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jeudi, 29 novembre 2007

Charte d'action municipale du Mouvement démocrate

Charte d'action municipale du Mouvement démocrate

                                      Une éthique de l'action publique locale

1. Sortir de la logique des partis : les listes conduites par le Mouvement démocrate ou auxquelles le Mouvement démocrate participera ne devront pas porter d'étiquette partisane.

2. Respecter l'opposition : les majorités du Mouvement démocrate qui dirigeront ou auxquelles il participera devront associer la minorité aux décisions, notamment en lui permettant un meilleur accès à l'information et en lui confiant des responsabilités.

 3. Lutter contre le cumul des mandats : les candidats Mouvement démocrate s'engageront à ne pas cumuler les fonctions, notamment leur appartenance à deux exécutifs. Ils favoriseront ainsi l'arrivée aux responsabilités d'une génération nouvelle.

4. Associer la population aux décisions municipales : le recours aux référendums locaux, aux concertations préalables sur les projets et la mise à disposition de budgets participatifs dans les conseils de quartiers revitaliseront la démocratie locale.

5. Bâtir des projets à l'échelon intercommunal : la complémentarité communes - intercommunalité devra être privilégiée pour une plus grande clarté vis à vis du citoyen et une plus grande efficacité de l'action locale.

6. Etre garant de l'équilibre des finances locales : les élus démocrates s'engageront à ce que l'endettement de leur collectivité n'excède jamais six années d'autofinancement pour procéder à son remboursement total.

7. Conduire des politiques éco responsables : les élus démocrates mettront en oeuvre des politiques de cohésion sociale, de ménagement du territoire et des politiques d'usage de l'énergie exemplaires.

8. Faire accéder les femmes aux responsabilités : la parité obligatoire sur les listes devra se traduire aussi par une parité dans les exécutifs (Adjointes, Vice-Présidentes d'agglomération).

Chapitre 74: En direct de Chambéry

Les chefs de file du Mouvement démocrate en Savoie doivent annoncer leur choix avant le 15 décembre prochain (nous, ce sera a priori le 10/12): proposer à la population une liste indépendante (qui ne sera pas « Modem ») ou participer à un rassemblement autour d'un projet et de valeurs: voir la charte d'action municipale du Mouvement démocrate. Si nous poursuivons des discussions en vue d'un rassemblement pour Saint Jean, ce sera sur cette base. C'est désormais écrit en toutes lettres et donc clairs pour tous.

Finalement j'étais hier à la conférence de presse du Mouvement démocrate en Savoie. En fait, j'avais appris par un ami mardi soir qu'il y avait une conférence de presse ce mercredi. Je croyais qu'elle avait lieu le lundi et j'avais prévenu que je n'y serais pas. Le mercredi, mes enfants ont des activités et j'avais déjà pris des rendez-vous divers et variés. En plus, comme il n'y avait eu aucun appel, que je n'avais été avertie que par Luc et qu'il m'avait dit que tant pis, on ferait sans moi, je me disais que bon, ce n'était pas bien grave si je n'étais pas sur la photo de groupe. Pour moi, cela consistait à prendre une photo des chefs de file avec quelques membres de leur équipe. Rien de bien méchant. En même temps, je n'étais pas mécontente de m'épargner ça. Et je me disais que Patrick Mignola répondrait bien aux questions pour moi si jamais il devait par hasard y avoir des questions sur Saint Jean. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Ce stupide portable, grr! Rassurez-vous, lecteurs, je ne parle pas de mon ordi chéri, « didi » pour les intimes. C'est cet objet que je déteste profondément: le téléphone portable. Or cette chose ne marchait pas. Et hier matin impossible de prendre les communications. Impossible de lire les messages de la veille. Apparemment c'était un problème de réseau? Eh oui, qu'est-ce que vous vous voulez! On habite en zone rurale reculée ou pas! Non, je plaisante! Mon mari a fini par le faire fonctionner à minima à l'heure du déjeuner quand il est rentré du boulot. Et là des messages pour le rendez-vous à l'Atelier à Chambéry à 15H30, la conférence étant prévue à 16H00. Visiblement on comptait sur nous. Oups! Que faire? Je pouvais prendre le premier train mais le bébé? Tant pis, on descendait tous et on laisserait les petits à mes parents. Allo, maman? Le temps de préparer un minimum, d'annuler ce qu'il fallait annuler. Je m'excuse encore auprès des personnes concernées. On embarque tout le monde dans le véhicule familial. Et nous voilà partis! Une heure de trajet, une petite demi-heure d'allaitement maternel et une autre petite demi-heure de trajet vers Chambéry plus tard, en « jeune couple sans enfants » nous arrivons à destination, un bar-resto très chouette d'ailleurs.

