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lundi, 05 mai 2008

Chapitre 110: Alcan-Rio Tinto, encore et toujours

Au dernier conseil municipal (lundi 28 avril) M. le maire a affirmé que c'était par souci de transparence qu'il avait livré au conseil, à la presse, aux citoyens sa « conviction personnelle », selon laquelle le groupe Alcan-Rio Tinto avait programmé la fermeture du site de Saint Jean de Maurienne à l'horizon 2012. Je salue cette volonté de transparence.

Il a évoqué par ailleurs la question posée par M. Jean-Pierre Vial, la proposition d'achat et son rejet par le groupe et rappelé certaines rencontres avec les syndicats (CGT) sans parler toutefois de la réuunion qu'il avait eue le matin même avec représentants de la CGT et...du projet de reprise. Défaut de mémoire?

Voici en vrac quelques propos tenus par notre premier magistrat: «La direction locale a perdu toute crédibilité », « on se fiche des élus... et des salariés ». En faisant miroiter un projet d'extension, le groupe nous avait tous fait « cocus ». Et le mot de la fin: il fallait un investissement pour doubler la capacité de production de l'usine, parce que « cocus une fois ça va, cocus deux fois y a mieux ».

Petite concession au milieu de tout cela: il ne fallait pas « focaliser sur un repreneur ». Mais on est assez loin du souhait de dialogue exprimé par M. Yves Durbet, président de la communauté de communes.

Quelles peuvent être les conséquences de jeter de l'huile sur le feu? ça peut provoquer une situation de démobilisation, voire de découragement? faire s'effondrer les prix de l'immobilier? faire baisser le prix de l'usine pour d'éventuels repreneurs? Ou rebuter les repreneurs, même les plus volontaires, s'ils pensent que la situation n'est pas suffisamment « sous contrôle »?
Rien de très constructif en tout cas.

Je ne suis pas loin de partager le point de vue de M. Philippe Rollet, membre de l'opposition, qui pense que c'est tout autre chose qu'on attend d'un maire.

Aujourd'hui, tout dépend du gouvernement. Tant qu'il n'aura pas accordé au groupe Alcan-Rio Tinto l'autorisation de vendre sa division packaging et transformation du métal, il disposera d'un moyen de persuasion pour obtenir soit une mise en vente de l'usine de Saint Jean, soit des garanties suffisantes sur l'avenir du site après 2012 (2015).

La transparence, ce serait peut-être de dire que les élus locaux n'y peuvent pas grand chose (voir le chapitre 21) à part essayer de se faire mousser... 

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Commentaires

"D'un service documentation à un département d'intelligence économique, quelle réalité derrière la bataille des mots ?
Anne-Marie Libmann, Directrice du Centre business information, Rio Tinto Alcan"

pour info ;)
+ sous prénom le site source.

Ecrit par : chr!s | samedi, 31 mai 2008