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lundi, 02 juillet 2007

Chapitre 11: Ma mauvaise humeur

Aujourd'hui, je ne suis pas de bonne humeur, je ne vois pas pourquoi je serai toujours de bonne humeur, rien n'y a fait, ni les statistiques du blog qui devraient flatter mon ego, ni la perspective d'une journée bien occupée, comme je les aime, au soir de laquelle on s'étonne en repensant à ce qu'on a fait le matin même et en ayant l'impression que deux ou trois jours se sont écoulés depuis. Pourquoi ma mauvaise humeur? Eh bien, de petites contrariétés sans doute, mais qui vous gâchent la vie.

Le réveil n'a pas sonné ou personne ne l'a entendu, heureusement nous sommes en vacances, nous oui, mais les filles? On ouvre le rideau, pouah! c'est tout gris, dire qu'hier les filles barbotaient dans la piscine gonflable. Les filles, l'école!? Les lits, les habits, le p'tit déj..., enfin pas forcément dans cet ordre parce que les garçons veulent leurs biberons. Ah oui! Ce matin les petits vont à la crèche, on bricole dans la future buanderie.

Avant de descendre, j'ouvre ma boîte, des messages, jusque là, rien d'extraordinaire, mais pas ceux que j'attends et puis une nouvelle pas très bonne: la rencontre avec Bayrou à Lyon ce sera dans un amphi rempli de MoDems, pas dans un resto où j'aurai pu manger tranquillement. Je crois que pour la photo, c'est foutu. J'avais promis de mettre sur mon blog une photo des membres de la section Maurienne partis à la rencontre de Bayrou. Faudra attendre encore un peu pour voir ma tête. Je ne suis même plus sûre de faire le déplacement.

Je n'attends rien de mon engagement politique, en tout cas rien pour moi. Pas la « célébrité » et la « gloire », c'est sûr. Je me souviens d'une amie de ma mère qui lui avait suggéré de m'inscrire à des concours de miss. Gloups! Pas la « fortune », même si j'étais élue, je gagnerais plus en donnant des cours particuliers. Pas l'«occupation », je déteste m'ennuyer, c'est vrai, c'est pourquoi j'ai choisi une vie où cela m'arrive rarement. Pas la « reconnaissance sociale », j'ai déjà largement ma part.

Mais il y aura de la place pour la politique dans ma vie tant que je jugerai utile de défendre nos idées. Ces idées, c'est tout ce que nous avons, pas d'élus, pas de moyens, peu de militants. Je crois que ce n'est pas le moment de se regarder le nombril et de se demander pourquoi tant d'anciens UDF ne nous ont pas suivis. Ceux qui l'ont fait ont droit à tout notre respect, parce qu'ils l'ont fait sur nos valeurs humanistes communes et qu'ils n'ont pas eu peur du changement. D'autres nous rejoindront quand ils verront que notre « révolution » est dans l'ordre des choses, qu'elle n'est ni poussée de fièvre, ni effet de mode, qu'elle est la souhaitable prise de pouvoir de nouvelles générations de citoyens qui ont trouvé une raison de s'engager.