En fait, cela a commencé par la présentation du bureau, là pas de souci, je n'y suis pas. Puis ce fut notre tour, à nous, les quatre chefs de file qui étions présentes (je dis bien « présentes » parce que les cinq chefs de file désignées sont des femmes! C'est assez amusant parce que la politique, ça reste visiblement un monde d'hommes, je ferai un post là-dessus à l'occasion), donc, nous, nous étions assises les unes à côté des autres. J'étais la dernière du rang. J'ai trouvé le temps assez long (objectivement la conférence a duré plus de deux heures!). J'ai fini par emprunter un stylo à ma voisine Elisabeth pour gribouiller quatre ou cinq mots pour me rappeler de ce que je voulais dire, au cas où j'aurais eu un blanc, un vide total à cause du stress. Quand ce fut terminé et qu'on s'est tous levés, j'ai encore répondu à quelques questions au micro de la journaliste de France bleue Pays de Savoie. On a fait quelques photos de groupe...Le temps d'échanger deux, trois mots avec des amis démocrates. Après on m'a dit que: « C'est toujours comme ça on nous prévient un quart d'heure avant: on n'a pas le temps d'avoir peur ». J'étais épuisée mais bon, je n'allais pas me plaindre. Patrick avait bossé la veille avec François Bayrou jusqu'à plus de minuit sur les statuts du Mouvement (vilains petits démocrates, vous qui leur donnez tant de travail avec vos amendements :-)...

Une fois rentrée à la maison, un mail de mes parents pour me dire qu'ils m'avaient vu sur TV8 Mont Blanc. Visiblement ça les a bien amusés! Je ne sais pas, j'ai peut-être été nulle, mais personne ne me l'a dit, alors je n'en garderai pas un trop mauvais souvenir de ma première conférence de presse, de mon baptême du feu.

Quoique! Ce que je me rappelle, c'est qu'il y avait un magnifique gâteau au chocolat coupé en tranches sur un plat à même pas 30 cm de moi. Il y en avait d'autres mais celui-là avait l'air très bon et il était à ma portée. Au bout d'une grosse heure, peut-être même davantage, dans le groupe de ceux qui n'étaient pas en rang d'oignons, le gâteau, ils l'avaient répéré et ils me faisaient des signes. J'ai failli me servir d'abord et en proposer à ma voisine. Mais je me suis dit que si on devait répondre à des questions, ce ne serait pas terrible avec la bouche pleine. Et je ne pouvais quand même pas refuser de passer le plat. C'est dur, la politique, il faut savoir faire des sacrifices :-)

mercredi, 28 novembre 2007

Chapitre 73: Une quatrième liste?

Le congrès constitutif du Mouvement démocrate se tiendra ce week-end. Aujourd'hui a lieu à Chambéry la présentation à la presse des chefs de file du MoDem en Savoie, à laquelle je ne pourrai sans doute pas assister. Mais, puisque je joue le rôle de chef de file à Saint Jean de Maurienne, depuis plusieurs jours je prends l'avis des membres de notre groupe car il est temps de faire un premier bilan des discussions avant de prendre une décision quant au choix du MoDem. Comme l'avait demandé en juin François Bayrou et parce que nous pensions que cela était une bonne chose pour les Saint Jeannais, nous avons cherché à créer un rassemblement représentatif de la population. Nous avons cherché à unir derrière un projet toutes les sensibilités de la droite modérée à la gauche modérée. Pour ce faire nous avons été en discussion pendant de nombreuses semaines avec ceux qui l'ont souhaité, c'est-à-dire les deux listes de gauche, « Saint Jean à venir » de Christine Merlin et « Saint Jean 10000 » d'Hervé Bottino. C'est un échec.

