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lundi, 25 juin 2007

Chapitre 9: Le MoDem, une force nouvelle

Aujourd'hui, la situation est difficile: les centristes sont plus dispersés et moins représentés que jamais. Le « Nouveau centre » a des députés mais très peu d'électeurs (1, 5% des voix au premier tour des législatives). Le MoDem a un électorat plus important1 mais n'est pas suffisamment représenté à l'assemblée. Encore une fois les électeurs centristes ont du se résoudre à un choix qui leur est de plus en plus pesant: voter au second tour à droite ou à gauche, ce qui leur a semblé apparemment préférable pour cette fois. Après le débat entre Royal et Bayrou et le choix de ce dernier de dire qu'il ne voterait pas Sarkozy, certains ont cru qu'on allait passer de la traditionnelle alliance avec la droite, telle qu'il faut bien le reconnaître on la pratiquait à l'UDF, à une nouvelle stratégie d'alliance avec la gauche. Pourtant, c'est méconnaître la réalité du mouvement qui s'est formé autour de François Bayrou.

Le MoDem n'a de sens que s'il est indépendant, s'il est une « troisième chaise » et non un « strapontin ». Il doit avoir les moyens de défendre ses idées reprises en paroles par l'UMP comme par le PS dès le second tour des élections présidentielles. L'une d'elles était la nécessité d'être attentif à la dette publique et aux dépenses de l'Etat, on voit ce qu'il en est actuellement. Il était raisonnable de se pourvoir d'un nouveau porte-avions dans le cadre de l'union européenne... cependant la raison et la nécessité de faire avec la réalité ont pesé moins que l'envie de jouer à la bataille navale. Est-ce réellement ainsi que l'on veut lutter contre le déclin de la France dans le monde?

Le MoDem a une force de renouveau: ce n'est pas un parti de notables mais un rassemblement de citoyens lucides et responsables qui ont décidé de s'engager face à la nécessité de sortir des éternelles querelles, de renouveler le personnel politique pour lui rendre le dynamisme et la proximité avec le peuple qui lui manque et de défendre la démocratie face à des médias qui entendent décider des élections, en commençant par choisir les candidats qui doivent « s'affronter ». J'aurais dit dès l'élection de Ségolène Royal à la tête de la région Poitou (je ne m'en souviens pas précisément) que ce serait elle l'élue du Parti socialiste, elle était devenue si évidemment intéressante pour les médias.

Bien sûr, le MoDem n'est pas uniquement nouveau, c'est aussi un héritage humaniste qui fait de l'homme, et non de l'argent2, la valeur principale et qui fait de l'homme la mesure de toutes choses3. Parfois il faut retourner aux fondements de notre société. Les démocrates savent que la démocratie est fragile, soumise à de nombreuses tentations4 et dérives et qu'il la faut protéger. Il ne s'agit pas de renoncer à la représentativité et de rendre matériellement le pouvoir au peuple à travers des jurys populaires ou autres comme le voulait Royal pendant sa campagne. Pourquoi pas des tribunaux révolutionnaires? Il s'agit de veiller à ce que le peuple soit représenté. Le MoDem offre aux citoyens une chance de reprendre en mains la politique en présentant comme candidats aux élections des « hommes nouveaux », comme on disait à Rome. Il lance un appel à candidatures pour figurer sur des listes MoDem aux municipales 2008.

 

 

 

 

 

 

1 même s'il n'a pas rassemblé le centre aux législatives, comme Bayrou l'avait fait aux présidentielles

2 au passage, je ne vois pas pourquoi le « libéralisme » fait si peur dans notre pays, à partir du moment où on le considère comme un simple moyen d'accroître les richesses pour tous et non comme une fin en soi....

3 ces idées ne sont pas partagées par l'ensemble de l'humanité, les nouvelles puissances émergentes en particulier, et un jour ou l'autre il faudra les défendre

4 celle de se choisir un chef uniquement pour qu'il soit un chef et fasse régner un semblant d'ordre en fait partie