
(A suivre)
1 La Taxe Professionnelle est aujourd'hui touchée par la communauté de communes qui n'en reverse qu'une partie à Saint Jean (le montant de la TP 2003 moins les différents transferts de compétences et donc de charges déjà effectués).
15:08 Ecrit par Florence Arnoux Le Bras dans Journal d'une bayrouiste (II) | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : politique, savoie, saint jean de maurienne, audit financier, faillite |
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