C'est un échec surtout parce que notre équipe est unie autour d'un désir de changement, tant dans la manière de faire de la politique que dans la manière de faire vivre notre ville et que ce changement, nécessaire pour nous, n'est pas forcément l'idée de départ de ceux avec qui nous avons discuté. Dans ces conditions il est difficile de s'entendre.

Bien sûr, comme tout échec, cela est difficile à vivre. Mais ces discussions n'auront pas été inutiles et je vois à cela deux raisons. La première: il n'est jamais inutile de rechercher l'intérêt général et d'apprendre à travailler ensemble. La seconde: pour notre groupe ce fut le constat que nous représentons vraiment quelque chose de particulier. Nous ne voulons pas à tout prix apparaître différents, nous sommes différents. A la fois plus pragmatiques et plus idéalistes. C'est vrai aussi bien quand on pense liste, communication, campagne que lorsqu'on s'interroge sur des choses qui constituent la vie d'une commune, qui font la vie des gens.

Nous devons dans les jours qui viennent prendre une décision quant à l'opportunité de proposer aux Saint Jeannais une quatrième liste, sachant que ce ne serait pas une liste "MoDem" mais une liste de citoyens prêts à s'engager pour leur ville. Nous ferons connaître notre choix le lundi 10 décembre1.

1J'avais annoncé précédemment que nous exprimerions notre choix le lundi 3 décembre mais cela constitue en réalité un délai trop court par rapport au congrès de ce week-end.

lundi, 26 novembre 2007

Chapitre 72: La politique est-elle dangereuse pour la santé?

Aujourd'hui: M. Jean-Marie Cavada (député UDF-Mouvement démocrate) qui conduit une liste aux municipales à Paris sous tutelle UMP « pourrait rejoindre « gauche moderne » de M Jean-Marie Bocquel (ex-PS) d'après une dépêche AFP  pour faire du « blairisme ».

L'UMP pour faire du blairisme? Décidément on en apprend tous les jours. Dans ce cas précis la politique a visiblement produit des troubles de l'orientation avec trous de mémoire et probable perte de conscience à certains moments. C'est un cas difficile compliqué par une perte des repères droite-gauche (merci François B.). On dira: Pourtant il ne faisait pas de la politique depuis longtemps. C'est vrai. Mais certains sujets sont moins résistants que d'autres.

La politique, je vous le dis, présente toujours un risque. Elle devient franchement dangereuse quand on en fait pendant longtemps. On a vu à un niveau beaucoup plus local les dégâts produits par une longue pratique politique: une capacité nettement amoindrie à percevoir les réalités et à apprécier la démocratie. Certains élus de longue date sont même sujets à des crises de panique quand arrivent les élections.

Combien d'années faut-il pour que les dégâts soient irréversibles? Là encore, cela dépend des individus. Mais après une vingtaine d'années de politique en tant qu'élu, si on n'a pas les chevilles qui enflent c'est la preuve qu'on avait au départ une solide constitution.

Peut-on arrêter seul de faire de la politique? Il faut beaucoup de volonté. Certains individus y arrivent très bien tout seuls. Ce sont des sages mais ce ne sont pas les plus nombreux. D'autres ont besoin de l'aide des électeurs. Il y en a qui au bout de vingt, trente ans se disent qu'à la prochaine élection, hop, ils arrêtent. C'est sûr qu'une bonne défaite ça peut aider. Le sevrage est un peu brutal mais ça peut être efficace. Il y en a qui achètent des patchs ou des bouquins Comment arrêter de faire de la politique. Chapitre 1: La politique n'est pas un métier. Si ça ne marche pas, il existe aussi des réunions de groupe pour aider à décrocher.

