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jeudi, 02 août 2007

Chapitre 27: Rien contre personne

Je voudrais d'abord dire que je n'ai rien contre personne et que j'étais rarement perçue jusque là comme une emmerdeuse. Quand je n'avais pas une opinion très positive, au moins je la gardais pour moi. Je suis tout sauf une « grande gueule » comme on dit. Mais avec mon engagement au MoDem a grandi en moi la volonté de dire les choses et de provoquer des changements (dans la manière de concevoir la politique mais pas seulement).

Le blog m'offre une tribune inespérée pour relayer des idées qui ne sont pas que les miennes. C'est pourquoi je suis bien contente de voir que des Mauriennais commencent à s'y intéresser et à réagir. M. Emmanuel Lavandier, directeur de l'AMAC (association mauriennaise d'animation culturelle) a laissé un commentaire suite à mon Chapitre 24: Concert à Saint Jean. A propos de la programmation culturelle à Saint Jean, je ne veux pas désigner de coupables, je suis consciente de la difficulté de concilier les réalités avec les aspirations de chacun. J'ai croisé M. Lavandier cet après-midi, il m'expliquera (je l'espère) en septembre pourquoi on ne peut pas faire certaines choses. Je ne sais pas exactement quels sont les obstacles mais je les imagine de toutes sortes.

T'es-tu déjà senti, lecteur, brutalement transporté dans l'univers de Kafka? Confronté à une absurdité sans bornes? Je me rappelle une occasion, en particulier, lors d'un conseil d'école de la maternelle Aristide Briand. Il y avait un problème d'odeur (et de dangerosité?) lié à l'existence d'anciennes toilettes désaffectées. Où sont ces toilettes? Mal placées à l'entrée de l'étage et donc inutilisables. En a-t-on besoin? L'équipe enseignante confirme que non. Il n'y a plus autant d'élèves. [Tu me diras: quel est le lien entre cette sombre histoire de toilettes et les obstacles que j'évoquais? Il existe, j'y viens]. Les nouveaux (parents et enseignants) s'interrogent: ne serait-il pas préférable de détruire ces toilettes pour régler le problème? Si, bien sûr. Alors? L'école fait tant de mètres carrés or il faut d'après le règlement des écoles tant de toilettes pour tant de mètres carrés. Mme Santore, alors directrice de la maternelle, avait tout essayé. Rien à faire. L'année suivante, même problème, mêmes questions, mêmes réponses. Et aujourd'hui?

Il y a des « obstacles » contre lesquels il semble qu'on ne puisse rien (un peu comme les intempéries, le fait qu'il pleuve le jour de la Fête du pain...) et qui ne méritent pas qu'on gaspille notre énergie mais d'autres contre lesquels tout dépend de notre volonté commune. Il faut multiplier les manifestations en saison et ouvrir la programmation en direction d'autres publics plus jeunes, pas forcément « scolaires ». Dans le commentaire que j'ai écrit en réponse à M. Lavandier, j'ai évoqué ceci: « faire venir un groupe un peu connu une ou deux fois par an pendant la saison, mettre une salle à disposition de groupes locaux qui ont envie de jouer... Ces gestes seraient très appréciés et ne reviendraient probablement pas très chers étant donné le public que cela amènerait ». Alors: quels sont les obstacles?

Commentaires

Mais la culture est un supplément d'âme. Ne pas trop éveiller celle-ci, est gage d'élection réussi pour certains.


"La main sur les yeux, je vois se lever comme une aurore l'or secret qui fait le regard"

Cordialement,

Ecrit par : krzysztof | vendredi, 03 août 2007