Mais qu'est-ce qu'on fait quand on arrête? On s'ennuie, ça fait tout drôle de ne plus être élu. On se sent tout nu et tout seul. Il faudrait une association pour venir en aide aux anciens élus. Qu'on les aide à retrouver du boulot, à se réinsérer dans la vie sociale ordinaire pour éviter les rechutes.

Puisqu'on connaît les risques de dépendance, on se dit qu'il faudrait au moins interdire la politique à haute dose: du genre, interdire d'avoir plus d'un ou deux mandats en même temps. Parce qu'il y en a qui en sont à un mandat par an. Ce qui à terme fait beaucoup de mandats cumulés. Alors qu'au delà de deux, bonjour les dégâts! Merci de signer la pétition

Que fait la loi? Ne faudrait-il pas punir ceux qui poussent les autres à commencer?

A F. B. et à P. M: je vous apporterais des oranges si jamais...

dimanche, 25 novembre 2007

Chapitre 71: Juste pour rire

Aujourd'hui on s'amuse sur les blogs mauriennais. Merci à Polentix et à sa réflexion philosophique sur le poulet et à Alex et à son interview musclée de la Maurienne

Heureusement, à côté, il y a des blogs sérieux et politiques comme le mien lol

D'ailleurs, j'aimerais dire qu'on pourrait épargner à mes fidèles lectrices et lecteurs les pages de lingerie féminine La Redoute ou les sites de rendez-vous coquins quand ils arrivent sur mon blog! Que, non, je ne suis pas sponsorisée par la Redoute, que ce n'est pas ainsi qu'au Mouvement démocrate nous comptons financer les campagnes municipales :-D

Et si on pensait aux SMS pour remplir les caisses! Je pourrais mettre en ligne un appel au vote:

Vous préférez:

1. qu'on parte avec Christine Merlin 

2. qu'on parte avec Hervé Bottino

3. qu'on parte avec Pierre-Marie Charvoz

4. qu'on fasse une quatrième liste

5. que pour garder notre âme d'enfant 0:-) nous ne soyons sur aucune liste

Tapez 1 si vous préférez 1, 2 si vous préférez 2...

Euh, je précise que ce serait à titre purement consultatif, bien sûr.

vendredi, 23 novembre 2007

Chapitre 70: Encore un rebondissement?

Après: « le PS choisit Christine Merlin » en juillet, « Patrick Mignola soutient Christine Merlin » il y a une dizaine de jours, aujourd'hui dans le DL c'est: « MERLOZ CHOISIT BOTTINO ».

Alors, d'abord, je constate que c'est dommage parce que « M. le maire Roland Merloz choisit Merlin » c'était une belle allitération en perspective. En lisant l'article on apprend quels sont les propos tenus en réalité par M. Roland Merloz: « De quel droit aurais-je du choisir moi-même?... » et « C'est plus une tendance qu'un choix définitif. D'ailleurs, le 9 mars, il y aura peut-être plus de trois listes. Ou peut-être moins... ». Propos de bon sens ou paroles de normand? Il dit aussi que « le PS a finalement décidé de ne soutenir personne au premier tour ».

En fait, ce qu’il faut savoir c'est que nous étions en discussion avec les SJ10000 depuis la fin août. Maintenant je peux bien vous raconter deux ou trois trucs rigolos. Par exemple c'est Daniel Meindre qu'ils avaient choisi comme intermédiaire et qui leur a proposé le nom « Saint Jean 10000 ». Est-ce qu'on aurait pu partir avec cette équipe? Non. Nous n'avons pas le même esprit, pas les mêmes idées. Mais disons qu'on nous avait mal renseignés. Nous n'avons qu’un point  commun, c'est Hervé Bottino. En septembre nous pensions qu'il serait la tête de liste de Saint Jean 10000. Seulement Vincent Jullien, ancien secrétaire de la section locale du PS, souhaitait aussi être candidat. On nous a rapporté alors que M. le maire, interrogé à ce sujet, aurait « préféré Vincent Jullien » Trop vieux, Hervé Bottino? Assimilé au service de police municipale et donc peu apprécié…?On avait trouvé cela un peu fort de bouchon mais à l'époque il n'y a pas eu « de fuite » dans la presse! Nous avions précisé que nous ne suivrions pas Vincent Jullien. Finalement de rebondissements en rebondissements Hervé Bottino est devenu leur tête de liste mais nous nous demandons ce qu'il fait avec eux parce qu'il est a priori plus proche de nous. Dans les situations de dispersion comme celle qui existe actuellement au sein de la majorité municipale il n'est pas toujours facile de s'y retrouver, surtout quand il existe autant de liens entre les personnes.

Pour revenir à l'article il est dit que « l'UDF-MoDem a choisi de rejoindre Christine Merlin ». Je ne sais pas exactement d'où le DL tire cette information. Mais je peux affirmer que jamais je n'ai été interrogée à ce sujet par Mme Laurence Veuillen. Ce doit être que ce choix d'un rassemblement de toutes les forces modérées au sein d'une même liste doit lui paraître tellement évident et souhaitable qu'elle le considère comme déjà fait. Mais je peux vous dire qu'il n'y a absolument rien d'officiel. Ne serait-ce que, parce que ce n'est plus à l'UDF-MoDem de choisir mais au Mouvement Démocrate. Or ce dernier n'aura d'existence officielle que le dimanche 2 décembre (date du congrès). Je crois que dès le lundi 3 décembre il s'agira de préciser notre position auprès des différents médias. Nous le ferons, en toute conscience, comme prévu.

 

jeudi, 22 novembre 2007

Chapitre 69: La politique des blocs

Je n'ai pas écrit hier, ce n'est pas que je n'aie rien à dire: il y a sept ou huit sujets qui m'attendent. Mais à côté de mon rôle de chef de file officiel (et de porte-parole improvisé) du Modem à Saint Jean, il existe, ce que j'appellerai la vie réelle: de l'anniversaire de ma cadette qui a eu six ans lundi à des choses plus quotidiennes: le petit rhume de l'un, la grosse bêtise de l'autre (celui qui trouvait que le canapé et le livre de piano de sa grande soeur n'étaient pas suffisamment colorés). Et je dois bien avouer que la politique n'est pas toujours le premier de mes soucis. Je me demande même parfois si je n'aurais pas plus de lecteurs, euh surtout lectrices, si ce blog se mettait à s'occuper de puériculture et à donner des conseils de maman à maman. C'est sûr que j'aurai des choses à raconter aussi.

Pour l'instant, je fais de la politique parce que c'est en cela que je pense servir le mieux l'intérêt général. J'ai une façon de faire de la politique à travers ce blog qui peut surprendre. Mais ce n'est pas un hasard. Au MoDem nous faisons différemment parce que nous voyons la politique d'une manière différente. Certains se rappellent peut-être les fameuses lunettes de Patrick Mignola avec le slogan « Une autre façon de voir la politique » sur les affiches et les tracts de la campagne des législatives. Nous refusons pour Saint Jean de Maurienne le traditionnel « affrontement » entre une gauche « apolitique » qui s'accroche à la place après trente ans de règne et une droite qui l'attend depuis trente ans et qui risque bien de nous faire le coup du génie.

Oui, le coup du génie. Mais, si, vous connaissez. Vous savez, celui qui menace le pauvre pêcheur qui l'a délivré de sa bouteille et veut le tuer. Quand le pauvre pêcheur s'indigne de son manque de reconnaissance (il l'a élu, euh pardon délivré): « non, pitié, laissez-moi! », le génie grogne qu'il l'a fait poireauter trente ans quand même! S'il l'avait délivré au bout d'un mandat d'un an, de deux, mais trente ans! Il va en entendre parler. Alors on reprend un peu de la gauche ou on essaie la droite?

Pourquoi je parle d' « affrontement »? Parce que c'est le seul principe du « Vae victis »1. On peut voter tous pareils lors d'un conseil sur des petites choses concernant la gestion de la ville. Mais sur les grandes questions on n'écoute pas l'opposition parce que c'est l'opposition (et pas nous) et aussi peut-être parce qu'elle joue son rôle d'opposition en s'opposant. 50% des sièges pour le vainqueur aux élections et on se partage l'autre moitié en fonction du score obtenu. Aux dernières élections, une centaine de voix d'écart. 22 sièges au conseil pour la liste de Roland Merloz (PS), 7 pour la liste de Jean-François Rousset (UMP). « Vae victis » que je vous disais! Une centaine de voix d'écart sur plusieurs milliers et 22 sièges contre 7. Vive la démocratie représentative! C'est sûr, il y a des choses à changer en politique...

La droite en avait tellement gros sur la patate qu'elle a fait une pétition pour faire venir de Chambéry son champion de la course aux mandats. Enfin, au début, Pierre-Marie Charvoz était comme tout le monde, en 2001, quand il se présentait aux cantonales contre Roland Merloz, il disait que le cumul des mandats, c'était pas bien. J'imagine qu'il compte sur notre mémoire défaillante. Deux, on lui aurait rien dit, mais trois ça commence à se voir, attention!

Cet « affrontement » gauche-droite ne concerne en réalité qu'une petite minorité de la population saint jeannaise. Nous ne pouvons pas nous permettre de fonctionner à l'idéologie: de faire demi-tour sur la médiathèque pour faire passer la salle de spectacles avant, de détruire ce qui peut exister de bien parce que ce sont les autres qui l'ont fait...en matière de sport, de culture, de logement et autres...Si encore, la gauche et la droite, c'était comme dans Azur et Asmar les deux portes qui mènent à la fée des djinns et que ce soit indifférent de choisir l'une ou l'autre, parce qu'on arrivait toujours au même endroit, c'est-à-dire l'intérêt général, ce serait bien mais est-ce le cas?

Si on essayait de sortir de cette logique et de proposer autre chose aux Saint Jeannais: un véritable rassemblement pour les représenter.

1 « Malheur aux vaincus ».

lundi, 19 novembre 2007

Chapitre 65: La politique culturelle (suite)

Hier un article dans le Dauphiné libéré donnait la parole aux trois candidats actuellement déclarés aux municipales 2008 à Saint Jean de Maurienne. On apprend ainsi qu'ils souhaitent en vrac des biennales de la danse, des groupes celtiques ou une grande salle de spectacle même si on n'a pas les sous. J'aimerais bien comprendre pourquoi on se met à parler pour notre ville événements et en particulier événements culturels qui dépasseraient le cadre de la Maurienne. Seulement pour la campagne?

Et, je le précise, on ne se contente plus (on le fait quand même) de pleurer le défunt Festival de Maurienne qui a pu rassembler jusqu'à 3500 personnes. Eh oui, pour les lecteurs qui ne sont pas mauriennais! On aurait pu avoir notre Musilac et même nos Francofolies mais boum, d'un coup en 1983 plus de subventions de la mairie. Pourquoi? Que s'est-il passé? Peut-être faudrait-il poser la question à M. Hervé Bottino.

Alors qu'il n'en reste rien et que le créneau est pris et bien occupé, M. Pierre-Marie Charvoz propose de faire revivre ce festival. C'est intéressant mais est-ce la meilleure chose à faire, sachant que ce serait aujourd'hui faire ce que font déjà les autres et que nous le ferions en moins bien, parce que sans avoir les mêmes moyens? Ne faut-il pas essayer de faire un peu différent et nouveau (au moins à l'échelle de la Savoie) comme l'avait fait à l'époque M. Roger Favier, initiateur du festival de Maurienne et ceux qui l'entouraient?

Nous ne pouvons pas nous contenter d'essayer d' « emprunter » aux Chambériens une partie des Estivales du château comme le propose aussi M. Pierre-Marie Charvoz. Cela se fait déjà d'emprunter à Chambéry: tous les ans un concert des Fêtes musicales de Savoie est « délocalisé » à Saint Jean et c'est très appréciable. Mais il est grand temps que notre ville ait une vraie offre culturelle et une offre qui lui soit propre, ce qui inclut une part de création.

Je ne dis pas qu'il ne faut pas travailler avec les autres et penser quand on le peut à l'échelle de la Savoie. Quid d'un festival de chant choral en Savoie avec par exemple une rencontre sur Saint Jean entre des choeurs français et italiens? Nous pouvons être un carrefour culturel à la seule condition d'en avoir l'imagination et l'ambition et la volonté.

Pour une ville comme la nôtre l'essentiel est de ne pas tomber dans l'excès. Pourquoi ne pas s'inspirer du modèle de l'Aura? Rien n'empêche de penser à long terme (très) beau et (très) grand à condition d'innover, de rassembler les énergies et de poser les pièces les unes après les autres. Même s'il faut commencer modeste, parce qu'il y a d'autres priorités pour la ville, que la politique culturelle ne doit pas peser trop lourd dans le budget et que le plus coûteux n'est pas forcément le plus efficace, cela n'empêche nullement d'avoir l'ambition de créer l'événement ou les événements qui façonneront l'image de notre ville.

Notre vallée est presque ignorée des subventions culturelles du Conseil général. Certains s'étonnent de voir que la majeure partie va à Musilac, aux Nuits romantiques à Aix Les Bains  et aux Estivales du château à Chambéry. Mais pour qu'il y ait des subventions du conseil général ne faut-il pas aussi qu'il y ait quelque chose à subventionner1?

 

1En dehors de la médiathèque, bien sûr.

samedi, 17 novembre 2007

Chapitre 68: Saint Jeannais, pour qui allons-nous voter en mars 2008?

Bien avant qu'arrive l'heure solennelle du choix. Un peu d'humour. Voici un petit test pour nous préparer aux grandes questions:

 

A propos de la médiathèque, vous pensez:

 

1) qu'il faut geler le projet, quitte à perdre des subventions et à payer un demi-million d'euros à l'architecte.

2) qu'il faut penser d'urgence utilisation, fonctionnement et transfert à la communauté de communes.

3) qu'il faut se réjouir d'avoir obtenu autant de subventions et la baptiser médiathèque Jeanine Gippa.

 

Vous pensez que la suppression du tribunal d'instance de Saint Jean-de-Maurienne:

 

1) quoi? Quelle suppression? Mme Rachida Dati? Je ne vois pas de qui vous voulez parler.

2) c'est pas normal.

3) c'est pas normal.

 

Une équipe municipale pour vous, c'est:

 

1) une tête de liste1.

2) une tête de liste2.

3) deux têtes de liste et des membres de l'actuel conseil unis dans l'adversité.

 

L'avenir pour vous, c'est:

 

1) Le développement durable.

2) Le développement durable.

3) Le développement durable3.

 

Vous préférez:

 

1) Un nouveau ski badge spécial Saint Jeannais4.

2) Des conseils de quartier.

3) Un rond-point de l'agriculture5.

 

 

1 Désolé, j'avais oublié qu'il fallait une équipe. Mais j'ai prévu un directeur de cabinet si jamais je suis élu.

2 Je suis partie un peu vite, j'ai une équipe, mais ils ont un bon kilomètre de retard. C'est un peu comme mes ptits de maternelle, il faut tout leur apprendre.

3 Je me suis pas fait avoir. J'ai pas répondu Alcan et le Lyon-Turin!

4 Voir l'affaire du ski badge http://lemodemenmaurienne.hautetfort.com/archive/2007/09/...

5 Voir l'interview d'Hervé Bottino dans l'Echo des montagnes – Novembre 2007: « A cette heure-ci, je peux vous promettre que si nous sommes élus, un rond-point déjà aménagé ou à réaliser sera dédié au monde paysan ». Je ne sais pas combien de rond-points on va nous promettre d'ici la fin de la campagne. Mais ça commence fort.

jeudi, 15 novembre 2007

Echos de campagne 2

Cette semaine, en marge de nos « Echos de campagne » à Saint Jean de Maurienne, j'avais envie de lancer un grand concours photo impliquant notre personnel politique, plus ou moins local1 avec un jury pour élire la plus belle photo publiée dans la presse en cette période de pré-campagne. On va me dire que ce n'est pas juste. Qu'il existe un duo nettement favorisé en matière de photos dans la presse: Mme Jeanine Gippa (PS) qui n'est pourtant pas candidate à la mairie de Saint Jean (enfin je crois) et M. Pierre-Marie Charvoz (UMP). Difficile de ne pas tomber sur leurs têtes quand on ouvre le journal.

Pour mes lecteurs non Mauriennais, je vais essayer de faire « pédagogique » et de parler en termes de « situation dans l'espace ».

A l'extrême-droite, rien, du moins rien d'officiel qui se réclame du FN.

A droite, nous avons l'association « Saint Jean Autrement » et M. Pierre-Marie Charvoz (suppléant du député M. Michel Bouvard et conseiller général sortant UMP, habitant les Marches près de Chambéry2, candidat aux municipales et aux cantonales en 2008) qui à cette heure semble refuser toute ouverture sur sa liste aux personnes plus modérées. Soyons clairs: aucune discussion en cours avec le Modem.

Au centre, nous: l'UDF-Modem qui, comme le titre aujourd'hui la Maurienne, « n'aurait pas encore arrêté son choix ». A votre avis? C'est vrai? Là on va bien voir ceux qui suivent le blog :-) Pour les Mauriennais, vous avez la réponse dans l'interview de Patrick Mignola (président de l'UDF-Modem Savoie) en page 2. Avec l'annonce en prime que c'est bien moi la « chef de file » chargée de mener les discussions à Saint Jean pour tester la possibilité d'un rassemblement autour d'un projet pour la population saint jeannaise.

A gauche, disons gauche modérée, proche du centre: Mme Christine Merlin, sans étiquette avec une équipe de sans étiquette, mais choisie en juillet aux dépens de Mme Jeanine Gippa par une commission comprenant des membres du PS départemental et qui a donc la particularité d'avoir eu le « soutien » du PS puis de l'UDF-Modem, du moins si on en croit le Dauphiné Libéré de lundi (voir mon post).

A gauche, pour le PS, personne.

A l'extrême-gauche. M. Jean-Didier Vermenot qui annonce que le PC sera présent dans ces élections. Sur quelle liste? Pas de LCR candidats à Saint Jean à ma connaissance en tout cas.

« Apolitique »?: la liste de la majorité sortante (PS) dont Mme Jeanine Gippa (ancienne candidate à la candidature pour la mairie, conseillère régionale PS) et M. Vincent Jullien (ex-secrétaire de la section locale du PS), avec comme tête de liste M. Hervé Bottino, second pendant une trentaine d'années de M. Roland Merloz (maire sortant PS).

En gros, une liste cent pour cent UMP (avec comme candidat Pierre-Marie Charvoz), une liste modérée sans étiquette (Christine Merlin) et une liste « apolitique » (Hervé Bottino). Et nous, en plein milieu!

Un indice pour savoir ce que le Modem fera: comme on l'affirme depuis juin, on choisira d'appartenir à une équipe de rassemblement cohérente et dynamique, soucieuse de proposer un projet réaliste, répondant aux besoins des Saint Jeannais en matière d'emploi, de tourisme, de logement, de culture, d'environnement, de démocratie locale...

1Et, hop, petite allusion au fait que M. Pierre-Marie Charvoz (candidat UMP) nous est parachuté de Chambéry.

2Je sais, j'insiste.

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